Partagez | 
 

 Une longue journée qui commence (pv Autriche )

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Une longue journée qui commence (pv Autriche )    1/5/2014, 16:11




















Une longue journée qui commence
Kilian Faren et son maître Autriche




C'est le matin . Enfin juste le lever du jour, il ne doit même pas être 7 heures . J'ai déjà ouvert tous les volets pour laisser entrer le soleil une fois qu'il sera totalement levé . Je jette un rapide coup d'oeil sur tous les objets riches et magnifiques de cette maison . Quand je pense que celle où j'ai grandi était petite et poussière et que là, je me retrouve dans un immense et magnifique endroit . C'est vraiment une chance que de pouvoir travailler ici . Certes , je ne vois pas le temps passer et je suis fatigué en fin de journée mais c'est tellement bien de pouvoir être utile pour les autres .

Je secoue la tête . Ce n'est pas le moment de rêvasser , j'ai du travail ! Je m'étire un coup avant d'aller dans la cuisine , et sortir de quoi préparer le petit déjeuner . Rien que cette étape demande un temps précieux qu'il ne faut pas perdre . La meilleure façon pour économiser le temps est de faire plusieurs choses à la fois, mais cela demande un timing et une habitude difficile à avoir au début . Par, chance, j'anticipe en faisant les semmels la veille pour juste les faire cuire le matin et qu'ils soient encore chaux avant de les manger . Puis, je prépare les oeufs à la coques puis le café en mettant de coté le lait . Je passe un coup de chiffon sur un plateau avant d'y disposer le tout et rajouter quelques autres garnitures .

Pour ce qui est de la poussière je la ferai un peu plus tard , chaque chose en son temps . Je prends le plateau et traverse les couloirs jusqu'à arriver devant la porte de mon maître où je toque doucement avant de l'ouvrir .
"J'entre Monsieur"



© Code de Phoenix O'Connell pour Never-Utopia


Dernière édition par Kilian Faren le 4/5/2014, 16:07, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Autriche
Requiem ~ ♫
avatar

Messages : 73
Date d'inscription : 15/04/2014
Localisation : Vienne

Identité
Nom humain: Roderich Edelstein
Camp: Rébellion
Expérience: 0/1000

MessageSujet: Re: Une longue journée qui commence (pv Autriche )    2/5/2014, 14:29



Another morning


« L'avenir est à ceux qui se lèvent tôt. »







Francois Joseph Habsbourg attendait a son bureau l'arrivée du plus ancien conseiller de sa lignée : L'Autriche elle même, incarnée dans la personne de celui que l'on nommait messire Roderich Edelstein. Préoccupé, il consultait les dernières affaires de l'Empire attendant qu'on introduise enfin ladite personne dans ses appartements. Il réfléchissait, ne perdant pas une seconde de son temps lorsqu'un coup bref à la porte interrompit net le fil de sa réflexion. Il donna la permission d'entrer d'une voix ne trahissant aucunement sa nervosité et resta indéchiffrable lorsque que la nation s’avança dans l’impérial bureau. Indéniablement impeccable et comme toujours tire a quatre épingles il arborait un habit cintre très similaire a celui de la plupart des nobles.

Le regard de l'Empereur resta un instant fige sur l'une de ses mèches qui semblait constamment défier les lois de la gravité avant de se racler la gorge et dire a l'empire d'un ton qui se voulait avenant :

- Installez vous je vous prie. J'ai a m'entretenir avec vous d'affaires de la plus haute importance.


Roderich haussa un sourcil avant de prendre la place que Francois Joseph lui indiquait. Son statut d'empire lui causait bien des soucis. Il devait garder un troupeau de petites nations qui ne rêvaient que de prendre leur indépendance. Il souffrait du même mal que feu le Saint Empire Romain Germanique. Cela, il n'en montrait rien à personne, était sans doute une raison valable pour un entretien si empresse. Mais sieur Edelstein fut prit de court lorsqu il entendit :

- Que pensez vous de mes épousailles avec mademoiselle Elisabeth de Baviere, que beaucoup appellent déjà Sissi ?

L'Autriche détourna un instant son regard, esquissant un sourire amusé. Avare de ce genre d'expression il était rare de voir les traits de celui qu'on disait avoir un cœur de pierre illuminés de cette manière. Ainsi c'était pour parler d'histoires d'amour qu'il avait été convoqué aussi hâtivement. Mais au delà de cela la nation percevait qu'il s’inquiétait de pouvoir donner une bonne impératrice à une Autriche souffrante.

