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 Vorspiel [pv le truc turc]

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MessageSujet: Vorspiel [pv le truc turc]   16/6/2014, 19:26



abgemessen


« Les choses les plus attendues arrivent souvent par surprise. »







L'autrichien relisait une dernière fois le télégraphe anonyme qui lui était parvenu la veille, installé dans son salon. Il devrait arriver d'un moment à un autre. Qui était ce "il" ? Roderich n'en savait rien mais sa neutralité lui procurait une certaine sécurité à laquelle son invité improviste ne pouvait pas attenter quel qu'il soit. Le morceau de papier contenant la transcription du message ne lui indiquait rien si ce n'était que ce "il" viendrait au cours de cette après midi printanière dans la somptueuse résidence de Vienne. Contrairement à ce que sa froideur de façade laissait à suggérer, le germanique avait l'art de recevoir. Sur la table trônait un superbe service en porcelaine fine et l'argenterie avait été servie en guise de couverts. Un théière fumante rependant un arôme agréable prenait sa place au milieu des plats chargés de pâtisseries et autres viennoiseries que l'aristocrate avait préparé de sa main le matin même. Tel déploiement de richesses lui garantissait que cet invité ne lui soit aucunement hostile d'une quelconque manière, voire même qui celui ci se laisse amadouer et prête bien attention aux propos du noble si la situation le suggérait.

Comme d'ordinaire d'apparence très soignée, l'on aurait guère deviné sans bien le connaître que ses vêtements étaient anciens. Loin d'arborer -que ce soit dans son espace vital ou sur sa personne- ce qui faisait la mode en cette ère de vapeur, il se fondait cependant aisément dans les grandes réceptions. Pas d'engrenages, fantaisies cuivrées, de prothèses mécaniques ou autres mais un indéniable souci de style, une belle maîtrise de la mode de ce que l'on nommait "l'époque victorienne". Certes, cela faisait des siècles que cette époque fut révolue, mais en ces jours sombres, ses traces s'affirmaient et revenaient au devant de la scène.

Le piano était seul, mais à portée de vue . L'on aurait difficilement imaginé le noble sans son instrument à vrai dire car au delà d'être un simple objet, il en était presque un part de la nation. Le patrimoine culturel de l'Autriche dépendait en effet énormément de la musique y étant étroitement lié. A toutes les époques Vienne s'inscrivait comme la capitale mondiale de la musique classique et avait accueilli bien des compositeurs entre ses murs. Chaque musique écrite dans cette cette cité vibrait encore dans le vieux cœur de la nation germanique. Mais il fallait éviter de se faire remarquer. Recevoir les invités tel un humain, parler avec eux de choses et d'autres, laisser le piano derrière, s'amputer de sa présence. Cela était bien sur naturel, même pour lui, son statut d'aristocrate l'avait accoutumé a se tenir en compagnie comme un homme du monde, mais la situation actuelle le rendait nerveux. Il aurait aimé noyer son âme dans les notes, oublier jusqu'à l'existence de cet nouvel Empire, oublier la menace que constituait Evander. Bien sur les événements suivant le discours l'avaient chaque fois forcé à replonger dans la réalité. Dire que cela l'usait était un euphémisme. Il n'avait jamais été bien bronzé mais paraissait blafard.

En ce jour son valet était absent. Valet auquel il n'avait que trop peu eu l'occasion de faire part de ses inquiétudes et exigences pour ce qu'il adviendrait. Leur conversation avait été brève, certes, il n'était ni très vif d'esprit ni très habile mais au moins on ne pouvait l'accuser de ne pas avoir de bonne volonté. Avec le temps le noble n'en doutais pas qu'il s’améliorerait, et éventuellement prendrait son envol...

Mais si il y avait une chose qui le troublait au plus haut point, l'interdisait désormais de sortir de son territoire et lui faisait regretter cette ère terrible pour les nations, c'était le souvenir encore frais de son voyage à Athènes. Pourquoi avait il entrepris cela ? Il n'en avait aucune idée.. Ou peut être était ce justement pour les lui changer, les idées... Toujours était il que tout était désormais joué, nul moyen de revenir en arrière. Nul moyen de revenir devant ce piano, nul moyen de suivre simplement ce qu'il fut censé faire ce jour la et partir. Nul moyen de n'être jamais venu chez le méditerranéen, de s'être simplement mêlé de ses affaires comme il avait toujours fait. Il soupira à se souvenir et se força à vider son esprit du passé pour se concentrer sur le présent. Et sur les coups se faisant entendre à la porte principale.

Roderich se leva pour aller ouvrir. En personne. Il était plutôt rare que ce soit lui qui fasse cela mais il n'avait pas de serviteurs chez lui en ce jour...

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MessageSujet: Re: Vorspiel [pv le truc turc]   29/7/2014, 17:30




Une nation n'a de caractère que lorsqu'elle est libre.






