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 Shōgyokuteki mirā ~ Bù yuàn jìng [japon]

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MessageSujet: Shōgyokuteki mirā ~ Bù yuàn jìng [japon]   20/10/2014, 11:27



Japon -Kiku Honda


---------------

"Personne n'a jamais tout à fait tord. Même une horloge arrêtée donne l'heure juste deux fois par jour." Proverbe chinois.

Reluctant mirror.




You shut me down
Bang bang
I hit the ground
Bang bang
That awful sound
Bang bang
My baby breack me down




Le bateau avançait dans cette masse nuageuse indolente, grise. Les nuages semblaient tous si proches et si loin, en tendant la main on pensait pouvoir les toucher, il étaient comme des rêves qui au matin semblent se dérober à nous toujours plus loin à mesure que l'on s'en approche. Le bateau les traversaient paisiblement comme si ils étaient les flots d'une autre mer, irréelle. Si le regard ne pouvait aller au delà de cette barrière cotonneuse, les instruments de navigation, eux, restaient alertes et l'équipage sur le pont actif. Cadrans chromes, pistons laissant s'échapper la vapeur, engrenages complexes tournant successivement dans un sens ou dans l'autre, cliquetis de l'appareillage, telle était la machinerie qui mouvait l'engin, une machinerie de ce nouveau siècle, de cette nouvelle ère humaine.

Alors que certains matelots jouaient au mah-jong sur le pont, d'autres étaient aux stocks et  d'autres encore à la barre. Le tout dans une ambiance bon enfant, une gaieté ponctuée par les accords crachés par une radio. Mais Yao était resté accroché au bastingage depuis le départ de Pekin et semblait perdu dans le vague sauf dans les moments ou il devait donner des directives à l'équipage. Toujours avec ce sourire. Son sourire qui l'avais accompagné tout au long de sa vie. Cette façade qui lui avait permis de gagner tellement d'importance. De devenir une puissance économique, ou tout simplement si l'on prenait en arrière dans le passé, un grand empire. Il avait appris a inhiber ses vraies pensées derrière cet enthousiasme apparent. Tous s'y étaient laissés prendre, lui le premier. Des matelots l'avaient bien appelé pour qu'il se joignent à une partie, prenne sa flûte ou conte une histoire comme il aimait tant le faire mais il avait poliment décliné toutes leurs propositions avec un "xiexie" pour les remercier de leur sollicitude. Ce qu'il avait entreprit de faire n'était pas aisé.  Pour lui c'était même un calvaire d ans ces circonstances.

Certes les asiatiques étaient ils tous ses frères et sœurs et certes il les chérissaient en tant que tel, il s'était montré patient et attentionné avec eux mais Japon restait toujours un cas particulier. Japon était impénétrable, impassible. Jamais rien ne semblait avoir de prise sur lui. Jamais on ne savait réellement ce qu'il pensait ou désirait et tel était le problème. Alors que Yao s'était fait l'illusion qu'il accepterait d'être comme son petit frère, qu'il adopterais ses kanjis avec reconnaissance, celui ci s'était finalement retourné contre lui et l'avait blesse de manière indélébile. La longue cicatrice qu'il portait au dos en témoignait, cicatrice qui malgré le temps était restée. Bien qu’aujourd’hui elle ne devait plus lui causer de mal, dans certaines circonstances elle le ruait comme si elle était encore à vif. Ou était ce son esprit qui le poussait à imaginer cette souffrance et à s'en souvenir... Toujours était il qu'aujourd hui il se dirigeait vers les terres du "pays du soleil levant" comme celui ci se plaisait à se nommer. Quel arrogant ! Enfin. Il avait réussi à récupérer une commande de barres de métal pour la société Honda. Son commerce avait fait parler de lui et les japonais ne pouvaient pas résister à la nécessité de faire appel à ses services. En effet il livrait partout dans le monde toutes sorte de marchandises à cout moindre. Il avait d'autres commandes certes mais lorsqu'il avait pu se procurer celles ci il l'avait faite passer en priorité.