- Elle à su conquérir mon approbation. C'est de sa joie et de sa bienveillance dont j'ai besoin pour maintenir mon état. Certes en Bavière elle n'a été que trop peu instruite de l'étiquette et des règles de la cour mais je ne doute pas qu'elle saura apprendre. Jamais couronne n'a mieux sied que sur le front de cette jeune fille.

Il se voulait rassurant mais il conservait toujours une certaine froideur. Au fond il adorait l'enthousiasme de Sissi et la touche de vie qu'elle apporterait. Seulement il n'avait jamais été exubérant et s'en tenait aux strictes règles de conduites qu'on lui avait toujours enseigné. L'empereur quand à lui semblait satisfait et il ouvrit la bouche pour prononcer les traditionnelles paroles visant à le congédier...


Happé à l’extérieur du domaine du rêve et du souvenir Roderich n'entendit jamais les paroles de l'empereur et le rêve se perdit rapidement dans l'oubli que procure la perceptive d'un nouveau jour. Repoussant ses draps sans défaire plus que nécessaire l'arrangement du lit il se leva pour aller comme de coutume ouvrir les lourds rideaux. Le geste poli par l'habitude avait en ce jour un sens particulier. Il redécouvrait une nouvelle fois sa capitale, la magnifique Vienne avec le cœur serré. C'était la première fois depuis le discours de l'Empereur qu'il s'adonnait a cette pratique quasi rituelle. La première fois depuis qu'il était officiellement un ennemi. Il attrapa rapidement ses fines montures pour tout distinguer de la vue saisissante qu'il avait depuis son hôtel particulier.

Son regard si inhabituel qui lui avait valu la méfiance de bien des humains était de nouveau perdu dans le vague. La couleur améthyste de ses iris avait telle la flamme qui attire les papillons poussé beaucoup de gens à l'approcher, personnes immédiatement repoussées par son caractère aigri et hautain de façade. Le noble déplorait d'être aussi hermétique aux autres mais s'y accommodait.

Le rentier qu'il était n'était pas tenu par des horaires stricts mais il se levait tôt que ce soit pour passer une journée à flâner ou surchargée de choses a faire. Contrairement à ce que l'on pourrait penser l'Autrichien ne s'encombrait pas de foules de domestiques et sa grande maison était bien peu peuplée. A l'occasion il pratiquait encore l’équitation, la chasse et l'escrime, en plus de son activité plus qu’aléatoire de musicien. Lorsqu'il avait l’opportunité de se rendre a son chalet dans le Tyrol il s'adonnait également à la randonnée. Bien qu'il jouait du piano tout les jours rares étaient les occasions ou il se produisait en public.

Des coups se firent entendre à la porte. Le noble hoqueta de surprise, gêné qu'on le voie ainsi attifé, non coiffé et soigné tout juste sortit du lit. Il se retourna vers son valet qui était entré sans demander la permission et braqua sur lui un regard glacial bien significatif de son mécontentement. La seule personne qui avait le droit de le voir ainsi était Elisaveta (et Ludwig un peu parce qu'avec l'Anschluss ils avaient du cohabiter donc pas le choix). Il lissa ses cheveux vers l'arrière pour paraître un peu mieux. Roderich savait que tôt ou tard il allait devoir renvoyer ce valet quand les premiers symptômes de la folie seront visibles. Un humain ne peut côtoyer trop longtemps une nation sans perdre la raison. C'est pour cela qu'il avait renvoyé Christopher et bien d'autres avant lui. De ce fait il tentait du mieux qu'il pouvait de mener une existence un tant soit peu normale. Son dirigeant ne l'avais plus sollicité depuis le discours et tant mieux. Après sa visite a Athènes il n'avait plus trop le cœur a penser aux affaires d'un peuple qui ne voulait plus vraiment de lui. Enfin, Roderich Edelstein ne dérangeait pas mais Autriche si. Il jeta un regard sur la nourriture et  annonça d'un ton sec, intransigeant :

- Kilian vous faites preuve d'un flagrant manque de manières. Je ne vous ai pas autorisé à rentrer. Sortez. Je vous rappellerais quand je serai disposé et prêt. Vous avez encore beaucoup de choses a apprendre sur le savoir vivre jeune homme.

[hrp: relis ton texte des fautes d'orthographe trainent. Au besoin je te fais le briefing par mp]

© Kanji

_________________


Je m'adresse a vous en darkslateblue
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Une longue journée qui commence (pv Autriche )    4/5/2014, 15:58




















Une longue journée qui commence
Kilian Faren et son maître Autriche




J'étais apparemment le malvenu, arrivé au mauvais endroit et surtout au mauvais moment , vu le regard glacial que me lança mon maître. Un frisson parcouru mon corps que je sentis se raidir.

