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 Europeans, after all [pv Grèce]

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Autriche
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MessageSujet: Europeans, after all [pv Grèce]   25/4/2014, 15:10



From the train to the book seller ~


« Si vous jugez le livre, le livre vous juge aussi. »







Il sortit du train jetant un regard exaspéré à Christopher, son valet. Le voyage depuis Vienne avait été long et épuisant. Harassé, le vieil autrichien avait les nerfs a vif et son serviteur savait qu'il fallait veiller à ne pas le contrarier. La nation germanique avança d'un pas assuré au travers du flot de voyageurs, hautain comme un prince en déplacement, toisant la foule de ses yeux d’améthyste. Croyant voir là la marque d'un statut important les diverses personnes s’écartèrent craignant à avoir a subir le courroux de quelque autorité. La riche étoffe et la tenue impeccable renforçaient incontestablement l'impression de noblesse se dégageant du jeune homme. Beaucoup même a Vienne le tenaient pour un riche héritier ayant assez bien investit pour mener une confortable vie de rentier. Certes sa maestria de musicien était largement réputée mais il se produisait peu en public et de manière rémunérée.

Pour cela il avait ses raisons mais pour l'heure il n'avait guère l'esprit à penser musique. Il ne s'arrêta qu'une fois dehors. L'enfant du Danube ouvrit légèrement sa veste peu accoutumé à l’écrasante chaleur du pays méditerranéen. L'Autriche se situant dans les Alpes il avait l'habitude d'un climat montagnard voire continental. Sans perdre de temps Roderich déplia un plan d'Athènes et indiqua a son valet le chemin à suivre jusqu’à l’hôtel qu'il avait réservé. Si il y avait une chose qu'il pouvait apprécier c’était que les lignes de train entre les différents pays d'Europe avaient été conservées pour assurer la correspondance entre les différentes provinces de l'Empire. De Vienne a Athènes il y avait une longue distance mais au moins le voyage s'était déroulé sans encombres majeures. Il se déplaça vers un coin d'ombre craignant que des plaques rouges n'apparaissent sur son teint pale aucunement halé.

- Monsieur Edelstein, ne craignez vous pas de rester seul dans cette grande ville ?


- Christopher je vous ai sommé de vous rendre à l’hôtel dans les plus brefs délais. J'ai une connaissance de longue date à voir puis je vous rejoindrais. Assurez vous qu'on ait bien placé un piano dans ma suite. Ne vous inquiétez aucunement pour moi j'ai pris soin d'emporter deux excellents pistolets fabriqués sur ma commande. Et pour ce qui est de mon sens de l'orientation déplorable je prendrais un fiacre. Dites à la presse que je ne prends par d'entretien avant mes concerts.

Après une courbette le valet partit avec les affaires de messire Edelstein. L'autrichien avait prévu cette fois et pour la seconde fois depuis le scandaleux discours d'Envander de se produire au piano. Le virtuose avait en cela le moyen d'exprimer tout le ressentiment et la nervosité qu'il couvait ces derniers jours et par ce geste il entendait honorer son homologue européen. Le concert devait en toute logique avoir lieu le lendemain lui laissant ainsi une nuit de repos pour récupérer du voyage.

Après un bref temps d'attente il prit un fiacre qui le conduisit comme il l’espérait devant la librairie que tenait désormais Héraclès. Roderich n'avait plus vu le grec depuis la chute de l'Union Européenne. Il s'était attendu a le croiser en Angleterre mais manifestement le méditerranéen n'avait pas daigné s'y rendre. Ses bottes claquèrent sur le sol de la boutique. Roderich remonta ses lunettes sur son nez et ne sachant comment aborder le libraire et il commença par regarder les rayonnages cherchant la littérature germanique. Après tout il pourrait très bien acheter de quoi lire. Il se racla la gorge et dit d'un ton calme et d'une voix fortement marquée par son accent :

- Grüß Gott. Pouvez vous m'indiquer ou se situent les ouvrages en Allemand ?

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MessageSujet: Re: Europeans, after all [pv Grèce]   27/4/2014, 12:36


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Depuis cet horrible discours, je n'étais plus que l'ombre de moi-même, mon regard ne fixant plus vraiment grand-chose ou grand-monde, fuyant tout contact visuel. Je me terrais chez moi, il n'y avait d'autres mots.

J'avais reçu une missive de la part de mon supérieur, m'enjoignant à venir le voir afin qu'on décide ensemble de la marche à suivre. Mais ma décision était arrêtée. La mienne ? Ou était-ce la leur ? Je les entendais gronder au fond de mon être, leurs opinions se mêlant, se confrontant, se choquant. Et moi au milieu.

Parfois, quand je leur prêtais attention trop longtemps, je reprenais mes esprits sans souvenir, recroquevillé dans un coin. C'était aussi l'une des raisons pour laquelle je ne quittais presque plus ma librairie, hormis pour des raisons vitales. J'y tournais en rond, tel un lion en cage. Heureusement que j'habitais juste au-dessus !

Le bon côté, c'est que mes crises de narcolepsie semblaient m'avoir oublié, pour l'instant, tellement j'étais sur les nerfs. Mes chats aussi paraissaient m'éviter, ils devaient sentir que je n'étais pas d'humeur à les cajoler ou tout simplement à leur prêter attention, depuis que j'avais marché sur la queue de mon préféré.

- Grüß Gott. Pouvez vous m'indiquer ou se situent les ouvrages en Allemand ?

Sursautant violemment, je faillis lâcher l’œuvre que je serrais avec force depuis quelques minutes. Je n'avais pas remarqué que quelqu'un était arrivé -un étranger au vu de l'accent- malgré que la petite clochette ait emplie sa fonction.

Il faut aussi dire que maintenant les gens semblaient éviter mon enseigne. Peut-être n'étais-je pas le seul à ne plus savoir comment me comporter suite à ce crétin de discours ? Au début, il y avait bien les vieux habitués, ceux que j'avais vu grandir et qui venaient faire la pagaille dans mon magasin alors que je ne pouvais pas m'empêcher de sourire

-Des ouvrages... en allemand ? Si si, mais ils sont assez pointus, lui répondis-je en m'avançant. Ils sont juste... Autriche ?

Mon livre finit par rejoindre le sol et je ne comptais pas le ramasser. Pour quelle raison la nation aristocratique se trouvait sur mon territoire ? Et puis, plus important... Pourquoi ne l'avais-je pas sentit passer mes frontières ?

- Les... les... bégayai-je. Suis-moi.

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MessageSujet: Re: Europeans, after all [pv Grèce]   29/4/2014, 19:06



Deux nations


« Si vous jugez le livre, le livre vous juge aussi. »







Avant tout il avait désiré voir ce que devenait l'Europe depuis la déclaration d'Evanders. Par Europe il entendait Union Européenne et ses anciens vassaux. Ceux qui furent présent lors de la déclaration de l'Empereur lui avaient déjà assez démontré par leurs réactions leur position. Comme d'habitude depuis la mondialisation il écoutait et regardait plus qu'il n'agissait engrangeant pour son compte des informations pouvant éventuellement lui être utiles à l'avenir. La seule fois qu'il avait lancé un sujet c'était pour demander l'installation d'un piano dans la salle de réunion. Il n'en pouvait tellement plus de voir ses comparses se disputer comme des enfants qu'il s’était mis dans l'idée de jouer quand le désordre devenait trop intense. Enfin. La nation alpine avait envie de bien se forger une opinion sur les deux camps pour prendre cette décision d'importance.

Il n'allait peut être pas faire le tour de l'Europe pour voir tout le monde mais il avait toujours bien apprécié Grèce. Peut être pour son assentiment a l'égard de Turquie. Autriche n'arrivait pas à oublier ce que le turc avait fait par le passé. Cet arabe ne pouvait en aucun cas s’intégrer à l'Europe selon le noble et Roderich avait toujours fait tout son possible pour lui fermer les portes de l'antique continent. En même temps considérant que l'Europe était sa propriété ce qui était presque le cas à une période, l'autrichien sélectionnait ceux qu'il tolérait et ceux qu'ils ne toléraient pas.

Avant même d'obtenir une réponse son regard améthyste scrutait au delà de ses fines montures le faciès habituellement apathique du grec. Il semblait abattu ce qui n'avait rien d’étonnant mais l'autrichien, impassible pouvait vivre aisément en faisant comme si de rien n’était. Enfermer ses émotions au sein de sa personne et ne les laisser s'exprimer qu'au piano voila ce qu'il avait l'habitude de faire. Cela n’échappait pas a la règle. Il restait impérial et majestueux en toute circonstance que ce soit devant ses semblables ou ce tyrannique empereur.

Le grec le reconnut immédiatement. Quoi de moins étrange après tout il devait déjà avoir été averti que l'un de ses semblables avait traversé la frontière. S'étant déjà vu a plusieurs reprises cela n'avait rien d'étonnant. Il espérait que sa présence lui remonte le moral. Ou du moins que son confrère grec appréciait la musique classique. Il y avait indéniablement un écart de culture entre eux deux. Mais tant que la culture subsiste les nation prolifèrent. Il était prêt a suivre le méditerranéen pour lui acheter des livres. L'argent qu'il avait amassé aurait pu lu permettre de racheter la boutique, depuis qu'il était un pays neutre le germanique avait toujours été riche. Il s'était inspiré du fonctionnement de Suisse et d'Allemagne et cela faisait des merveilles.

Il espérait seulement que le grec avait de la bonne littérature. De préférence classique. Il était en mesure de lire en de nombreuses langues donc si sa boutique avait un minimum de bonnes références il pourrait sans doute trouver son bonheur. Son éducation de jeune noble et le fait qu'il administre nombre de ses confrères lui avait conféré une maîtrise quasi parfaite de l'Anglais, du Français (parlé a une époque dans toutes les cours d’Europe), Espagnol, Italien, hongrois, tchèque et croate sans parler du Bavarois, de l'Allemand et des quelques dialectes de son pays.