Il n'ignorait pas que Kiku allait resister mais justement ce serait un bon moyen de le surveiller, de surveiller ce qui se passent chez lui, de voir si il n'allait pas une nouvelle fois s'en prendre à son peuple. Enfin son peuple. La plupart des chinois ne le voyaient plus comme Chine mais comme Wang Yao, un humain parmi tant d'autres, propriétaire d'un grand navire d'import export. Une âme parmi des milliards d'autres et non la plus vielle nation encore en vie de cette Terre. C'était risible. Risible. Lui le doyen du monde, n'était désormais qu'un jeune homme qui paraissait 20 ans gagné petit à petit par la cécité. Et la surdité. Ses sens commençaient à lui faire défaut car son essence se délitait, sa raison d'être s'amoindrissait. Il se félicitait au moins de ne pas avoir à user de ces prothèses bioniques que plusieurs de ses confrères arboraient.

Le bateau perça la matrice de nuages pour amorcer sa descente. D'en haut le chinois pouvait presque apercevoir la masse grouillante de Tokyo, cette ville cœur si étrange, si mystérieuse, mais bien moins que Kyoto, l'ancienne capitale, celle de l'ère Edo. Le vent transporté par le déplacement du navire lui arriva de front. Ses cheveux noués s'agitèrent en tout sens. Il étendit les bras comme si il allait profiter de l'onde pour s'envoler. Ses vêtements bougeaient, les pans d'étoffe transportés par l'air. Il ferma ses yeux d'ambre de vieux dragon fatigué. Se laissant porter jusqu'au sol. Jusqu’à l'esplanade ou le japonais l'attendrait sans doute. Il n'était pas pressé.


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MessageSujet: Re: Shōgyokuteki mirā ~ Bù yuàn jìng [japon]   28/10/2014, 12:38






Reluctant mirror

"Une rencontre n'est que le commencement d'une séparation."
Kiku se frotta les yeux de la main gauche tandis que, de la droite, il traçait les derniers caractères du document. S'interrompant un instant, il remonta ses lunettes sur son nez avec une grimace presque imperceptible. Elles étaient neuves. Une paire de verres de travail plus lourds que ceux qu'il utilisait cinquante ans plus tôt. Il détestait les porter. Elles lui rappelaient qu'il était en train de s'affaiblir. Enfin, au moins il n'avait pas encore d'autres soucis de santé. Avec un soupir, il reporta son attention sur le document, relut vaguement son travail, s'assura qu'il n'avait fait aucune bavure, et enfin signa. Puis il plia soigneusement la lettre, la glissa dans une enveloppe préparée à l'avance et ferma le tout.

Sa tâche accomplie, il s'empressa d'ôter les lunettes de son visage et s'étira, se renversant en arrière dans son fauteuil. Son dos était un peu douloureux à force de rester assis dans la même position et ses yeux le brûlaient en guise de remontrance pour le surmenage qu'il leur imposait. Il ferma ses paupière et se laissa aller contre le dossier, priant son corps de lui pardonner. Oui, il aurait dût se ménager. Oui, il aurait dût, peut-être, faire une pause. Ce n'était pas comme si le responsable des lignes de Touhoku attendait ces instructions pour le lendemain, la procédure ne devait être lancée que d'ici une bonne semaine, le temps d'acheminer les matériaux nécessaires. Lui-même n'était pas certain de savoir pourquoi il s'obstinait à agir comme si les secondes lui étaient comptées. Un sentiment d'urgence qui ne le quittait plus depuis quelques temps.

Il se redressa. Une pile de lettres était posée sur le coin de son bureau, prêtes à être postées. La plupart n'avaient pas à l'être avant plusieurs jours. Les documents, les requêtes, les plans pour de nouvelles locomotives ou de nouvelles rames, tout le reste était prêt de la même façon. Il n'avait rien laissé au hasard, il faisait toujours en sorte d'avoir de l'avance sur son travail. Avant de s'autoriser un peu de repos, Kiku vérifia la liste des tâches qu'il devait accomplir ce jour-là. Il ne restait qu'une seule chose, un rendez-vous d'affaires sur l'esplanade où se garaient les navires, en début d'après-midi. Avec Wang Yao.

Kiku soupira. Il se serait bien passé de cette rencontre. Mais des séismes avaient récemment touché le nord de Honshu, l'obligeant à intensifier ses achats pour réparer les dégâts causés sur les lignes. Ces barres de métal étaient primordiales s'il voulait rétablir le trafic dans la région de Touhoku. L'efficacité de sa compagnie avait des répercutions plus importantes qu'il voulait bien le faire croire. S'il voulait mener ses projets à bien, ses trains devaient pouvoir circuler à nouveau. Rapidement.