"- Kilian vous faites preuve d'un flagrant manque de manières. Je ne vous ai pas autorisé à rentrer. Sortez. Je vous rappellerai quand je serai disposé et prêt. Vous avez encore beaucoup de choses à apprendre sur le savoir vivre jeune homme. "

Beaucoup de choses à apprendre? Je n'en doute pas . Après tout, j'ai vécu pauvrement je n'y connais rien de l'aristocratie et des bonnes manières , même si j'essaye d'être le plus respectueux possible et fais de mon mieux pour m'adapter .

J'allais begayer lorsque je réussis à garder mon calme , fermer les yeux et m'incliner :

" Toutes mes excuses Monsieur . Je ne pensais pas vous importuner . Je ferai attention de ne plus reproduire cette erreur . Je vais poser votre petit déjeuner sur la table et vous laissez . Désolé pour le dérangement .
"

Je tourne les talons et continue mon travail . J'ai intérêt de bien faire pour me rattraper . Je jette un coup d’œil par la fenêtre en soupirant . Je ne pensais pas que le travail de valet était aussi dur . Mais bon , ce n'est pas le moment de se plaindre .
Je prends un chiffon pour enlever la poussière . Avec tous ces meubles, j'en ai pour un moment . Il faudrait aussi que je m’entraîne à être rapide et productif . Pour le moment, j'ai plus l'impression d'être une tare qu'autre chose . Et mon manque d'expérience est incroyable . J'ai vraiment des progrès à faire si je veux pouvoir rester . Une chose est sure : je n'abandonnerais pas ! Il faut que je garde la tête haute et que je vise la perfection . J'aimerais bien qu'un jour, M.Edelstein soit fier de moi .

Déterminé, j’accélère le pas . Mais il ne faut pas confondre vitesse et précipitation comme l'on dit . Enfin, plus vite j'irais, plus je serais performant . Je retrousse mes manches, découvrant mon bras de bronze et défait le foulard de mon cou pour le mettre à la taille afin d'être plus à l'aise et de travailler sans problème .




© Code de Phoenix O'Connell pour Never-Utopia
Revenir en haut Aller en bas
Autriche
Requiem ~ ♫
avatar

Messages : 73
Date d'inscription : 15/04/2014
Localisation : Vienne

Identité
Nom humain: Roderich Edelstein
Camp: Rébellion
Expérience: 0/1000

MessageSujet: Re: Une longue journée qui commence (pv Autriche )    6/5/2014, 17:27



Müdigkeit


« L'avenir est à ceux qui se lèvent tôt. »







Il s'habilla rapidement, la lassitude n'entamant pas la précision de l'habitude. Il ne l'avait pas laissé pressentir depuis tout ce temps mais il allait mal. Ses gestes si fluides et coordonnées d'ordinaire perdaient en précision. La fatigue le guettait, de plus en plus présente. Il se sentait disparaître. Il avait vraiment besoin des humains. Ces humains qu'il avait si longtemps ignorés voire pris de haut le dénigraient aujourd'hui et il avait besoin d'eux plus que jamais pour survivre. Il avait besoin de Kilian et de ses conseils autant que Kilian avait besoin de lui. Seul un humain pourrait assez bien le renseigner sur les humains. Il enfila sa veste avec soin puis de lissa les cheveux vers l'arrière avant de se regarder dans la glace. Il sortit sans toucher au petit déjeuner préparé pourtant a son intention avec soin. Il avait horreur qu'on prenne des initiatives de ce genre.

Roderich marcha à travers la maisonnée. Il allait chercher son valet de lui même. Il ne voulait pas le rabaisser, pas cette fois. Cela constituait une énorme exception dans sa ligne de conduite que le maître ait ainsi à s'abaisser à aller chercher son valet dans le but de parler sérieusement avec lui. Mais il n'avait guère le choix. Il s'attarda un moment devant les différents portraits présents dans un couloir. Les différents membres de la lignées Habsourg le fixaient de leurs yeux peints sur les toiles. Presque autant de femmes que d'hommes il se rappelait de chacun d'entre eux. lui qui prétendait ne pas faire attention aux humains. Il était nostalgique de l'impériale lignée. Certains avaient fructifié sa gloire, d'autres l'avaient mené a une période de précarité mais chacun avait laissé sa trace en lui. Roderich pensa aux sommes exorbitantes versées pour parer ainsi ce couloir mais cela en valait largement la peine.