- Comment allez vous ? Je ne vous ai point vu en Angleterre...

L'implicite de cette question était assurément ou se plaçait la Grèce dans ce nouvel état des choses. Mais Roderich ne pouvait se résoudre à demander directement alors il espérait que son interlocuteur soit assez fin pour saisir. Il espérait également qu'il se montre loquace et que sa présence puisse lui faire oublier un temps les tracas auxquels ils étaient tous confrontés...

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MessageSujet: Re: Europeans, after all [pv Grèce]   30/4/2014, 19:34


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- Comment allez vous ? Je ne vous ai point vu en Angleterre...

- L.. L'Angleterre ? Eh bien...

Je me tordais les mains avec application tout en tournant le dos à la nation autrichienne alors que je le guidais à la section étrangère afin qu'il y trouve son bonheur.

C'est bien, le bonheur. Ça met le rose aux joues des filles, ça fait voler des papillons, ça fait ronronner les chats les plus faméliques, ça fait sourire les vieilles dames et rire les vieux messieurs.

Autant vous l'avouer de suite : je suis tout sauf à l'aise. J'avais déjà assez de mal ainsi pour croiser mon propre regard dans un miroir, alors croiser celui d'une autre nation... Surtout d'une nation comme l'Autriche. Stricte, noble, hautaine... J'esquivai sa question sur mon état.

- Je n'étais pas invité. Ou du moins je n'ai pas reçu d'invitation. D'ailleurs, je n'étais même pas au courant.

Je cachai le tremblement de mes mains dans ma tignasse, l'ébouriffant encore plus qu'elle ne l'était déjà. Et je peux vous assurer qu'elle aurait déjà fait peur à un coiffeur de par son fouillis. Je m'arrêtai brusquement et lui désignai vaguement les rangées.

- La section étrangère. Tu y trouveras l'anglais en grande quantité, et peut-être de l'allemand. Après tout, cette langue est aussi dispensée dans mes... les établissements.

Je détournai mon regard lors de ma correction. Ma terre n'était plus à moi. Je n'étais plus ma terre.

Je m'adossai à un meuble et croisai les bras, autant pour me donner un air dégagé que pour contrôler mes mains.

- Alors ? Comment c'était, le discours ? Je pense en avoir loupé une bonne partie et mon poste n'est plus très jeune. Enfin, il le sera toujours plus que moi!

Je me forçai à rire, mais le cœur n'y était pas. Le cœur n'y était plus. Après tout, le cœur d'une nation n'était-ce pas son peuple ?

- Tu trouves ton bonheur ?

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MessageSujet: Re: Europeans, after all [pv Grèce]   1/5/2014, 19:40



A book for Austria


« Si vous jugez le livre, le livre vous juge aussi. »






Roderich suivit le méditerranéen avec son calme habituel. Son sens de l'observation lui permit de noter qu'a défaut de dissiper la morosité de son confrère, sa présence semblait avoir ajouté un trouble. Enfin le geste de passer la main dans ses cheveux qui pourrait très bien être un tic naturel, lui paraissait trahir une certaine nervosité. Le germanique rangea cette idée dans un coin de son esprit et se plaça face a la rangée des livres. Il passa la main sur les ouvrages exposés et en tira un qu'il feuilleta rapidement avant de le ranger. Dans l'idéal il aurait apprécié lire du Sweig, bien qu'il avait déjà lu toutes ses œuvres. Quoi de moins étonnant après tout c'était un auteur Autrichien. Mais pas de Sweig. Ici des ouvrages de philosophie, ou classique entre autres mais pas réellement ce qu'il désire.

Il entendit le fait que l'allemand soit enseigné chez lui et nota aussi l’hésitation sans mot dire. Regardant un peu du coté des ouvrages en anglais il trouva pas mal d'auteurs qu'il avait intégralement lu. Il préférait largement le Hongrois à cette langue ou encore le Francais, bien plus élaboré mais encore une fois il ne pipa mot. L'autrichien attrapa un bel ouvrage assez volumineux et après un rapide regard l'élit comme ce qu'il allait acheter. En anglais donc. Le germanique se tourna vers son alter ego grec et remonta ses lunettes pour a cause d'un tic que par réelle nécessité.

Roderich nota qu'il s'était adossé a une étagère et semblait fuir son regard. Ce qui n'était pas commun. D'ordinaire les gens intrigués par la coloration de ses iris s'y accrochaient bien que ce ne soit pas le cas de ses confrères d'agir ainsi. Son expression calme et neutre n'exprimait aucune antipathie. Il leva juste un sourcil quelque peu étonné. Il s’apprêtait a répondre à sa question quand celui ci partit dans un petit rire amusé. Se voulant amusé. Roderich n'était pas dupe. Mais encore une fois il resta aussi fermé qu'une huitre.

- Inintéressant. Cela ne servait qu'a préparer la partie nous concernant. Alors vous n'avez rien raté. J'ignorais que vous n'étiez pas invité je pensais que tout les nôtres étaient conviés à la base... personne n'était au courant de ce genre de décisions bien que c'était à prévoir... Au fait je vous prend ce livre. Je ne sais pas si l'on peut encore parler de bonheur en des temps aussi sombres mais hors métaphore j'ai trouvé livre a ma convenance.

Il montra l'ouvrage au grec, dans le but que celui ci lui indique le prix. Mais il avait le sentiment que sa présence n'arrangeait pas forcement l'autre européen.

- Au fait je compte rester quelques jours. Je compte me produire au piano a Athenes. J'espère que l'initiative ne vous pose aucun problème.

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MessageSujet: Re: Europeans, after all [pv Grèce]   7/5/2014, 11:10


   
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- Inintéressant. Cela ne servait qu'à préparer la partie nous concernant. Alors vous n'avez rien raté. J'ignorais que vous n'étiez pas invité je pensais que tout les nôtres étaient conviés à la base... personne n'était au courant de ce genre de décisions bien que c'était à prévoir... Au fait je vous prend ce livre. Je ne sais pas si l'on peut encore parler de bonheur en des temps aussi sombres mais hors métaphore j'ai trouvé un livre à ma convenance.

Je haussai les épaules. Peut-être que j'avais effectivement reçu l'invitation et que mon gouvernement avait oublié de me transmettre l'enveloppe -après tout nos adresses de domiciliation ne sont pas sensées être connues de nos voisins, enfin, tout dépend du voisin- mais je doute que j'aurais entrepris un pareil voyage. Surtout si c'était pour me retrouver coincé avec Turquie.

Et ne croyez pas que la décision de l'Empereur nous ait rapproché l'un de l'autre. Nous... nous ignorons, tout simplement. Une sorte de traité de paix tacite entre nous. Chacun ses soucis, chacun ses frontières.

Je jetai un œil à l'œuvre que l'aristocrate me tendait, lui annonçant les euros qu'il allait devoir lâcher dans mon tiroir-caisse. Oh ! Rien de très fabuleux, mais ce sera toujours ça après une semaine de quasi inactivité...

- Au fait je compte rester quelques jours. Je compte me produire au piano à Athenes. J'espère que l'initiative ne vous pose aucun problème.

Je haussai de nouveau les épaules et attrapai l'ouvrage, me dirigeant vers la caisse avec.

- Fais ce que bon te semble. J'espère que tu auras du succès, cela dit. Si mon gouvernement a accepté que tu te produises, je me vois mal te forcer à décamper !

Je passai le code-barre à la machine et entrepris d'emballer l'achat, toujours pour m'occuper les mains, évitant le regard de mon vis-à-vis.

- Comment va Hongrie ?

Parfois je me remémorais mon enfance passée sous la domination Ottomane, avec pour compagnon de jeu notre aîné silencieux et sa passion pour les pots, Égypte, les deux inséparables, Roumanie et Bulgarie, le petit dernier à la larme facile, Chypre et le garçon manqué, Hongrie. Même si nos pays portaient d'autres noms, n'étaient pas d'accord, avaient un passé commun ou difficile, nous restions unis. Même si Roumanie et Hongrie se démontaient la tronche avec une passion sans égale, que Bulgarie avait des crises d'instinct le tournant au ridicule, que Chypre se mettait à pleurer à la moindre histoire roumaine, même si Égypte passait des heures sans prononcer un mot... Même si nous étions sous domination Ottomane, c'était de délicieux moments passés ensemble.

   
   
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MessageSujet: Re: Europeans, after all [pv Grèce]   7/5/2014, 19:47



Une personne pour lier les passés


« Si vous jugez le livre, le livre vous juge aussi. »





Il suivit le vendeur sans mot dire. Au fond la morosité de l'autre le mettait mal à l'aise. Il était rare qu'il se déplace, surtout pour quelqu'un de qui il était si peu proche mais lorsqu'il le faisait il s'attendait à un minimum de contentement. La il avait juste l'impression d'être un intrus, de déranger. Roderich ne pouvait pas rester ainsi, cela blessait énormément sa dignité de voir autant d'indifférence à son égard. Assurément, cela, il le cachait sous son air impassible de façade. Le noble pouvait comprendre qu'on se montre très touché par l'annonce de l'Empereur, mais qu'on ne puisse plus réagir normalement était une toute autre chose. Il le connaissait comme quelqu'un de certes un peu narcoleptique mais également une nation avec un important fond culturel qui dégageait donc un intérêt et un rayonnement particulier. En réalité l'autrichien le connaissait fort peu mais en venant il avait dans l'espoir que désormais tout les européens se serrent les coudes et cherchent a s'entraider. Peine perdue. Le germanique par sa froideur de façade ne pouvait aisément faire comprendre ce genre d'intentions.