Il voyait enfin au loin, la grande demeure qu'occupait la nation Autrichienne. Une maison digne de son rang aristocratique. La fatigue qu'il avait accumulé ces derniers jours, après avoir fait ses cliques et ses claques et avoir quitter son pays qui lui est si cher, disparaissait en comptant les derniers mètres qu'il lui suffisait de faire. Il n'était pas venu directement en Autriche, mais il restait constamment en mouvement et ce type de vie, il ne l'avait plus connu depuis un long moment. Il ne le dirait pas à voix haute, mais il devenait trop vieux pour ces conneries ! Il avait prit le petit garçon, Chypre de Nord, qu'il avait mit sous la garde de la seule personne en qui il pouvait pleinement faire confiance. Héraclès s'occuperait bien de lui. Il avait été déçu et amer de constater que ce dernier avait hors et déjà baissé les bras. Il ne le reconnaissait plus comme le petit Grec qui autrefois se débattait comme un tigre pour gagner son indépendance. Ce même enfant qui lui avait fait subir milles tours et cette même personne qui il y a peu de temps encore, vivait avec la même force d'esprit de sa mère. S'il ne voulait plus se battre, Sadiq savait qu'il pouvait au moins lui confier ces quelques tâches. Garder le petit et veiller d'un œil sur l'état du peuple Turc.

Le turc, la partie supérieur de son visage caché par un masque aux ornements couleur cuivres et de rouages, il observait la maison grandir au fur et à mesure de son approche. Il replaça d'une main, le tissu qui cachait le bas de son visage. Couvert comme à sa période Ottoman, pas un seul cheveux apparaissait sous cette capuche qui préservait des regards, le visage de la nation. Il n'avait pas fier allure, dans cet accoutrement et son pas fatigué, n’arrangeait rien à l'image qu'il reflétait. Heureusement cela ne faisait pas partie de ses préoccupations, les pensées de la personne qu'il venait visiter, encore moins. Arriver au porche de la maison, il s'autorisa un soupir pour évacuer la fatigue et se préparer à rencontrer, Roderich, que leur passé communs ne rapprochent pas le moindre du monde. L’autrichien savait se montrer plus que virulent quand il s'agissait de le refuser dans l'Europe, mais aujourd'hui, ils devaient oublier leurs différents. C'est pourquoi il lui avait annoncer sans lui avouer son identité qu'il passerait le voir. Trois coups se firent entendres.

Quelques instants passèrent avant que la porte d'entrée s'entrouvre et laisse apparaître la silhouette de la fière nation. Tiré à quatre épingles pour toujours. Après un regard aux alentours, Sadiq leva une main à son visage, attrape les bords de sa capuche qu'il tira en arrière, dévoilant une courte tignasse brune hirsute et le contour d'un visage a la peau hâlé. Il fit de même avec le bas de son visage, tirant le tissu sombre à son cou pour dévoiler un menton à la barbe naissante et un sourire en coins des lèvres. Connu pour porter un masque continuellement il ne prit pas la peine de retirer ce dernier, puisqu'il savait pertinemment qu'il l'avait reconnu.

"Je vois que tu as reçu ma lettre. Autriche... on a beaucoup à se dire."

Et pourquoi pas commencer par ta responsabilité dans l'abattement de mon petit Grec ? Non ? Bon, le sujet viendrait tôt ou tard sur le tapis. Même si les explications de l'autrichien ne changerait rien à la situation. Ils avaient bien d'autres choses à se dire.





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MessageSujet: Re: Vorspiel [pv le truc turc]   30/7/2014, 14:34



Noblesse et richesse.


« Les choses les plus attendues arrivent souvent par surprise. »







Derrière la porte apparaissait un homme que même ainsi l'autrichien ne pouvais que reconnaître. Il ne l'avait que trop vu a son gout durant sa période ottomane, lorsqu'il fut couvert de la sorte. Ils étaient alors deux empires, deux nations tellement puissantes qu'elles en tenaient de nombreuses autres sous leur joug. Tout deux déchus de cette position après l'humiliation de ce qui fut nommé la première guerre mondiale, ils avaient ce caractère commun qu'ils avaient gardés en eux des traces de ce glorieux passé, de l'apogée de leurs cultures. Lorsque le turc se defit de son accoutrement il lui semblait avoir veilli etrangement, comme si d'ottoman il était de nouveau devenu turc. Roderich ne s'attarda pas davantage sur son accoutrement de meme que sur son expression souriante, ecoutant ses quelques paroles en affichant un air hautain sur le pas de sa porte.