La propriété était spacieuse mais il avait son temps pour retrouver le valet et en profitait pour flâner, même ayant le ventre vide. Cela attendrait. Il avait besoin de méditer quelque peu avant de lui faire face. Cette fois il aurait besoin de se montrer plus compréhensif quelque chose qu'il se gardait absolument de faire en temps normal. Pas de manière volontaire simplement cela lui était difficile de considérer des gens qu'il jugeait comme inférieurs. les Habsbourg lui avaient enseigné de nombreuses règles d'étiquette et de retenue, règles qu'il avait toujours appliqué avec soin. Il prit un moment pour penser un peu à sa famille qu'il n'avait pas vu depuis un moment. Et penser un peu aux autres, les anciens de la maison Habsbourg par exemple. Le seul qu'il avait revu depuis le discours était Héraclès ce qui était un peu étonnant en soi. Peut être n'avait il pas pu faire face à ses anciens proches tant qu'il n'avait d'avis clair sur la situation...

Roderich aperçu Kilian qui avait un peu défait sa tenue ce qui était particulièrement malvenu selon l'autrichien. Que diraient ses invités si ils voyaient qu'il avait un valet débraillé. Il se retint cependant d’émettre une quelconque remarque et se mit face a lui, le toisant de son regard impérial. Ainsi jamais on aurait eu moyen de se douter qu'il était souffrant. Bien plus imposant ainsi habillé avec élégance qu'à son réveil son aura intimait le respect, son humeur ne se prêtant absolument pas à la rigolade.

- Je vous demanderais de me suivre je vous prie. Vous êtes parti bien trop vite tout à l'heure, je n'ai point eu le temps de vous dire quoi que ce soit. Sachez que je ne souhaite pas que vous preniez des initiatives. Je ne mange que très frugalement le matin et je déteste gâcher la nourriture alors pour cette fois je vous autorise à déjeuner avec moi. J'ai a vous parler d'affaires importantes, mais avant tout je vous prierais de vous rhabiller ce n'est pas une tenue d'être ainsi.

Il se détourna tout ayant été dit et se dirigeât vers sa chambre vérifiant que Kilian suive. Le thé avait sans doute refroidit mais qu'importait. Il le boirait froid. Bien qu'il déteste cela il détesterait encore plus l'idée d'avoir gaspillé. Le reste il n'y toucherait sans doute pas beaucoup, ou se forcerait selon ce que le valet entamerait. Il soupira discrètement ravagé par l'incompétence de cet homme. Il pensait avoir été charitable mais il n'était point coutumier de ce manque de qualification. Qu'importe, il en ferait un bon serviteur qu'il pourra recommander par la suite a n'importe quelle bonne maison de Vienne. Avant que celui ci ne reste trop longtemps et ne sombre dans la folie...

[color=black]
© Kanji

_________________


Je m'adresse a vous en darkslateblue
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Une longue journée qui commence (pv Autriche )    7/5/2014, 15:10




















Une longue journée qui commence
Kilian Faren et son maître Autriche





Je n'avais même pas fini de nettoyer une de ces immenses pièces que je sentais la fatigue arriver . Je secouai la tête . Hors de question d'abandonner . Il n'est que le matin, si j'arrêtes maintenant sous prétexte que je suis fatigué , je peux partir d'ici sans attendre. Je dois faire honneur à mon maître et pas mettre la honte sur sa maison parce que je suis un valet incompétant ! J'ai déjà ait suffisamment de betises pour le moment . Je me stoppe un instant et commence à me remettre en cause à culpabiliser . Et si M.Roderich voulait me mettre à la porte ? Si il attendait mieux que ça comme valet et que je l’énervait déjà? Je me met à trembler . Cela veut dire que je retournerais dans la rue à errer et mourir de faim. Je secoue la tête et me donne une gifle . Crétin de Kilian ! La seule façon de continuer c'est de progresser , il faut que je continue de travailler .

Je sursautai en voyant mon maître devant moi , ne l'ayant pas vu arriver . Un nouveau frisson parcouru mon corps . A le voir si élégant et intimidant, j'avais l'impression de n'être qu'un insecte . Je me rappellai alors que j'avais enlevé mon foulard et que ma peau brûlée était à découvert, ce qui provoqua en réflexe de porter ma main sur mon cou .