Cependant il tiqua lorsque celui ci fit allusion à Hongrie, et détourna brusquement le regard, ses épaule et son maintient si fier s'affaissant quelque peu. Il se reprit vite, redoutant que le grec l'ait vu dans son bref instant de faiblesse. Elizaveta était la seule faille dans son cœur de glace. Ses yeux se fermèrent un moment. Cela faisait très longtemps qu'il ne l'avait point vu, pourtant encore son voisin. Il mourrait pour elle si elle ne désirait plus le voir. Elle était l'une des rares personnes dont il tenait compte de l'avis, l'une des seules personnes dominant entièrement l'ancien Empire. Il attendait que le grec lui rende son livre avec impatience marquant un long temps de silence.

Tant de passé vécu ensemble, tant d'histoire, tant de choses pour que cela s'achève ici si elle le dénigrait. Après le discours, plus rien n'était sur. Il n'avait reçu aucune nouvelle d'elle. Sa lettre pleine de passion n'avait reçu aucune réponse. L’évocation de son ex femme lui était douloureuse car elle remuait le couteau dans sa pleine interne. Il avait un mal fou à conserver son impassibilité, mais après ses quelques écarts il se reprenait de nouveau en main tandis que dans son esprit la tempête faisait rage.

- Désolé je n'ai aucune nouvelle. Si vous voulez qu'on se revoie je vous laisse mon adresse... Je suis exténué par le voyage... Je compte donc vous laisser sur ces entrefaites.

Roderich reprit son livre et s’apprêtait à partir. Il marqua un temps d’hésitation cependant, guettant la réaction de son homologue grec.

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MessageSujet: Re: Europeans, after all [pv Grèce]   9/5/2014, 12:46


   
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Je lui tendis son achat et relevai alors la tête. Pas besoin de la voir pour imaginer la douleur qu'il devait ressentir en cet instant.

- Désolé je n'ai aucune nouvelle. Si vous voulez qu'on se revoit je vous laisse mon adresse... Je suis exténué par le voyage... Je compte donc vous laisser sur ces entrefaites.

J'étais un gros débile.

J'avais laissé mes ressentiments peser sur ma personne et mon humeur, alors qu'un de mes homologues était venu aux nouvelles. Et moi, qu'est-ce que je faisais ? J'étais désagréable, égoïste.

Je sortis de ma caisse et posai vivement une main sur son épaule en une faible tentative pour le retenir. Maintenant que c'était fait, il me fallait trouver une excuse pour cet acte irréfléchi.

- Hongrie... Élizaveta est une femme forte. Elle... Ne t'inquiètes pas pour elle, elle... Prends soin de toi pour lui faire plaisir et honneur, c'est ce qui lui importe, j'en suis sûr.

Où était passé l'orateur que j'étais, alors ? Je me trouvais presque incapable d'aligner deux mots de bon sens, j'avais peut-être même blessé Autriche de manière non intentionnelle, allez savoir.

Je le relâchai et fourrageai à nouveau dans mes mèches éparses.

- Je n'ai pas été bon hôte, et je le regrette sincèrement. Je me suis mal comporté, je te présente donc mes excuses.

J'eus à ce moment-là le courage de croiser son regard et, si ses hypnotisants iris violacés, et ce que je pus y voir me serra le cœur. J'avais devant moi un confrère. Notre douleur n'était sans doute pas la même, pas vécu de la même manière mais le résultat restait le même : on s'attaquait à notre propre essence. À notre existence. À ce qui nous définissait. Nous étions des nations, nous étions là pour soutenir un peuple qui nous soutenait en retour.

- Qu'allons-nous devenir, Autriche ? Que va-t-on faire de nous ?

Je savais qu'il n'en avait pas la réponse, alors je tendis à nouveau ma main devant moi, mais cette fois-ci pour lui serrer la main.

- Je ne te retiens pas plus longtemps si tu es autant fatigué. Passe autant de fois que tu le veux ici, tu es le bienvenue. Je viendrai te voir à ton concert, je t'en fais la promesse.

Je le suivis jusqu'à la porte, la lui tenant et le saluai de nouveau, lui souhaitant une bonne journée et un bon séjour en territoire grec.
   
   
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MessageSujet: Re: Europeans, after all [pv Grèce]   11/5/2014, 18:19



Konzert

« Toute valeur n'entraîne pas la révolte, mais tout mouvement de révolte invoque tacitement une valeur. »







Roderich sentit sur lui la main de son homologue. Ordinairement il se serait dégagé, n'appréciant guère qu'on le touche sans sa permission, mais il ne désirait pas froissé le grec et se sentait las, trop pour avoir à affronter le désarroi qu'un tel acte risquerait d'engendrer. Mais à son grand plaisir, il le relâcha lorsqu'il tenta de le rassurer. L'autrichien déplorait d'avoir laissé entrevoir ses failles. Ce genre de recommandation il n'en avait pas besoin, et cela lui déplaisait d'avoir ainsi suscité la pitié. Ses affaires étaient ses affaires après tout il savait bien comment se prendre en main tout seul. Il voulait reconnaître et rendre justice a la sollicitude du grec mais il ne pouvait l'apprécier à sa juste valeur.

Puis des excuses. Les excuses, il les acceptait sans trop de peine. Cela lui semblait assez sincère et le contentait d'une manière ou d'une autre bien qu'il sente cela vain. Maintenant ce n'était plus les excuses qui allaient les sauver. Contentement trop temporaire, trop fugace donc. Le noble ne savait ce qui avait  débloqué le grec ainsi, enfin grâce à cela il était rassuré sur leur relation. Il pensait qu'il l'évitait sciemment, mais cette pensée avait été ratifiée par ce que montrait actuellement de lui son semblable grec. Pour la première fois depuis son entrée dans la boutique il croisa ces yeux bleus qui le fuyaient et y put voir un écho de sa propre douleur. L'instant qui lia les regards fut sans doute bref mais lourd de sens, lourd de conséquences. Chacun avait capté en l'autre ce qu'il tentait de dissimuler, chacun avait vu un reflet un peu étrange dans les yeux de l'autre. D'apparence, il n'y avait aucun rapport entre ce noble strict, toujours parfaitement apprêté et presque trop solennel et ce libraire un peu nonchalant, irradiant habituellement une certaine tranquillité. Mais au fond, leur essence étant de même nature leur destin était irrémédiablement lié. Comme celui de toutes les nations.

Il lui serra la main formellement et essaya de répondre à cette interrogation dans un murmure sans réellement savoir si l'autre avait entendu.

- J'imagine qu'il ne nous reste plus qu'a lutter ou nous laisser mourir...

Peut être ses propos étaient ils pessimistes mais alors que toute manifestation de culture était fortement prohibée, la santé des nations s'amoindrissait. Il savait qu'il allait souffrir, lui qui s'était trop coupé des humains pour savoir que faire. Certes il avait encore contact avec son peuple mais les gens commençaient peu à peu à l'oublier. Il sortit ensuite, saluant cordialement le grec, retenant l'invitation. Roderich esquissa un rare sourire lorsque celui ci promit de venir a son concert. Au moins une bonne nouvelle. La soirée du lendemain promettait d'être plaisante.

***

Il vérifia que ses gants blancs ne marquaient aucun pli, resserra une nouvelle fois son jabot et redressa un peu son col. Son cœur battait fort dans sa poitrine. C'était la première fois de sa vie qu'il se produisait sur le sol grec. Roderich par habitude ne ressentait pas le stress mais il espérait donner une excellente prestation en cette soirée. Pour lui ce ne sera pas seulement de la musique qu'il allait jouer. C'était aussi la marque de sa révolte, l'un des rares moments ou il pouvait ouvrir la porte a ses véritables sentiments. Sentiments qu'il allait partager avec l'assemblée. Ainsi son âme devait renoncer à toute pudeur et se livrer entière  par le biais de l'instrument.

Le musicien entra dans la salle remplie. Il fit bien attention à ce que son regard ne croise pas ceux des personnes d'importance présentes. Roderich savait qu'il n'y avait pas que des grecs dans la fameuse salle d'opéra d’Athènes qui s'étendait sur plusieurs étages. Bien éclairées, elle possédait un aménagement plutôt simple comparé à d'autres plus baroques qu'il avait eu l'occasion de voir mais très esthétique. Lorsqu'il était entré la lumière de la salle avait décru pour n'illuminer désormais que la scène ou se trouvait un piano à queue de belle facture. Noir verni, s'assortissant avec la salle par sa simplicité et son esthétisme, il était le genre d'objet sur lequel l'autrichien pouvait sans rechigner exercer son art.

Il salua les gens présents, comme il convient de le faire lorsqu'on l'annonça, et alla sans perdre de temps s'installer au piano.  Il commença avec naturel, avec tout d'abord des rythmes plutôt calmes et  lents. Normalement chaque personne dans la salle avait hérité d'un programme expliquant ce qui serait joué par monsieur Edelstein. Puis petit à petit, il alla crescendo dans le rythme, d'abord par des valses de plus en plus rapides. Quelqu'un le connaissant, quelqu'un d'attentif à sa musique aurait su voir la le dépassement de son calme de façade qui laissait place a une certaine indignation, seulement exprimée par des notes. La mélodie était entièrement bâtie sur ses sentiments s'exprimant enfin, si longtemps enfermés. Il jouait comme a son habitude les yeux fermés, sans autre partition que ce que son esprit lui dictait de faire.

Roderich martelait désormais les touches à un rythme plus soutenu, ses longs doigts pales courant sur le clavier comme si ils étaient conçus pour cette tache. Puis, laissant le rythme en suspend a la fin du dernier morceau, il ne se leva pas pour autant. Il sentait sur lui les regard inquisiteur des gens, troublés par ce soudain silence, ce calme après la tempête. Le pianiste ne leva pas les yeux ers l'assemblée et repris sur une note que personne n'attendait. Le programme ne prévoyait aucune suite et l'Autrichien comptait bien sur l'effet de surprise. Il interpréta l'hymne grec, l'hymne à la liberté en chantant dans la langue de son hôte. Sa voix était vibrante d'émotion, mais se mariait agréablement avec l'air, en dépit de son léger accent. Ainsi il entendait rendre gloire et honneur a celui qui l’accueillait, espérant rattraper le flou de leur entrevue de la veille. Puis, sans attendre, il embraya sur son propre hymne qu'il chanta de même, Land der Berge, Land am Strome (Pays des montagnes, pays sur le fleuve ). L'hymne autrichien prenait toute sa splendeur, déclamé de cette voix, accompagné de telle sorte. Une larme roula, infime, discrète et lourde de sens, pour aller rapidement se perdre.