En temps normal, il n'aurait pas redouté de parler à Yao. Si les circonstances s'y prêtaient, il aurait même put l'inviter à passer quelques heures en sa compagnie, à boire du thé vert en parlant du monde, comme il lui arrivait de le faire lorsque tout semblait aller pour le mieux. Le passé douloureux et la culpabilité étaient alors presque oubliés, tels un mauvais rêve, et Kiku se perdait à penser que leur relation était enfin celle de deux amis, de deux frères. Hélas, les choses changeaient. Il devait être prudent. Yao s'était toujours montré intrusif avec lui. Peut-être parce qu'il se montrait assez neutre et réservé. Nulle doute que celui qui se prenait pour son grand-frère profiterait de cette visite pour découvrir sa position par rapport au conflit entre les rebelles et l'Empire. Non pas forcément par malice mais par inquiétude ou simplement par curiosité. Et il ne souhaitait pas expliciter son opposition à l'empereur, à qui que ce soit parmi les nations. Le risque était trop grand. Il ne savait pas encore de quel côté se trouvait Chine et, dans le cas où il soutiendrait leur bourreau, il ne voulait pas lui donner matière à le mettre en danger. La confiance qu'il aurait pu mettre dans celui qui se rapprochait le plus d'un parent n'était que secondaire.

Il leva les yeux vers l'horloge au mur. L'heure du rendez-vous approchait. Il devait partir. Il se leva de son bureau, remit un peu d'ordre dans sa tenue, formelle et occidentale, ni trop simple ni trop criarde, et se dirigea vers l'entrée pour aller se chausser.

Une couverture nuageuse recouvrait la silhouette hétéroclite de Tokyo comme un épais couvercle de coton gris. Il risquait d'y avoir une averse d'ici la fin de la journée. Pourtant, l'activité grouillante dans les rues de la ville ne perdait en rien son intensité habituelle. Les fiacres et voitures à vapeurs avaient envahi les rues et les pavés étaient martelés par les pas de personnes pressées. L'esplanade n'était pas loin, Japon se mit à marcher d'un pas vif, gardant les yeux baissés autant qu'il le pouvait. Il sentait la ville se transformer plus que jamais autour de lui. Les bâtiments en dur imitant le style occidental avaient remplacé depuis longtemps les architectures traditionnelles. Certains vestiges subsistaient, telles que d'anciennes maisons en périphérie de la capitale ou des lieux sacrés tels que des temples bouddhistes ou shintoïstes. Mais nulle doute qu'il recevrait bientôt l'ordre de les faire abattre.

On ne lui accordait que peu de regards dans ces rues surpeuplées. Il avait une allure de jeune homme type, idéale pour se fondre dans une foule. Qui aurait deviné, en le croisant, qu'il était la personnification du pays du soleil levant? Pourtant, il arrivait que certaines personnes dans la rue, reconnaissant son visage, lui lancent des regards chargés de sens, l'espace d'une seconde. Du mépris, parfois. Mais aussi une sorte d'inquiétude. De la peur chargée de colère. Des encouragements mêlés de respect. Les avis sur lui étaient multiples. Mais le soutien de son peuple dominait. Pour l'instant...

Les aéronautes chargeaient et déchargeaient les cargaisons de leurs navires sur la place, aidés des automates qui bougeaient au rythmes de leurs rouages. Kiku, caressant un papier plié dans la poche de sa veste, scruta les files de vaisseaux garés le long de ce quais des airs. Encore une merveille de ce millénaire. Si on lui avait dit, lorsqu'il était jeune, qu'un jour les bateaux voleraient, il n'aurait sut quoi en penser. Il ne chercha pas longtemps qu'une coque sombre perça les nuages au-dessus de la ville. Japon s'empressa d'aller se poster devant l’emplacement où l’embarcation semblait avoir choisi de se poser. Les yeux tournés vers le ciel, il distingua difficilement une silhouette debout à l'avant du navire, les bras écartés comme pour offrir une prise au vent, les pans de ses vêtements portés par l'air. Le pont se rapprocha et il sourit légèrement en reconnaissant le chinois qui l'avait élevé. Sa position déployée à l'avant du Chinatown aurait put sembler infantile mais il possédait encore sa majesté de nation, du haut de ses quatre mille ans. Kiku avait de l'estime pour ce jeune homme au cœur âgé. Il n'avait pas été tendre avec lui dans le passé et n'était pas fier de ce qu'il avait put accomplir sur le continent mais, malgré tout, il éprouvait un profond respect pour son aîné.