"- Je vous demanderais de me suivre je vous prie. Vous êtes parti bien trop vite tout à l'heure, je n'ai point eu le temps de vous dire quoi que ce soit. Sachez que je ne souhaite pas que vous preniez des initiatives. Je ne mange que très frugalement le matin et je déteste gâcher la nourriture alors pour cette fois je vous autorise à déjeuner avec moi. J'ai a vous parler d'affaires importantes, mais avant tout je vous prierais de vous rhabiller ce n'est pas une tenue d'être ainsi. "


"Euh... Oui Monsieur !"
Parti trop vite ? Ne l'avais-je pas fait parce que je le dérangeai? Je pris compte de toutes ses paroles et les grava dans ma tête afin de ne plus reproduire d'erreur . Ne plus faire de tels petits déjeuners alors et point d'initiatives .

Je me rhabilla correctement et suivit mon maître. Je regarda le plateau du petit déjeuner qui devait être froid maintenant .
"Voulez vous que je réchauffe le repas monsieur? " Demandais-je en montrant le plateau . Il voulait que je prenne le petit déjeuner avec lui? Mais je n'en ai jamais pris. Enfin, on verra . Ce n'est pas le plus important .
"Vous vouliez me parler Monsieur ? "
De quoi? De mon incompétence? Ou d'autre chose . Je reste droit en attendant .





© Code de Phoenix O'Connell pour Never-Utopia
Revenir en haut Aller en bas
Autriche
Requiem ~ ♫
avatar

Messages : 73
Date d'inscription : 15/04/2014
Localisation : Vienne

Identité
Nom humain: Roderich Edelstein
Camp: Rébellion
Expérience: 0/1000

MessageSujet: Re: Une longue journée qui commence (pv Autriche )    9/5/2014, 14:47



Donau.


« L'avenir est à ceux qui se lèvent tôt. »






Dés qu'il fut arrivé, Roderich s'assit dans son large fauteuil et croisa les jambes pour lui désigner un autre siège non loin du plateau. Réchauffer les aliments ? Hors de question. Certes il avait horreur du thé froid mais il avait encore plus horreur de gaspiller, et de faire gonfler la facture de gaz. Radin ? Non économe. Il se doutait que le jeune homme n'était pas stupide, seulement dérouté. Malgré son bras hideux et la brûlure qu'il avait entrevu il aurait un potentiel dans les grandes maisons car il dégageait une sorte de charisme dont il n'avait peut être pas conscience. Se tenant comme un roi altier sur son siège il le toisa de nouveau.

- Servez vous. Abandonnez l'idée d'y aller ce n'est point si grave.

C'était un ordre et il était sans appel. Roderich aurait bien aimé que le valet finisse tout pour payer ses bêtises, mais ce matin il avait déjà assez tyrannisé le pauvre valet. Ce n'est pas pour autant qu'il allait arrêter mais il faisait une pause de despotisme parce que malgré tout c'est fatiguant d'être un tyran domestique. Du coup il se servit une tasse de thé et plissa un peu le nez après une gorgée. Il était trop tiède. Il ne pourrait sans doute finir pas finir toute la théière et il doutait que son invité improvisé éprouve un quelconque intérêt pour le thé froid. Il fit un peu durer le silence de manière à faire peser l'ambiance durant lequel il s'adonna a la contemplation d'une peinture accrochée dans sa chambre sur un mur.

Cela représentait l'une de ses innombrables batailles mais assurément il ne figurait pas sur l'image. Le noble la datait aisément comme une peinture des guerres de Succession qui l'avaient opposé à la Prusse. Il avait perdu mais qu'importait après tout. L'autrichien ne savait guère pourquoi il avait retenu cette peinture parmi tant d'autres. Il aimait à voir ses anciens soldats, se dire que d'une manière ou d'une autre il s'était bien battu. La nation n'avait pas totalement perdu d'ailleurs. Il avait gagné pleinement une précieuse alliée qui par la suite était devenue sa femme ainsi que d'autres territoires. Une femme aussi insaisissable et belle que la lune. On croit la saisir lorsqu'elle se reflète dans l'eau mais jamais elle ne reste entre les doigts. Elle était son trésor, la seule personne qu'il ne pouvait se targuer de dominer. Et même sans la toucher, même en restant simple serviteur de ses beaux yeux il était comblé.

Puis par le plus grand des hasard son regard améthyste dérapa sur le Danube que l'on pouvait entrevoir en contrebas par la fenêtre. Le fleuve ayant l'une des histoires les plus sombres d'Europe. Son fleuve traversant Sa capitale. Théâtre de nombreuses vengeances et guerres ce fleuve était baigné de sang et de cadavres. Mais tout finit par disparaître, les guerres le sang. Tout peut laisser place a une placidité pacifique, cette paix si précieuse aux hommes comme aux nations. Et le Danube avait cessé de charrier des cadavres. Il s'était plié à la paix, lui aussi. Puis les deux améthystes revirent se planter sur le valet qui n'avait rien demandé.