Puis il se leva sous les murmures de la foule. Les partisans de l'Empereur protestaient d'indignation car il avait sciemment enfreint la règle consistant à ne plus manifester quoi que ce soit en rapport avec les pays. Les hymnes, symboles de patriotisme, étaient hautement prohibés. Mais il n'en avait cure. Le noble se dressa sur scène et défia la foule du  regard. Un regard qui avait perdu tout les sentiments qu'il avait manifesté un instant plutôt. Estomaqués certains se tinrent coi. Le pianiste effectua un salut, et lorsqu'il se redressa, son regard améthyste vint se ficher dans celui du grec.

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MessageSujet: Re: Europeans, after all [pv Grèce]   17/5/2014, 09:29


   
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J'étais là, dans mon coin.

Suite au départ de Autriche, j'avais piqué un sprint jusqu'au bâtiment de mon gouvernement, me moquant bien pour une fois de l'image que je renvoyais, m'excusant tout juste des problèmes que je causais. Il me fallait une place pour demain, et au plus vite !

Une promesse était une promesse, après tout.

Donc bref, j'ai effrayé les quelques Grecs sur mon chemin et tout ceux que j'ai pu croiser dans le palais présidentiel. Après, que cela vienne de mon apparence négligée ou de mon obstination assez... particulière, allez savoir.

Toujours est-il que je sortis du bâtiment avec fierté, le billet fermement serré dans mon poing et toute l'attitude d'un gagnant. Oublié le discours de l'Empereur, les murmures incessants au fond de mon être, l'attitude blessante de mon peuple. Oublié, jeté dans un trou obscur éloigné de mon esprit, là où mes neurones n'allaient jamais.

Lorsque j'entrai dans l'Opéra, je ne pouvais m'empêcher de tirer sur ma cravate avant de la renouer et ce, plusieurs fois de suite, mal-à-l'aise sous les regards des humains, je filai à la loge où se trouvait la place qui m'était due, évitant tout contact visuel.

M'enfonçant dans le siège, je feuilletai le dépliant pour me donner une contenance, espérant que ça suffirait pour que l'attention générale se détourne de ma personne.

Je pourrais profiter d'un moment agréable un court instant, s'il-vous plaît ? J'ai vécu une assez mauvaise semaine (ou était-ce plus ?), je n'ai pas besoin qu'elle s'étale sur ce moment de repos, éloigné des affaires politiques que je suis.

Mais je repoussai toutes ces pensées attristantes lorsque la lumière s'éteignit au profit de la scène où Autriche finit par apparaître, tiré à quatre épingles, comme toujours.

Je m'installai plus confortablement, allongeant mes longues jambes, bien content que la loge soit quasiment déserte, même si cela prouvait que le gouvernement était mal vu, maintenant, car je sais que certains de ses membres hauts placés se seraient damnés pour assister à un récital d'un tel standing. Qui d'autre que Roderich pouvait maîtriser ces partitions centenaires, hormis leurs auteurs ? C'est bien simple, personne.

L'accueillir était un véritable honneur.

Lorsque les premières notes emplirent l'air, je fermai les yeux. Non, je n'envisageais pas de piquer un petit roupillon, tout de suite... Si je faisais cela, c'était pour me plonger entièrement dans cette musique ensorcelante qui me permit de m'évader bien loin de mes soucis, de mon pays.

Je ne les rouvris que peu avant la fin du dernier morceau annoncé par le dépliant et, quand la dernière note résonna grâce à l'acoustique de la salle, je me levai, bien décidé à le rejoindre par les coulisses. C'est pour cela que lorsque les notes reprirent, je me figeai, particulièrement lorsque je reconnus mon hymne. Mon hymne. Chanté par l'Autriche elle-même.

Je dus m'arrêter, prendre appui contre un mur et lutter contre les larmes qui me venaient aux yeux, chantant tout bas ce qu'il chantait tout haut, me moquant éperdument du regard soucieux des employés autour de moi.

Και σαν πρώτα ανδρειωμένη,

C'est ce vers-la qui me redonna la force pour me redresser et rejoindre les coulisses, arguant de mes papiers gouvernementaux afin de rejoindre mon homologue. Il fallait... il fallait que je lui parle. Ou du moins le remercie.

Lorsque je parvins enfin à mon but, il était encore penché sur la clavier de son piano, chantant cette fois-ci son propre hymne. J'étais entouré de techniciens pétrifiés semblant ne pas savoir comment réagir. Mais je n'en avais cure. Car là, juste devant moi, une nation avec laquelle je n'avais que des échanges restreints, venait d'interpréter mon hymne, abolit alors par la folie d'un borgne tout puissant. Il s'était embêté à l'apprendre, à le jouer, et à ne pas massacrer ma langue.

Du revers de la main, je séchai des larmes que je n'avais pas senti couler, le fixant toujours alors qu'il se redressait, semblant défier la foule de son regard si particulier. Et lorsque ce même regard se tourna vers moi, je ne pus contrôler mes jambes et je le rejoignis, alors, ébloui par les spots violents, devant une masse bruyantes et agitées de spectateurs qui avaient pris le parti de l'Empereur.

Je fixai de mes grands yeux verts, portant sa main à mes lèvres pour la frôler en un remerciement, puis la relâchai, laissant couler les larmes que je m'efforçais de retenir.

- Aucun mot d'aucune langue de ce monde ne sera assez fort pour t'exprimer ma gratitude, Autriche, déclarai-je d'une voix étouffée. Alors, juste, merci. Je te suis plus que jamais reconnaissant.

Reconnaissant de m'avoir rappelé que j'étais une nation, que je pouvais me battre, aussi bien dans l'ombre qu'en pleine lumière, qu'il ne m'était pas impossible de me retourner contre ce peuple qui me faisait vivre et me faire entendre.

- Merci, soufflai-je.

   
   
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MessageSujet: Re: Europeans, after all [pv Grèce]   23/5/2014, 17:38



Riot

« Toute valeur n'entraîne pas la révolte, mais tout mouvement de révolte invoque tacitement une valeur. »







Il détourna les yeux au moment ou le grec vient saisir sa main. Il écouta les paroles remplies d 'émoi d'une oreille distraite, le regard de nouveau plongé dans l'assistance, le regard plonge vers le théâtre des actions. La salle ou étaient assis les spectateurs. Il semblait ne rien regarder et pourtant tout voir.  Ceux venus ici ce soir étaient tous la pour voir Roderich Edelstein, noble Viennois, l'un des meilleurs musiciens que ce monde ait connu. Tous ici auraient voulu voir l'humain que paraissait être l'homme au yeux lavande. Ils se rassuraient d'avoir contribué à cette soirée en se disant qu'ils n'allaient qu'écouter de la belle musique. Grave erreur de jugement. Ce qu'ils avaient vu en cette soirée était l'Autriche dans toute sa gloire, dans toute sa puissance de nation. Jamais depuis l'édit de l'Empereur il n'avait été autant nation.  

La musique n'était pas que seule esthétique elle était le vecteur de ses passions. Elle était le vecteur de son âme, de tout ce qu'il enfermait sous son impassibilité de façade. Son combat avait commencé dés que ses doigts avaient effleuré le clavier. Il n'était pas comme ceux qui se déclaraient  ouvertement rebelles cependant, sa rébellion non moins noble se manifestant sous forme de notes. Les hymnes avaient toujours été porteurs de sentiments importants, véritables emblèmes de patriotisme. Le public estomaqué, la rumeur des conversations n'avait pu su reprendre face aux deux êtres qui se tenaient côte à côte sur la scène. Deux nations, bien que dans le déclin leur aura se faisant amplement sentir, leur faisaient face du haut de leurs siècles d'existence.

Cela se voyait bien que les humains allait agir. Mais Roderich se délectait de cette minute de silence, d'infini, le calme avant la tempête. Une tempête qu'il n'avait une fois de plus pas manqué de provoquer. Puis dans la foule apparut une drapeau bleu et blanc rayé, celui de la Grèce. Étendard porté a bout de bras par un couple de jeunes patriotes se fit vite voir par des miliciens de l'empereur postés dans la salle. Quelqu'un cria :

- Ελευθερία ή θάνατος ! (La liberté ou la mort, devise de la Grèce)

Petit a petit tous les humains s'animèrent. D'abord lentement comme sorti d'une transe, puis de manière plus rapide, plus précipité. Avec le son qu'il produisaient, la nation ne put s’empêcher de les comparer à un essaim d'insectes, éphémères et bruyants. Une noble défaillit. Son mari l’entraîna hors de la salle tandis que les miliciens remplissaient l'espace. Certains, galvanisés commençaient à encourager les gens a se révolter. D'autres se dressaient contre eux, des nobles, des gens aisés, des partisans de l’empereur. Tout devenait confus et brouillons. La nation constata une fois de plus le conflit dont elle était l'élément déclencheur sans en être la cause.