Ne sachant que trop bien ce que l'autre nation pouvait bien lui dire, il hésita à lui fermer la porte au nez en prétextant quelque importante affaire. Les sermons, il n'en avait guère besoin en ce moment. Roderich se ravisa rapidement. Sa curiosité pris le dessus sur sa lassitude, mais par dessus tout il avait des choses à raconter. Ignorant tout de la reaction du turc par rapport au discours de l'Empereur, bien qu'a sa tenue il ait des doutes sur son allegeance, il voulait en savoir plus sur ce potentiel allié que pourrait constituer Sadiq. Autrement il s'avérait que le germanique se refusait à avoir fait la cuisine pour rien. Que cela lui plaise ou non le turc allait devoir manger. Mais cette cuisine était loin d'être rebutante se présentant à l'oeil comme au palais comme un vrai régal. La porte s'ouvrit plus grand alors et l'hôte se décala de sorte à ce que son invité puisse pénétrer dans la demeure.

- Grüß Gott, Sadiq. Soyez le bienvenu à Vienne. J'ai préparé le salon afin que nous puission discuter. Si vous voulez bien me suivre...

Formel et empreint de l'hospitalité autrichienne, son salut avait pour visée de desamorcer d'éventuelles tensions tout en appuyant sur le fait qu'il était ici chez lui. Il avait egalement précisé qu'il était prêt à discuter. Le bonjour à l'autrichienne dénotait qu'il n'avait pas abandonné ses traditions. Ces quelques phrases d'apparence triviales n'en restaient pas moins lourdes de sens. Roderich attendit que son invité pénètre dans le vestibule pour lui proposer d'un ton calme :

- Delestez vous de vos affaires sur ce porte manteau. Vous serez ainsi plus à l'aise.

L'autrichien désigna l'objet dit, puis ajouta, toujours sur le même ton calme et trivial :

- Si vous prévoyez de passer la nuit a Vienne je puis vous acceuillir. La maison est bien grande, vous pourrez partir lorsque vous le désirez sans m'encombrer, moyennant bien sur que vous ne causiez guère de nuisances sonores.

L'autrichien avait une sainte horreur du bruit et cela se savait. Son ouïe délicate ne pouvait souffrir important vacarme, bien qu'il ait su canaliser cette tendance en temps de guerre. Point entièrement mais les tirs de canons de son infanterie l'avaient parfois moins dérangés que les excessives envolées passionnelles d'Espagne. Toujours était il qu'il se montrait bien avenant envers le turc par rapport a son tempérament habituel bien qu'il conserve un regard quelque peu hautain. L'on aurqit pu aisement interpréter cela comme de la condescendance mais ici ce n'était point le cas.

Après avoir franchit le vestibule il déboucha sur un vaste hall richement orné. La batisse séculaire, dressée là à l'avènement de la capitale, présentait les stigmates stratifiées des apports des différentes époques. Peut être que Roderich était le seul à savoir que son domaine n'avait point toujours été tel qu aujourd'hui. Tout a sa rigueur, trait caractéristique des germaniques, sieur Edelstein avait veillé à uniformiser sa deumeure si bien que ce style restait luxieux sans être insolite mais présentait néamoins des éléments issus de diverses époques. Le hall fut vite traversé, trop pour que l'oeil puisse s'y attarder. Suivit un corridor, éclairé par des chandeliers en argent à intervalles réguliers dont les bougies suintaient une cire blanche recueillie par un ingenieux reseau de rigoles dissimulées a l interieur des murs eux meme. Le corridor presentait quelques portes closes menant a des pieces sans doute utilitaires.

La traversée de ce dédale fut rapide, bien que le maitre des lieux ait une démarche lente et posée. La magnifience des lieux trouva son point culminant lorsque l'aristocrate poussa la porte menant au salon ou il recevait ses invités. Des sofas acceuillants se dressaient de part et d'autre d'une table basse chargée de quelques plats de victuailles et d'une theière fumante. De larges baies vitrées donnant sur un jardin laissaient entrer une lumière bienvenue, Vienne n'étant encore point des plus soumises aux exigences de l'ère de vapeur. Sur les murs adjacents prenaient place des peintures de maitre, d'un style très classique. Une autre porte donnait sur cette salle, laissée entrouverte. A l'intérieur de cette autre pièce l'on pouvait voir se dessiner un coin du piano. Le piano en question que l'on devinait sans trop de peine était un très bel objet. Mais le noble ne lui adressa aucun regard et s'assit, invitant le turc à faire de même. Roderich lui servit une tasse de thé et fit de même pour sa propre personne. Il regarda un peu le plat de croissants qu'il trouvait désormais ironique mais le laissa neamoins.

La légende autour de la création de ces patisseries voulait qu'elles aient été inventées le jour de l'attaque de Vienne par les ottomans car les boulagers se levant plus tot avaient vu les soldats ennemis et en imitant le croissant sur leur drapeau auraient prevenus la population. C'était assurement un mythe mais l'autrichien se plaisait a ne pas le contredire. Toutefois cette forme était forcement en lien avec celle figurant sur le drapeau de son invité, et en son for intérieur Roderich trouvait cela amusant. Il detourna son regard et annonca l'air de rien :

- Puisque nous sommes la a discuter, pouvez vous me dire comment vous placez vous face a ce nouvel etat de choses ?

© Kanji


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