- En effet, je vous dois beaucoup d'explications...

Il ne savait pas exactement par quel bout prendre le problème mais la il était lancé tant qu'a faire il allait poursuivre sans discontinuer.

- Hum... Comme l'empereur l'a si gentiment expliqué à tout le peuple du nouvel Empire, chaque nation possède son alter ego incarné sous forme humaine. Ces similis humains vivent aussi longtemps qu'il représentent quelque chose. Autant vous dirent que certains ont déjà plusieurs millénaires d'existence derrière eux. Mais à coté de cela, ils ne peuvent se mêler au commun des mortels si je puis dire ainsi. Au cœur des intrigues et des champs de batailles ils sont attachés aux pas de ceux qui les administrent et d'aucun autre.

Il but un peu pour lui laisser le temps de digérer une information qu'il connaissait peut être déjà et lui laisser le temps d’appréhender la suite.

- Depuis peu il à été décrété que ces nations étaient obstacle à l'ordre et à la paix. Alors plus que jamais elles vivent dans l'ombre, ou à se stade elles cherchent encore à se réorganiser. Elles sont en train de mourir car les peuples suivent la volonté de l'empereur désormais. D'un nouvel empire ou toute culture disparate finira par disparaître si on ne fait rien.


Nouvelle gorgée nouveau silence. La était le pic de cette conversation. La était le moment critique ou il allait devoir s'abaisser à demander de l'aide à un humain.

- Je suis moi même une nation, celle à laquelle appartient ces terres ou nous nous trouvons. L'Autriche, ou Österreich en Alllemand. A cause des décisions de ce Huxley, je suis en train de mourir. Je n'ai pu m'adresser à mon peuple depuis cette annonce mais je ne sais que leur dire pour qu'ils aient de nouveau foi en moi. Je me suis trop longtemps désintéressé des humains. Je pense que vous pourriez me donner des conseils sur la manière d'organiser cela étant vous même un humain.

Il ferma un instant les yeux. Le plus dur était passé restaient les dernières mises en garde.

- Autrement et avant d'écouter votre réponse je dois vous prévenir de quelque chose. Je vous fais confiance désormais vu que vous faites partie de ma maison. Je vous mets donc en garde sur quelque chose de regrettable. Les humains ordinaires ne peuvent côtoyer les nations trop longtemps sans perdre la raison. J'avais dans l'idée de vous enseigner tout ce qu'un bon valet doit savoir et vous envoyer dans une bonne maison de Vienne de mes connaissances, dés que vous vous sentirez venir les premiers symptômes. Mais si malgré cela vous désirez continuer à me servir je n'y verrais aucune objection. Je suis clair avec vous, cela se manifeste différemment en fonction des individus mais tôt ou tard votre raison s'érodera si vous restez ici longtemps...

Expliquer autant l'avait un peu fatigué et il reposa sa tasse vide, se passant une main dans les cheveux. Un air de valse lui trottait dans la tête, air qu'il jouerais sans doute plus tard. D'abord il attendait réponse et réaction de la part de son jeune valet, comme un vieux rapace guettant une proie. Il avait d'ailleurs tout les airs d'un aigle, port majestueux, hautain, vivant sur un autre plan que les hommes...

[/color]
[color=black]
© Kanji

_________________


Je m'adresse a vous en darkslateblue
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Une longue journée qui commence (pv Autriche )    23/5/2014, 19:18




















Une longue journée qui commence
Kilian Faren et son maître Autriche





Je suivis mon maître et le laissa s'asseoir , tandis que moi, j'attendais tout ordre , restant droit .


- Servez vous. Abandonnez l'idée d'y aller ce n'est point si grave.