Ses yeux violets étaient de nouveau plongés dans le vague. Cet émeute, il n'avais rien à faire dedans. Les humains devraient se débrouiller entre eux désormais, eux qui ne voulaient plus des nations. Il se retourna vers son hôte, s’apprêtant a quitter la salle. Roderich fit quelques pas en direction de la sortie jusqu'à ce que retentisse dans la salle, renforcé par l'acoustique particulière du lieu :

- Für Österreich ! (Pour l'Autriche)

Il se retourna vers la d’où semblait provenir la voix, mais ne vit que le dos de deux miliciens. La voix du jeune patriote avait résonné dans son cœur comme un battement. Comme une pulsion d'espoir. Il consulta vaguement son confrère du regard. Dans l'assistance on cria de saisir les deux nations qui n'avaient pas respecté les règles de l'empereur. La nation germanique porta la main à sa ceinture. Roderich effleura la crosse de ses pistolets. Il serait prêt à se battre, voire à tuer, mais il attendait que le Grec lui en donne la permission. Pour la majorité, cela restait son peuple après tout, quoiqu'on en dise. Il n'avait pas vu les miliciens a vrai dire. Personne ne lui avait indiqué leur présence ce soir, lors de cet événement. Après tout les organisateurs avaient aujourd'hui tout les droits sur cela. Il n'avait plus de statut particulier.
Certaines personnes étaient sorties. D'autres avaient repris la bannière bleu et blanche. Certains autres prenaient des armes. Les miliciens abattirent une personne. Dans la tête. Une flamme nouvelle brûlait dans le regard améthyste de l'Autriche. Ce coup de feu, ce rouge se rependant sur le sol ne l'affectaient pas. Seul le cri l'unique cri en sa faveur avait fait repartir son cœur, lui avait donné une vigueur nouvelle...

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MessageSujet: Re: Europeans, after all [pv Grèce]   31/5/2014, 17:32


   Je me relevai et lâchai par la même occasion la main de Autriche, me tournant vers le public dont le calme était inquiétant. Enfin, le calme... le choc, devrais-je plutôt dire, car je voyais bien sur leurs traits figés la stupeur occasionnée par la décision insensée prise par mon homologue.

Mais parmi cette assemblée de grimace, l'espoir jaillit sous la forme d'un drapeau. Le mien. Tellement reconnaissable... Et ce couple qui le tenait à bout portant, semblant vaciller sous l'effort demandé et les regards lourds de leurs compatriotes... J'aimerais tellement pouvoir les rejoindre, attraper la hampe et les soutenir dans leur décision.

Mais un cri déchira soudainement le silence épais qui avait empli la salle, telle une brume. Et ce fut comme un signal. Comme si tout le monde avait attendu cette exclamation pour reprendre sa respiration, pour hurler sa position actuelle, pour agir

Mais moi, je ne voyais pas un peuple en train de ses battre pour ce qu'il pensait bon pour lui. Moi, ce que je voyais, c'était...
Des émeutes. Partout.

Je voyais ce qui restait d'arriver. Une guerre civile. Encore. Elle risquait d'être encore plus meurtrière que celles qui la précédaient.

Les guerres civiles sont les hantises des nations. Car la Folie nous emporte et nul ne sait quand elle nous relâche, parmi des décombres fumants, des cris d'orphelins et les tâches de sang.

Du coin de l’œil, j'aperçus Autriche frôler la crosse de ses pistolets. Je lui pris alors les mains, lui adressant un regard suppliant pour qu'il n'en fasse rien. Mais, lorsque ce fut une autre arme qui faucha une vie, je ne pus m'empêcher de hurler :

- ARRÊTEEEEEEEEZ

J'avais vidé tout le contenu de mes poumons dans cet appel au cessez le feu. Il fallait que tout cela se stoppe. Et pour cela, je devais mettre mes talents d'éloquence en fonction.

Ayant capté l'attention de tout un chacun, je serrai fortement les poings, autant pour me donner du courage que pour maîtriser ma voix.

- Nous... Nous sommes venus ici avant tout pour passer un moment agréable, de profiter des talents musicaux du pianiste d'excellence qu'est kúrios Edelstein. Pas pour faire de la politique. (monsieur)

Je fis un large mouvement du bras afin de diriger l'attention sur mon homologue à mes côtés. Je n'avais pourtant pas tourné la tête, gardant les yeux obstinément fixés sur la foule figée. Je pris une nouvelle inspiration.

- Je suis désolé de vous avoir mis dans une telle situation. Si il y a quelqu'un à blâmer ici, c'est moi. L'Empereur a sûrement raison, il est hors de question que je vois mon peuple se déchirer... et c'est pour cette raison que je vous l'annonce officiellement...

Il fallait que je dise ces mots. Il fallait que j'imprime cette décision dans mon esprit et que je serre les dents. Ça n'allait pas être sans douleur.

- La Grèce abaisse ses frontières. J'accepte la décision de l'Empereur et me plierai à ces ordres futurs. Je reconnais sa souveraineté.

Chaque mot était une torture à prononcer, à laisser sortir. Je voulais les rattraper, mais une fois qu'ils avaient quittés mes lèvres, c'était peine perdue.

Je voyais les visages effrayés et effarés de ceux qui militaient pour mon statut de nation, mais aussi ceux satisfaits des pro Evander. Voulant les éviter, je courbai l'échine, comme si je saluais à la fin d'un spectacle. Le spectacle de ma vie de nation.

- Merci d'avoir cru en moi durant toutes ces années. Prenez soin de vous. Longue vie à l'Empereur.

C'était fini pour moi. Et je n'avais pas envie de me tourner vers Autriche qui éviterait sûrement mon regard. Je n'étais qu'un lâche. Mais un lâche qui aimait son peuple. Alors je fis volte-face et sortis par les coulisses de l'autre côté. J'avais encore le temps de rejoindre les bureaux de mon gouvernement pour qu'il sache enfin qu'elle était ma décision. L'affaire n'avait que trop traîné.

   
   
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MessageSujet: Re: Europeans, after all [pv Grèce]   5/6/2014, 00:16



Désapprobation

« Toute valeur n'entraîne pas la révolte, mais tout mouvement de révolte invoque tacitement une valeur. »







Pour la seconde fois le grec pris les mains de l'autrichien qui n'appréciait pas particulièrement ce genre de contact. Puis il les lâcha, au grand plaisir de l'aristocrate qui avait bien compris le message et qui fixait toujours l'endroit ou avait disparu son patriote de ses améthystes froides. Il ne réagit pas lorsque son hôte cria, pas non plus lorsqu'il amorça son discours, réfléchissant déjà à son retour chez lui. Il fallait qu'il prenne des mesures pour que les patriotes puissent continuer a vivre libres et continuer a faire battre son vieux cœur de nation. Roderich ne manifestait ni pour ni contre l'empereur mais s'assurait de ne pas se laisser faire. Il voulait que son ex femme voit qu'il n'était pas faible et pouvait se débrouiller seul.

Prêtant une oreille distraite aux paroles de son homologue, il remarqua le geste le désignant, les regards se tournant vers lui et il se reprit, considérant de nouveau l'ensemble, ses iris lavande n'étant liés à aucun point fixe. La responsabilité de l’événement dans son esprit lui retombait dessus. Sa prestation avait déchaîné des passions interdites, il avait enfreint la loi, et c'est Héraclès qui payait le forfait de son entreprise. Il se revoyait, pointé du doigt par l'Europe après avoir initié la première de celles que l'on nommait les guerres mondiales. Mais, stoïque, impassible, il restait comme un être inhumain, insensible a tant de souffrances. Il montra la même impassibilité lorsque le grec annonça sa décision d'abaisser ses frontières. Mais que dire lorsqu'on était incitateur du trouve qui l'agitait ? Le germanique prenait son temps pour réfléchir à comment réagir à cela, ne montrant rien de ses pensées. L'on aurait presque pu penser qu'il était l'un des humains qui leurs faisaient face, les émotions en moins.

Roderich ne comprenait quand même pas cela. Deux des nations ayant la liberté le plus inscrit dans leur identités avaient rejoint les rangs de l'empereur. Pourquoi étaient ce les plus férus de cette liberté, celle qui l'avaient portée au rang d'emblème national, l'avaient elle laissée tomber ? L'hymne de la Grèce se nommait l'hymne à la liberté et sa devise la clamait. France avait fait exécuté ses dirigeants, avait construit non pas une mais deux statues de la liberté, et le mot figurait dans sa propre devise. Le germanique était perplexe. Lui s'était toujours astreint aux ordres et pourtant ne ployait pas. Il restait la entre ces deux camps, ces deux hordes sauvages qui menaçaient de s'entrechoquer écrasant tout ce qui restait au milieu...

Le dernier « Longue vie à l'Empereur » du méditerranéen résonnait dans l'esprit de l'alpin comme un glas. Un requiem. Il s'en allait, lui faussait compagnie, le laissant seul devant cette foule. Foule qu'il salua après le départ d'Héraclès par un :

- Abschied  Athen (Adieu Athènes)

Il s'en alla à son tour, au moins pour présenter son au revoir a son hôte. Qu'il allait quitter les terres de l'Empire sans attendre. Désormais il se sentait en territoire hostile, un territoire ou il n'avait plus le droit d'exister. Par ces paroles Grèce devenait son ennemi et celui de toutes les nations. Ses bottes claquaient sur le parquet de la scène, puis continuaient leur bruit régulier lorsqu'il se pressa pour aller rejoindre son semblable en passant par les coulisses. Ce son le hantait. Il était dans sa mémoire trop associé au souvenir de la seconde guerre mondiale, aux rangs serrés de la Wehrmacht. Celui qui avait mis l'Europe à feu et à sang poussant le monde entier à venir se pencher sur son cas. Et qu'était il, lui dans ce conflit ? Une possession due à l’idéologie du Pangermanisme. Une annexe, un territoire que l'on avait accepté presque par charité.

Lui qui avait été un Empire avait du s'abaisser à suivre tout les ordres du Reich allemand pour assurer sa survie. Il avait vu des choses toutes plus inhumaines les unes que les autres, parfois perpétrées de sa main sans ciller. Maintenant il éprouvait des remords. L'autrichien n'en avait jamais parlé à personne mais souvent ces souvenirs de guerres étaient ses cauchemars. D.ieu merci cela était derrière désormais. Le présent s'incarnait en la personne du Grec qu'il fallait aller saluer. Grec qu'il finit par trouver, s'étant dépêche pour ne pas le rater, en extérieur.
Roderich n'exprimait rien. Son silence avait pour ut de ne laisser aucune opportunité a son interlocuteur de se justifier et en un sens le faire un peu culpabiliser. C'était certes cruel mais le germanique refusait de juger ouvertement cet acte. Il entreprit de lui poser une main sur l'épaule pour le faire s'arrêter, enfreignant son habituelle retenue. Dés que celui ci lui parut apte à écouter il dit simplement :

- Je rentre a Vienne. Je vous remercie de m'avoir accueilli. Puisse Athènes rester toujours aussi resplendissante. Si vous désirez venir chez moi je vous recevrait avec grand plaisir, mais je ne vous garantis pas que votre nouveau statut y recevra bel accueil..