Le japonais attendit patiemment que son homologue daigne le rejoindre sur le quai, se recomposant un visage neutre. Lorsque les deux nations se retrouvèrent face à face, il y eu comme un instant de flottement. Kiku observa silencieusement son aîné, ses cheveux noués dérangés par la brise, ses vêtements occidentaux, son allure affaiblie par l'oubli. Il se garda de porter un jugement. Il baissa les yeux avec respect et s'inclina en guise de salut, plus bas que s'il s'agissait d'un humain mais également très légèrement plus bas que s'il s'agissait d'un égal. Tout était dans la nuance du geste.

- Heureux de vous voir, Wang-san, déclara-t-il d'une voix monocorde. Je vous remercie de vous être déplacé si rapidement à mon égoïste demande, en toute connaissance de votre temps réduit. Soyez assuré que j'apprécie grandement votre geste.

Certes, c'était pompeux et formel. Mais c'est ainsi qu'un japonais accueil.

- J'espère que ma commande n'aura pas été trop difficile à satisfaire. Aussi, je ne souhaite pas abuser de votre temps. Réglons cette transaction rapidement.

Aller droit au but pour une fois. Il ne souhaitait pas prendre le risque que la conversation dévie vers un sujet délicat...



HRP : J'ai fait de mon mieux mais c'est vraiment pas terrible par rapport au tien. Désolée.



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MessageSujet: Re: Shōgyokuteki mirā ~ Bù yuàn jìng [japon]   7/11/2014, 13:23



Japon -Kiku Honda


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"Personne n'a jamais tout à fait tord. Même une horloge arrêtée donne l'heure juste deux fois par jour." Proverbe chinois.

Reluctant mirror.





“I am a sailor, you're my first mate
We signed on together, we coupled our fate
Hauled up our anchor, determined not to fail
For the heart's treasure, together we set sail
With no maps to guide us, we steered our own course
Rode out the storms when the winds were gale force
Sat out the doldrums in patience and hope
Working together, we learned how to cope.
Life is an ocean and love it a boat
In troubled waters it keeps us afloat
When we started the voyage there was just me and you
Now gathered round us we have our own crew
Together we're in this relationship
We built it with care to last the whole trip
Our true destination's not marked on any chart
We're navigating the shores of the heart”


Il fallut amorcer cette descente du ciel, la fin de cet instant ou Yao ne faisait qu'un avec les ethers qui toujours dominaient la fumée crasse de l'ère de vapeur. Il descendait avec le bastingage et le navire tout entier, qui avec sa disposition hétéroclites sur les flancs avait des airs du Chateau Ambulant de Miyazaki. Cependant la proue sculptée en un dragon oriental témoin de la culture millénaire de l'Asie, renforçait le caractère proprement chinois de l'édifice. Yao l'avait fait construire lui même, il en était fier, et il ne voyait pour lui pas de meilleure tombe que celle ci. Son équipage était amical, sa cargaison pleine de souvenirs des 4 coins du monde, son navire avait selon lui une âme merveilleuse, comment ne pas aimer à rester en cet endroit ? Il fallait dire qu'il descendait de mois en moins au sol, sauf quand il rentrait à la maison. Son amiral s'en était rendu compte avec désarroi, il voyait que le petit homme, sa grande nation gardait pour lui beaucoup de choses qu'il enfermait ou personne ne savait.

Sur le pont, les chinois plaisantaient et riaient dans leur langue natale, fort. Ils cherchaient à mettre une bonne ambiance, ça faisait longtemps que Chine n'avait pas traité avec Japon et on disait plein de blagues sur les japonais qui méritaient d'êtres entendues. A cette hauteur, alors que le navire avait quasiment atteint la plateforme, les japonais pouvaient entendre mais la plupart ne parlant pas le chinois, ils ne surent qu'ils étaient la risée de cet équipage qui semblait par son attitude rieuse à mille lieues des tensions actuelles. Yao rigolait avec eux sans rien ajouter. Il n'allait quand même pas gâcher leur enthousiasme, il avait besoin de cet enthousiasme. Et si lui même ne se montrait pas de bon moral ça impacterais tout son équipage alors il se devait d'être bien.