Pas si grave . J'espère que cela est vrai . Je ne veux plus faire quelconque bétise. Me servir? Voilà autre affaire . Il est vrai que j'avais préparé beaucoup, ce que je trouvais normal pour un petit déjeuner des personnes aisées . Mais moi...jamais je n'ai pris quelque chose de tel . On se passait très bien de petit déjeuner et c'était uniquement pendant les fêtes que nous avions ce privilège , lorsque l'on nous offrait un bout de brioche pour le matin .Cependant en tant normal, on mangeait peu et ce , même le midi ou le soir . En fait, on ne connaissait pas de "midi", "soir" , "petit-déjeuner" , on mangeait quant on le pouvais point . Il arrivait même que l'on passait des journées sans manger . Et la c'était ....vraiment trop . Et bien trop noble pour moi . Enfin, ce n'est pas le moment de faire son difficile .
Sous l'ordre de mon maître je me servis, bien qu'hésitant . Pour la première fois je goûta à quelque chose de riche et consistant . Si consistant que une seule des choses que j'avais préparé, sans pour autant en connaitre le goût mais en suivant simplement une recette, je n'avais déjà presque plus faim . Mais je continuai . Pas par envie mais parce que on me l'avait demandé et un ordre est quelque chose qu'il ne faut pas négliger .

Alors que mon maître s'était mis à contempler un de ses nombreux et magnifiques tableaux, son regard se posa vers moi et l'éternelle crainte d'avoir fait une bêtise parcouru mon corps à nouveau .
- En effet, je vous dois beaucoup d'explications...

Sur quoi?
Et il m’expliqua tout . J'écoutai, évidemment sans broncher ni louper un seul mot de ses paroles , de peur de louper quoi que ce soit ou pire, de ne pas comprendre .
En effet , j'avais eu écho des paroles de l'empereur mais n'avait pas tout saisit dans les détails .
Tout comme l'étape rejeta les nations que je n'avais encore jamais assimilé et qui me jeta un coup . Je serrais les poings . "Un obstacle"? N'importe quoi ! N'est ce pas grâce aux nations que nous sommes ce que nous sommes? En quoi pourraient elles un obstacle à l'ordre et à la paix . Une mauvaise pensée à propos de cet empereur me traversa l'esprit et je me dépêcha de la chasser . Il ne fallait pas que je pense à quoi que ce soit de mal . Je ne suis qu'un valet ex-insecte comme diraient certains .  

Plus Mr Autriche avançait dans son discours , plus je perdais le courage de me tenir droit . Mais je n'avais pas à flancher . Ce serait mal .
Donner des conseils ? Oui mais quoi ? Je ne connais presque rien quand on y pense . Je ne suis même pas allé à l'école et si je suis la, c'est parce que j'ai été sauvé .
Avant de pouvoir ouvrir la bouche il prononçant une nouvelle partie . Une autre qui m'en mis un coup, une fois de plus  . Partir chez quelqu'un d'autre ? Non . Je veux servir Mr Autriche pas quelqu'un d'autre . Le fait qu'il n'ai aucune objection à ce que je veuille rester -selon lui - me rassura . J'attendis qu'il finit . Et, du plus calmement que ce que je pouvais faire, lui répondit, mettant ma main sur le cœur:

"Monsieur, j'ai bien peur de ne pas pouvoir atteindre vos espérances. Cependant, je promet faire de mon mieux pour vous être utile et vous aidez. Je ne connais que très peu de chose et ne sais pas pour le moment comment vous aidez, vous soutenir mais je promet d'y réfléchir . Je ne romprais pas, je ne plierais pas sous autres ordres que les vôtres . Pour ma part, si vous le permettez, je ne vois envers les nations aucune menace . Ce sont nous les humains qui sommes arrogants et qui pourraient être les problèmes , pas vous . Et pour ce qui est du reste, je préfère vous appuyer du mieux que je peux que d'aller ailleurs . Je veillerais également à faire le moins d'erreur possible ."

Je ne savais pas si cela allait , si j'avais parlé comme il le fallait ou -je ne l'espère pas - d'une manière trop directe ou rude . Mais j'allais bientôt le savoir .




© Code de Phoenix O'Connell pour Never-Utopia
Revenir en haut Aller en bas
Autriche
Requiem ~ ♫
avatar

Messages : 73
Date d'inscription : 15/04/2014
Localisation : Vienne

Identité
Nom humain: Roderich Edelstein
Camp: Rébellion
Expérience: 0/1000

MessageSujet: Re: Une longue journée qui commence (pv Autriche )    2/6/2014, 11:09



Adagio


« L'avenir est à ceux qui se lèvent tôt. »







Les émotions défilant sur le faciès du jeune humain n’intéressaient qu'assez peu l'aristocratique nation c'est pourquoi il se permettait se le regarder sans le voir, préoccupé par ses affaires. Il considéra ce qu'il restait de nourriture, écoutant la réponse avec attention et décida de conserver les aliments pour le lendemain ne tenant pas à rendre son serviteur malade dès les premiers jours. Il se demanda une fois de plus si il avait bien fait de prendre sous son aile un nécessiteux n'ayant aucune éducation puis résolut que désormais il n'était plus question d'y repenser, il fallait aller de l'avant, faire abstraction de ce qui était derrière. A son grand regret cet humain manquait de jugeote et de finesse encore. Il était comme un matériau brut que la vie n'avait que grossièrement formé. Roderich sentait devoir solidement le prendre en main car lorsque sa folie l'aura emporté il sera sans doute trop tard pour faire marche arrière. 