Il ne s'étala pas sur le sujet adressant les reproches a sa manière. Roderich s’apprêtait déjà à repartir.

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MessageSujet: Re: Europeans, after all [pv Grèce]   9/6/2014, 11:34


   
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   Je marchais. Vite. Et tout simplement.

Le vent battait à mes oreilles en un vacarme assourdissant, alors que le sang fouettait mon visage. Ou était-ce l'inverse ?

Je n'étais pas vraiment disposé à réfléchir, cette fois. Il fallait que je ferme mon cerveau, l'empêche de mettre la machine en route, que mes méninges restent au calme et que je ne philosophe plus. Au moins pour le reste de la soirée, jusqu'au lendemain.

Car le lendemain sera différent. Car le lendemain sera décisif.
Un peu les lendemains de cuite, au fond. On regrette d'avoir agi ainsi et on jure que plus jamais....

Sauf que mon « plus jamais » sera éternel. Et que les jours à venir se résumeraient à des lendemains de cuite où je ne pourrais que regretter mon choix un peu plus chaque jour, à voir le temps se répéter inlassablement, comme pris dans une boucle infernale.

Je ne sortis de ces pensées qu'en sentant une main sur mon épaule. Je me retournai, avec le futile espoir que ce soit Chypre pour une visite surprise, ou un de mes citoyens (ex-citoyens, plutôt) qui voulait me remonter le moral, ou... même Turquie aurait été accueillit à bras ouverts, juste pour me changer les idées quelques minutes alors qu'on se massacrerait joyeusement !

Mais, ce n'était que Autriche. Autriche et son regard bien trop violet, bien trop pesant.

Je me figeai sous sa prise, m'attendant un peu à tout de sa part. Un simple regard méprisant, une pique humiliante ou un discours moralisateur. Même un coup quelconque !

- Je rentre à Vienne. Je vous remercie de m'avoir accueilli. Puisse Athènes rester toujours aussi resplendissante. Si vous désirez venir chez moi je vous recevrait avec grand plaisir, mais je ne vous garantis pas que votre nouveau statut y recevra bel accueil...

Je le fixai quelques instants, sûrement avec des yeux perdus, l'étant un peu moi-même.
Bien que mon esprit était moins embrouillé que la veille, que la solution s'était imposée d'elle-même comme la moins mortelle (enfin, pour les humains, parce que pour moi...), tout mon être se révoltait. La moindre information fusait à travers les cellules constituant mon corps. Peut-être que cette sensation s'amoindrira avec le temps ?

Mais Autriche attendant une réponse. Ou, plutôt, il en mérite une.

- Je suis dans le regret de refuser votre invitation. Ça pourrait être mal vu qu'un déchu comme moi se promène à travers un pays aussi beau que le vôtre.

Je serrai fortement les poings. Autant pour me forcer à garder un ton égal que pour combattre cette envie de supplier l'Autrichien de m'aider. De me conseiller.
Après, tout, je n'étais qu'une nation-enfant. À peine ma mère morte que Turquie m'incorporait à son empire. Et lorsque ce dernier fut démembré, je dus apprendre sur le tas, sur un pays sentant la mort et le sang, harcelé par d'autres pays, la guerre civile grondant tout bas et éclatant de manière meurtrière. Et, lorsque je pus enfin souffler, un nouvel empire se leva, me reprenant sous son aile.

- Kúrios, ce fut un plaisir de vous revoir. Merci d'être venu chez moi et de m'avoir permis à voir clair, ainsi que d'avoir souffert de ma présence. Vous serez le bienvenu autant de fois qu'il vous en prendra l'envie. Faîtes attention à vous.

   
   
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MessageSujet: Re: Europeans, after all [pv Grèce]   11/6/2014, 22:48



Gehetzt

« Toute valeur n'entraîne pas la révolte, mais tout mouvement de révolte invoque tacitement une valeur. »







Il ferma les yeux quelques instants, par pudeur, pour qu'on ne voit rien de son esprit par ces fenêtres aux irréelles couleurs. Il n'avait que peu de compassion, son éducation ne lui ayant pas grandement inculqué cette notion. Que ce soit pour les humains ou ses semblables il restait bien souvent d'une froideur distante et ne montrait jamais un quelconque pitié. Parfois de la condescendance mais rarement plus. L'aristocrate avait une morale qui l’éloignait de celle qu'ont communément les humains. Que les cris de douleurs de son peuple hurlent dans son esprit il ne s'en soucierait que par nécessité pour sa propre santé. Trop longtemps il s'était coupé des autres, gardant une position de maître dans sa maison. La seule ayant réussi à briser la glace de son cœur était inaccessible actuellement. Cet éloignement le brisait.

Mais ici il ne pouvait totalement rester insensible. Il savait reconnaître ou était sa faute. De faute il en avait fait une énorme. L'effet de sa prestation avait été inverse à ce qu'il avait escompté. Au lieu de rendre foi en lui à son confrère il l'avait fait basculer dans la camp adverse. Mais par cela Roderich se sentait d'autant plus opposé à l'Empire. Il savait que son statut neutre n'allait pas varier, mais qu'il allait devoir agir auprès de son peuple. Vienne ne devait pas être annexée. Sa merveilleuse cité de musique et d'histoire allait être profanée si il se rendait. Il rouvrit des iris améthyste ne reflétant rien qu'un calme effrayant. Ces iris fixaient de nouveau le grec. Mariazell se fit messagère du trouble qui l'agitait prenant une forme moins glorieuse que d'accoutumée. Le germanique s'en voulait d'être allé aussi loin, il s'en mordait les doigts. Son histoire n'avait qu'en de très rares occasion rejoint celle de son interlocuteur. Il n'était pas en droit d'agir de la sorte sur ce territoire qui lui était étranger.

Les paroles du grec sonnèrent, dures a son oreille. Son refus, et les compliments qui l'entouraient lui semblaient ironiques. Il déformais les propos sous l'angle de sa propre culpabilité. L'autrichien se flagellait mentalement. Puis il fit table rase dans son âme, chassa de nouveau ses pensées et émotions pour pouvoir répondre au mieux. Parce qu'il sentait qu'il ne pouvait partir comme cela en laissant son confrère se débrouiller avec une situation dont il était la cause directe. Il détourna finalement les yeux pour se mordre la lèvre. Pourquoi se montrer ainsi ? Il ne voulait pas causer le mal mais à chaque fois il agissait de travers. Depuis qu'il était né on l'avait placé au dessus d'autres nation, il avait été maître et tuteur, très tôt il avait été au dessus d'autres nations qui le servaient. Dans sa longue vie il n'avait connu qu'une situation de noblesse et de richesse ou il n’avait de comptes à rendre à personne. Mais ici il n'était plus le maître. La nation méditerranéenne était son égal. Les doigts de sa main droite pianotaient nerveusement tandis qu'une musique frayait sa place dans son esprit. Beaucoup de nations reconnaissaient et appréciait sa virtuosité mais il n'avait guère le choix que de jouer, étant bien souvent hanté par des morceaux qui ne demandaient qu'à être joués par sa main experte. Des morceaux au son de ses émotions.

Il reprit vite contenance. Depuis l'arrivée de l'Empereur, et de plus en plus souvent le masque se fissurait laissant entrevoir l'homme derrière. Si il s'était autant éloigné, se montrait autant insensible c'était en réalité pour se préserver. Roderich ne fermait que trop souvent les yeux pour ne pas voir la réalité en face, pour ne pas perturber son propre calme. L'alpin était très dépendant et la solitude qu'il s'était crée affaiblissait sa personne. Roderich avala sa salive avant de répondre, d'un ton qui n'avait cependant pas changé. Même si il savait qu'il serait sans doute amené à faire un choix tel son semblable, il ne voulait pas flancher, pas devant lui, et toujours montrer cette assurance solide, celle qui avait fait de lui un noble parmi ses pairs.


- Je pense que nos chemins se recroiseront et non forcément en mal. Votre situation est loin de vous engager a quoi que ce soit. Je viens de réaliser quelque chose.

Maintenant il comprenait pourquoi ces nations avides de liberté avaient rejoins l'Empereur. Déchues de leur statut, elles en perdaient les anciennes responsabilités de nation et devenaient libres comme l'air. Loin des soupçons, loin du poids écrasant d'avoir à servir un gouvernement, de veiller sur un peuple, de couvrir un territoire. Elles en acquerraient un affranchissement auquel le vieil aristocrate ne pourra jamais prétendre. Roderich dépendait de ce peuple dont il était pourtant si distant. Il adorait ses montagnes, le souffle de vie animant chaque cœur qui lui était lié. Son immortalité de nation lui plaisait., mais surtout il était bien trop conformiste bien trop attaché aux vielles valeurs. La pensée de cela lui tira une brève satisfaction.

- Désormais vous êtes enfin libre de vos actions, vous n'êtes plus rattaché à d'anciennes obligations, rien ne vous empêche d'agir pour les rebelles tout en servant officiellement l'empereur. Chaque information que vous pourrez obtenir sera utile aux nôtres et votre position vous garantira une certaine confiance de le part de l'Empire qui pourra être mise a profit. Rien n'est perdu,  votre sacrifice ne sera pas vain.

Il afficha un sourire courtois destiné à aider son interlocuteur à retrouver le sien. Cette expression était rare chez l'aristocrate. Accessoirement, le germanique tentait de se rassurer lui même. Mais le voir ainsi alors que si peu de choses les liaient tenait du miracle. Il faisait du mieux qu'il pouvait. Maintenant, le vieux noble avait tout dit. Il pourrait partir l'esprit en paix.

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MessageSujet: Re: Europeans, after all [pv Grèce]   21/6/2014, 11:39


   
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   Dire ainsi au-revoir à l'une des rares personnes qui avait fait le (long) voyage afin de s'enquérir de ma santé -même si il le nierait certainement- me faisait mal, très mal. Même si c'était une nation avec laquelle j'entretenais peu de rapport, voire aucun.

Ses mots résonnaient à mes oreilles, le sang y battant toujours. Entre deux pulsations, je pouvais capter une partie des propos. Mais je n'avais pas besoin de l’entièreté de la phrase pour sentir sa gorge lui serrer.

- Désormais vous êtes enfin libre de vos actions, vous n'êtes plus rattaché à d'anciennes obligations, rien ne vous empêche d'agir pour les rebelles tout en servant officiellement l'empereur. Chaque information que vous pourrez obtenir sera utile aux nôtres et votre position vous garantira une certaine confiance de le part de l'Empire qui pourra être mise a profit. Rien n'est perdu,  votre sacrifice ne sera pas vain.

Libre ? Mais... de quoi ? De voir mon peuple me filer entre les mains comme des grains de sable. De voir l'héritage de ma mère pour lequel j'avais dépensé autant d'énergie que d'argent afin qu'il puisse revoir le soleil grec, repartir dans les entrailles profondes de la terre nourricière.

Oh oui, je suis libre, maintenant. Libre de vieillir trop vite, de me réveiller chaque jour plus fatigué, plus vieux. Libre de voir les vieilles cicatrices se rouvrir maintenant que la magie des nations ne les tiendra plus scellées.

Je relevai la tête, le regard un peu trouble.

- On ne peut vraiment rien vous cacher...

Un sourire amer tordit mes lèvres alors que je passai de nouveau une main tremblante dans mes cheveux, grimaçant lorsque je tirais sur une mèche un peu sensible.

- Vous ne croyez quand même pas que je partage les idéaux de l'autre borgne ? Y'a-t-il seulement une nation qui les partage ? Nous avons tous la santé de nos citoyens à cœur. Et si j'étais pour cet... ce... pour lui j'aurais laissé les miliciens vous cribler de balles... ou j'aurais brûlé votre piano, fis-je en une tentative d'humour.

Je cessai ma torture capillaire, plongeant les mains dans les poches étriquées de mon pantalon de costume. Car pour assister à un concerto, a fortiori lorsque c'était celui de Autriche, il fallait se mettre sur son 31. Je me demande bien quand était la dernière fois où j'ai pu le mettre celui-là, d'ailleurs...

Ce n'était pas le sujet, idiot.

- Comparé à de nombreuses autres nations -dont vous- je suis encore bien jeune. Je ne vois peut-être pas assez loin pour déterminer quelles seront les conséquences exactes de ma décision, ou de ma non-décision, alors je me repose sur l'avenir. Je ne peux pas prétendre savoir laquelle des positions est la meilleure à prendre, car aucune ne l'est. Soit on se trahit soi-même, soit on trahit les autres.

J'extirpai maladroitement une de mes grandes paluches de ces stupides poches pour la lui tendre. Rien ne le forçait de la serrer, je ne lui en aurais même pas voulu, tiens !

- Mais je crains que cet au-revoir ne sonne comme un adieu. Je ne veux pas vous apporter d'ennuis.

   
   
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MessageSujet: Re: Europeans, after all [pv Grèce]   1/7/2014, 11:38



To next time

« Toute valeur n'entraîne pas la révolte, mais tout mouvement de révolte invoque tacitement une valeur. »







Le germanique était toujours face au grec, mais l'esprit peut être déjà à des kilomètres. Il laissa filer un silence entre ses paroles et celles du grecs. Silence mis à profit pour imprimer dans sa mémoire cette nation. Il le savait, il ne reverrais sans doute jamais Athènes. Enfin, dans son cas il savait aussi que « jamais » était une aberration. Quand la longévité d'un individu est celle d'une nation les événements peuvent conduire a toutes sortes de situations. La capitale restait belle malgré les aménagements d'Evander et de cette époque de vapeur. Son histoire se ressentait toujours, et Roderich savait apprécier les strates des cultures. Lorsque son interlocuteur releva son regard vers lui il cessa ses contemplations. Il savait n'être pas la nation la plus apte à rassurer ou aider, ayant bien plus tendance à se conduire comme un maître parmi ses semblables – Voire même agir comme un tyran domestique – Qu'a se montrer conciliant. L'autrichien faisait de son mieux. Il se contraignait à penser qu'il n'avait plus le droit, plus le choix. De telles prétentions ne conviendraient plus. C'est également pour cela qu'il avait entrepris ce voyage. Le germanique avait désiré s'ouvrir, se décrocher du passé, voir ses frères, ceux qui étaient embarqués dans la même intrigue et surtout chercher des réponses.

Il s'était demandé pendant les quelques jours suivants le discours ce qu'il allait advenir. Mais, désespérément seul, sa réflexion tournait en rond. Grèce était une nation dont les antécédents étaient versés dans la philosophie. Si lui n'avait pas une piste pour guider sa réflexion. Cependant ce qu'il avait rapidement constaté à son arrivée c'était que l'homme en question était tout aussi désemparé que lui. Si ce n'était plus. Le noble avait fait de son mieux pour ne pas empirer la situation mais malgré lui les événements avaient mal tourné. Il savait que jouer des musiques prohibées entraînerait des réactions mais pas a cette échelle. Au mieux on l'aurait interrompu. Il nota le sourire dépourvu de joie sur le visage du grec et se dit qu'il était bien maladroit. Il se demandait si la phrase qui avait accompagné le rictus était ironique mais ne laissa pas sa réflexion s’appesantir dessus prêtant attention à la suite du discours.

L'aristocrate n'avait pas un grand sens de l'humour et se contenta de relever la boutade en haussant un sourcil. Brûler le piano ? Ce n'était assurément pas le sien même si en règle générale il appréciait peu que l'on abîme les instruments de musique. Quand a être criblé de balles il en aurait gardé les traces quelques jours certes mais quelle importance quand on est encore immortel... Enfin, il comprenait le message du grec néanmoins. Essayer de détendre l'atmosphère n'était guère blâmable après tout. Le regard améthyste de l'autrichien était toujours porté vers le visage de son interlocuteur mais percevait d'une manière ou d'une autre le mouvement de ses bras. Une mouvement trahissant sans doute une gène certaine. Puis il repris la parole. L'autrichien écouta simplement, sans sourciller ce nouveau discours. Roderich allait répondre quand son interlocuteur lui tendit la main et lui annonça un adieu.

Sans attendre il serra la main. Sa poigne était faible et il ne cherchait pas à incommoder l'autre nation puis il lâcha cette main qui au contact était encore celle d'un confrère. Puis il pris une inspiration avant de répondre.

- Je pense que l'âge ne fait rien, chaque pays à sa culture, ses héritages ce n'est point comparable... Enfin, personne ne peut évidemment prévoir maintenant... Ce que l'avenir réserve ?

Ce n'était peut être pas la question mais il se perdait un peu à compatir pour quelqu'un qu'il connaissait si peu. Il tentait de ne rien montrer de son embarras a lui mais à vouloir rassurer le grec il avait l'impression de s’emmêler totalement.

- Vous pouvez toujours venir chez moi si l'envie vous prends... Je ne pense pas que je quitterais mon territoire de sitôt mais votre présence.. Ne m'y dérangera pas. Tant que je suis neutre je puis vous recevoir sans problèmes.. Et puis vous n'avez sans doute jamais vu Vienne, alors certes aujourd'hui avec toutes ces machineries elle n'est plus exactement sous son meilleur jour mais elle fait toujours ma fierté... Certes je ne suis sans doute pas la meilleure compagnie que l'on puisse avoir mais... Voila la situation n'est pas immuable, l'Empereur peut toujours mourir à un moment ou à un autre, un adieu a quelque chose de très.. Définitif.

Ses propos n’avaient peut être plus aucune cohérence mais il souhaitait signifier que si aujourd'hui la Grèce disparaissait demain elle pourrait renaître de ses cendres. Il était homme à mieux savoir faire passer ses idées avec un piano qu'à l'oral, surtout quand il était troublé.

- Pour moi c'est un au revoir, en espérant qu'un jour nous aurons l'occasion de nous parler de nouveau.

Sur ce il tourna le talons et s'en alla. Roderich savait qu'il risquait encore de s'éterniser et il était tard. Dans cette grande capitale l'aristocrate risquait de se perdre mais il n'en avait cure. Il prendra un fiacre.

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MessageSujet: Re: Europeans, after all [pv Grèce]   23/7/2014, 15:51


   
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   Je hochai la tête. Oui, malgré notre statut particulier, nous n'étions pas l'égal des dieux et le don de clairvoyance ne faisait pas partie de nos compétences, malgré l'affinité avec la magie que certains d'entre nous possédions.

Ce n'était un secret pour personne, après tout, nombre des anciennes nations croyaient en l'occulte ou au paranormal, même Rome. Surtout Rome, le plus paranoïaque de tous.

J'eus un petit sourire à ce souvenir, bien que lointain et incertain. Peut-être n'était-ce qu'un souvenir provoqué par des propos de Turquie ? Rien ne me prouvait que j'avais pu un jour croiser mon géniteur.

Je relevai la tête au renouvellement de son invitation. Il y tenait tant que ça ? Il voulait à ce point me voir sur ses terres ? Il irait jusqu'à bafouer les volontés de l'emmerdeur... l'Empereur, pardon, pour pour... pour j'en-sais-rien, moi, je peux pas arrêter de me poser mille et une questions ?!

- Effectivement, je n'ai jamais encore pu admirer Vienne. Jusqu'à maintenant, je n'en ai entendu que des compliments, même si je pense que certains sont plus des affabulations qu'autre chose, lui souriai-je.

Particulièrement la fois où on m'avait soutenu qu'il coulait de l'or dans les caniveau, que les pavés étaient remplis de diamants et que chaque enfant était un maestro dans l'âme. Oui, et puis moi je porte un tutu rose à pois verts, tiens !

Ôtez cette vision de votre esprit, s'il-vous plaît...

Je pus attraper sa main délicate à temps. Je suis un tactile, voyez-vous, et je ne peux m'empêcher de le tenir dans certaines conditions.

- Merci, croassai-je, la gorge serrée. Merci pour tout. L'espoir que vous venez d'insuffler auprès de mon peuple, l'amitié que vous développez à mon égard et l'attention, certes minime mais bien présente, que vous me portez.

Je repris mon souffle, les joues un peu roses.

- Vous êtes une grande nation, noble dans l'âme et dans ses actions. Si il y en a bien une qui ne flanchera pas face à la menace, c'est bien vous.

Je relâchai son poignet et esquissai une révérence un peu maladroite mais sincère. Je croyais le moindre de mes propos. La moindre de mes syllabes. La plus simple de mes lettres.

Je croyais

   
   
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MessageSujet: Re: Europeans, after all [pv Grèce]   27/8/2014, 12:34



Ainsi se prépare un évènement...

« Toute valeur n'entraîne pas la révolte, mais tout mouvement de révolte invoque tacitement une valeur. »






Roderich avait brièvement capté avant de se détourner que le regard de son interlocuteur s'était relevé. Il prit le temps d'écouter le réponse du grec, en tournant la tête vers lui alors qu'il s’apprêtait à partir. Peut être de nombreuses nations avaient une image erronée de ce qu'était réellement sa capitale, mais, en éliminant l'hyperbole, Vienne restait pour sa nation une ville magnifique. Par contre, contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce n'était point le seul endroit cher au cœur de la nation germanique. Le fait était qu'il chérissait ses montagnes, le bout des Alpes se trouvant sur son territoire au moins autant que la capitale de l'Empire Habsbourg. S'ensuivait ainsi une sorte de dualité qu'il ne laissait pas paraître en compagnie. Certes il était le noble Viennois que tout le monde connaissait, non seulement de part son éducation, mais aussi par les habitudes de vie qu'il avait adopté, mais il était aussi l'alpiniste chevronné celui qui pouvait passer des jours en randonnée rien que pour s’imprégner de la montagne. L'une des choses qu'il regrettait le plus à cette ère de vapeur, était sans doute que les infrastructure permettant les sports d'hivers avaient régressé et n’offraient point le même confort que lorsqu'il organisait annuellement des compétitions de ski. Peut auraient pu se douter qu'il était autant à l'opéra et au lied qu'au yodel, et qu'il pourrait laisser sa musique classique pour la volksmusik. Roderich tenait à son image de noble, et ce coté alpin était son jardin secret, encore l'une des nombreuses choses qu'il enfermait en lui.

Il attendit la fin de la tirade d'Héraclès mais voyant que celui ci ne désirai pas présenter un au revoir, il se douta que l'autre nation avait encore à dire. Alors, l'aristocrate attendit, patient, la suite. La main de son homologue méditerranéen vint chercher la sienne. Alors, Roderich se retourna totalement, dissimulant au mieux la gène que cela lui provoquait. Rien à faire, il ne  supportait pas ce genre de contact, être ainsi prit par surprise. Pudique à un point dépassant l'entendement commun, son corps ne répondrait positivement qu'a un seul autre, son être ne se livrerait qu'a une seule femme. Il voulait se dégager mais ignorait commun faire. Assurément le grec avait une musculature plus solide que la sienne, mais surtout il fallait œuvrer de manière à ne pas le froisser. Son trouble fut un instant distrait par la voix de son interlocuteur qui s'étendait en remerciement et complimentes. Roderich avait beau être une nation fière, il avait parfois quelques difficultés avec les compliments. Le noble se montrait reconnaissant lorsqu'il recevait des éloges, cela ne voulait pas dire qu'il se reconnaissait dedans. Il appréciait que l'on salue se prestations musicales, car considérait qu'il s'agissait de son domaine, ainsi que l'on se délecte de sa cuisine, après tout tout cela était fait dans ce but, mais que l'on vante ses qualités humaines avec autant de sincérité était non seulement plus rare mais au fond il doutait que ce soit forcement vrai.

Pour ce qui était d'une grande nation, il était déjà tombé en disgrâce une fois et la chute avait fait mal. Très mal. Lui même, malgré son impassibilité de façade s'était déjà demandé lorsqu'il était seul ce qu'il se passerait si il rejoignait l'Empereur, et si ce ne serait pas mieux de se plier aux nouvelles règles. Deux choses l'avaient ramené à envisager d'entrer activement dans la résistance. Premièrement sa propre fierté. La seule période de son histoire ou il avait été dominé fut la période de l'Anschluss. Période qu'il préférait oublier, tant cela lui avait semblé une humiliation. Personne ne soumettrait de nouveau Österreich, l'Empire de l'Est. Personne ne le verrait de nouveau s’agenouiller face à une autre nation. Plutôt mourir. Avec cela son identité était marquée et affirmée, aussi bien par son coté noble que son coté montagnard, jamais il ne voudrait se soustraire à uniformiser ses habitudes avec celles des autres nations. Noble il restait, un seigneur parmi les nations. C'est ainsi qu'il se voyait. La seconde chose était Elisaveta, la nation Hongroise. Jamais il ne voudrait la voir disparaitre, jamais il ne voudrait que l'éclat de son sourire se fane, que le temps reprenne son emprise sur la plus belle des fleurs, cette nymphe, cette créature qui n'avait pas d'égale parmi les nations. Pour elle il lutterait, pour elle il renversait l'Empereur, sans rien demander d'autre en échange que son sourire, seul soleil pouvant faire fondre son cœur de glace.

Secrètement il voulait qu'il en soit de même qu'avant, que son piano vibre pour elle, que chacune de ses notes lui soit dédiées et qu'elle soit la pour les apprécier, s'en délecter. Roderich sans trop le montrer avait cultivé cet amour qu'il éprouvait pour elle, pour que d'une flamme il devienne un brasier capable d'éliminer tout les obstacles. Capable d'éliminer Evander.

La main du grec lâcha celle de l'autrichien qui émergea de ses pensées. Au final les problèmes se réglaient d'eux mêmes. Il considéra la révérence de cette nation qui était sans doute plus jeune que lui, nation qu'il aurait pu intégrer à son influence si il n'avait pas déjà été sous le joug de l'Empire Ottoman. Bien que n'étant pas de la même génération, Roderich et Sadiq avaient à une époque constitué de bon rivaux dans la conquête de l'Europe de l'Est. Aujourd'hui, l'autrichien tendait à penser que les différents s'étaient estompés. De toute manière maintenant les nations devraient se serrer un minimum les coudes,  du moins à ce qu'il pensait.

- Je fais simplement de mon mieux, alors... Cela étant je ne suis pas sur de mériter tant d'éloges. J’espère vraiment pouvoir être à la hauteur de vos attentes.

Cela étant dit une idée germa dans son esprit. Après tout peut être que les nations n'auront pas à entrer en conflit. Peut être que ce problème, cette crise mondiale pourrait être rapidement réglée. Evander est un humain, donc une âme fragile, mortelle. Si l'on s'y prend assez tôt, il est encore temps de prévoir un assassinat... Roderich fut satisfait de cette base d'idées sur laquelle il se promit de travailler, mais il voulait voir d'abord si cela pourrait être un plan attrayant...

- Je viens d'avoir une idée. Je pense que je vais donner une fête chez moi. Sans doute... Dans ma résidence d'été, en cette saison ce sera plus agréable. Si vous êtes disponible dans les semaines à venir je vous ferai parvenir un télégraphe. Ainsi nous pourrons tous nous retrouver – peut être pour la dernière fois, pensa t'il- et passer un moment agréable. Qu'en dites vous ?  

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MessageSujet: Re: Europeans, after all [pv Grèce]   31/8/2014, 12:49


 
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  Je l'observais.

J'avais évidemment remarqué qu'il tentait régulièrement de se soustraire à mon toucher mais je ne pouvais m'en empêcher. Nous autres pays du sud étions assez portés sur le rapprochement. Il n'y avait qu'à voir Turquie, ou encore Égypte, qui avait un espace personnel très limité.

Et c'est cette gêne qui m'obligeait à censurer nombre des gestes que j'aurais bien entrepris, malgré moi.

- Ce n'est pas à vous mais bien à moi de me trouver à la hauteur de vos attentes. Je suis votre obligé. C'est ainsi et pas autrement. J'ai manqué à bien de mes devoirs, de nations, d'hôte et tout simplement d'homme, il est tant que je me secoue et montre un peu plus ce qui me faisait tenir debout il fut un temps.

Ce disant, j'avais serré les poings en un signe de combat et non de défaite. Je tentais de prendre un air résolu. Ce n'était pas parce que j'allais courber l'échine que j'allais faciliter les choses. Ça, non ! Être pris entre le marteau et la faucille, prendre la décision la plus facile, ne sous-entend pas forcément être un lâche !

- Une fête ? En cette époque ? En voilà une drôle d'idée !

Je fis un pas en arrière, portant une main à mon menton alors que je réfléchissais à ce propos.

- Ce n'est pas stupide, ce pourrait même être intéressant. Et puis, pouvoir revoir nombre de mes frères avant que... enfin, avant que nous nous retrouvions épinglés au sol et épiés de toute part...

Je lui adressai un petit sourire en coin. Oui, cette idée était parfaite. Même si j'allais devoir courber l'échine devant nombre de mes confrères. J'imaginais bien que je n'allais pas être seul dans ce cas, mais ça n'apaiserait pas cette tourmente.

- J'attendrai votre télégramme avec impatience, Autriche.
 
 
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