L'édifice se posa sur le sol japonais et le chinois descendit tranquillement voir son jeune homologue. Il avait cette démarche soupe et leste  qu'il avait toujours eu, ce sourire  comme fixé sur sa face d'asiatique, très vivant dans sa gestuelle, se racornissant lentement de l'intérieur, son essence se consumant. Il s'était toujours trouvé trop jeune en apparence de toute façon. Le chinois se demandais ce que faisait de vieillir, presque. Peut être serait il plus pris au sérieux avec quelques rides en plus ? Ou peut être simplement retrouverait il en apparence ce qu'il était depuis longtemps au fond. Difficile de savoir en se basant sur d'aussi incertaines conjectures. Il s'avança vers Kiku qui était droit comme un i sur l'esplanade. Ah, ce japonais toujours fidèle à lui même. L'insulaire avait toujours été si strict, si fermé, mais la vielle nation avait aujourd'hui assez de recul pour ne pas lui en tenir rigueur. Il avait tant d'autres choses à lui reprocher que de par son statut de grand frère autoproclamé il ne s'était jam ais permit de lui faire remarquer.

- Bonjour Japon ! Je suis heureux de te voir aussi, et franchement ça me touche que ma venue te fasse autant plaisir.

Le chinois était naïf par choix. Il croyait que le Japonais était sincère tout en connaissant pertinemment ses tendances à l'hypocrisie. Yao l’étreignit un bref moment comme le parent qu'il prétendait être. Trop brièvement pour que Kiku ne le repousse ou s'en sente gène. Il avait l'habitude à force.

- Tu sais je n'ai pas beaucoup de commandes en ce moment ça me dérange pas de rester un peu. Tu veux venir monter pour que je te montres ce que j'ai en stock ?

Les matelots du haut du pont du navire encourageait joyeusement le japonais à monter. Cette insouciance apparente était effarante un un sens. Mais ces sourires partout peint étaient avenants sans arrière pensée comme si il venaient d'un monde ou les lourds nuages sales de l'ère de vapeur n'avaient plus leur place...
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MessageSujet: Re: Shōgyokuteki mirā ~ Bù yuàn jìng [japon]   15/11/2014, 21:37






Reluctant mirror

"Le bonheur sourit à ceux qui agissent."
Kiku frémit légèrement à l'étreinte, qui fut néanmoins suffisamment courte pour qu'il ne panique pas. Yao le connaissait bien.

Il s'attendait à cette proposition et prévoyait de refuser. Il devait garder ses objectifs en têtes : ne rien laisser échapper, faire un échange court, éviter les sujets délicats. Ils vivaient à une époque dangereuse et il était fort possible qu'ils ne soient pas du même côté, quelques soient leurs liens. Kiku était bien placé pour parler de cela.

Néanmoins, il fut pris d'un léger doute. Il lança un regard vers le navire depuis lequel les matelots l'encourageaient à monter à corps et à cris, pleins de gaieté et d'enthousiasme. Leurs sourires paraissaient tous si sincères et insouciants. C'en était presque effrayant de voir tant de joie. Il contempla le navire, son architecture complexe et étrange, et se sentit plein de curiosité pour cette embarcation. Il ne se souvenait pas l'avoir déjà visitée auparavant. Il l'avait déjà vue voler et l'admirait mais jamais il n'avait cédé à son envie de l'examiner de plus près. De plus, il se pourrait que son homologue chinois possède des articles intéressants. Pas forcément du matériel pour son entreprise mais peut-être des choses qui l'intéresseraient au niveau personnel.

Japon se retourna vers Chine. Lui aussi semblait désireux de le voir monter à bord pour une visite. Il réfléchit longuement. C'était vraiment tentant et cela pouvait être une bonne occasion qu'il serait fâcheux de manquer. De plus, qu'avait-il donc à faire chez lui? Son travail était terminé. D'un autre côté, cela serait prendre des risques et s'ils s'aventuraient à parler de choses et d'autres il devrait être sur ses gardes. Et connaissant le chinois, ils finiraient forcément par parler de quelque chose de sensible. Il se savait capable de maîtriser ses mots. Après tout, il était bien connu pour ses réponses évasives alors... Prendre le risque ou jouer la prudence?

Il jeta un nouveau regard vers le navire et prit sa décision.

- Si vous le permettez, c'est avec joie que j'accepte de venir voir. dit-il avec un petit sourire.

Les exclamations ravies des aéronautes saluèrent son choix et il eut presque envie d'en rire. Il se sentait assez confiant pour tenter sa chance. Sans un mot de plus, il monta à la suite de son hôte sur l'immense China Town, curieux de savoir ce que Yao allait bien pouvoir lui montrer.




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MessageSujet: Re: Shōgyokuteki mirā ~ Bù yuàn jìng [japon]   

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