Il espérait que si cela se manifestait, l'homme ne jouerais pas contre lui, mais il reconnaissait avec un certain plaisir que cette personne lui était dévoué au point de perdre ce qui faisait de lui un humain pour lui. Son esprit tournait rapidement, survolant les possibilités de la suite des événements. Sa réponse a la jeune personne fut dite d'un ton calme, uniformément à précédemment.

- Je vous remercie de votre sollicitude. Mais sachez que tout ne sera pas des plus simple pour vous comme pour moi. Votre manque d'idée n'est pas problématique j'ai une marge de temps pour réfléchir a mes actions.

Il marqua une pause signe qu'il allait passer a autre chose. Roderich en profita pour jeter un rapide regard a son valet. Les yeux lavande faisait le tour, le vêtement use, la prothèse lourde et peu esthétique, les quelques traces de brûlure, la peau blafarde et les cheveux longs quelque peu gras. Il était hors de question que son personnel présente aussi mal et le noble se promit d'arranger cela aussi.

- Pour ce qui est du reste, ne faites pas de zèle tant que vous ne connaissez pas bien la maison. Tenez vous en a mes ordres. Une fois que vous aurez pris vos marques je vous autoriserais à anticiper. Par contre ne touchez pas au piano je l'entretiens personnellement. Il a une haute valeur sentimentale et pour rien au monde je ne souffrirais le voir endommagé. Rassurez vous je ne souhaite pas vous tuer à la tache. Je vous donnerais des congés en tant voulu de même que je vous enverrais dans d'autres provinces de l'Empire -chez d'autres nation-. Aujourd'hui je veux que vous rangiez le petit déjeuner et fassiez l’étage de même que les chambres. A la fin de la journée portez mes chemises sales et mes jabots a la blanchisserie a deux rues d'ici. Je vous saurez gré de ne point jeter la nourriture, nous la finirons demain. Ne préparez pas les repas pour moi pour le moment et pour votre propre alimentation servez vous. J'attends de vous que vous teniez convenablement la chambre que je vous ai prêté et que vous ne buviez pas d'alcool.

Il se leva et remonta ses lunettes sur son nez.

- Au fait soignez votre apparence je ne veut pas d'un valet débraillé chez moi. Je connais un confrère qui fabrique des prothèses. Je pourrais vous lui en commander une, elle sera sans doute de meilleure qualité que la votre. Éventuellement si vous avez besoin de subventions pour cela je peux avancer votre paye.

Il prit une veste sur un porte manteau et entreprit de l'enfiler.

- Je sors pour la matinée voir quelque chose avec mon gouvernement. Si vous avez du temps libre après avoir fini ce que je vous ai demande vous pourrez toujours commencer les vitres et la bibliothèque.

Considérant cela pour tout salut il commença a ranger son portefeuille dans sa veste. Il attendait sans doute que le jeune homme acquiesce et file. A un moment ou a un autre il allait devoir s’entretenir avec son peuple, leur annoncer réellement ses pensées sans passer par le biais de la musique. Cela lui sera ardu mais il le fera.

Avec tout cela il espérait que le jeune valet montre de la bonne volonté et apprenne rapidement. L'enfant du Danube avait toujours préféré être servi par d'autres nations plutôt que par des humains. Les humains étaient selon lui si éphémères qu'a peine avait on le temps de s'accoutumer a eux qu'ils étayent déjà vieux et décrépis. Enfin sans qu'il se l'avoue il appréciait la présence du jeune valet dans cette maison trop grande pour une personne seule.

[color=black]
© Kanji

_________________


Je m'adresse a vous en darkslateblue
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Une longue journée qui commence (pv Autriche )    

Revenir en haut Aller en bas
 
Une longue journée qui commence (pv Autriche )
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» 2.08 - Une Longue Journée
» Discussion après une longue journée [Alexander]
» Après une longue journée de dur labeur... [PV]
» Une longue journée en perspective... [Riri/Willy] [Terminé]
» Un petit verre après une longue journée de cours (PV Hagrid)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hetalia Steam World :: HRP & Jeux :: HRP :: Archives :: RP's-
Sauter vers: