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 Alpen Lied [Hongrie]

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Autriche
Requiem ~ ♫
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MessageSujet: Alpen Lied [Hongrie]   14/9/2014, 12:49



Innsbruck.


« Ce n’est ni une grande intelligence, ni l’imagination, ni les deux à la fois qui sont à la base créatrice du génie. Amour! Amour! Amour! Voilà l’âme du génie. » Wolfgang Amadeus Mozart







L'aiguille de la grande horloge bougeait à son rythme qui était bien trop lent aux yeux de l'autrichien installé sur un banc, seul sur le quai à cette heure. Il était arrivé bien trop en avance, le train ne serait sans doute pas là avant deux heures mais cela lui importait peu. Les engrenages cuivrés ou chromés s'entrelaçant, les divers tuyaux, les ciselures et les marqueteries de la gare constituaient pour le moment un spectacle assez intéressant pour retenir son attention. Cela ne saurait cependant durer. Son regard améthyste passait des ornements purement steampunk à la fleur peu commune qu'il faisait tourner entre ses doigts fins de pianiste. Une edelweiss. La délicate fleur des montagnes avait été cueillie le matin même. Ce n'était pas pour rien qu'elle était la préférée du noble. Rare et d'une blancheur suggérant la pureté, elle exprimait dans le langage des fleurs la noblesse et le souvenir. Noblesse, un maître mot pour Roderich. Élevé dans cette idée la, il n'avait jamais connu que cette unique ligne de conduite. L’élévation sociale portée à son apogée était une valeur importante aux yeux de l'autrichien. Le souvenir était un autre aspect de sa personne que l'on pourrait remarquer avec un peu d'attention. Se laissant facilement aller à la nostalgie aussi bien qu'au simili rejet du passé, l'ancien empire faisait corps avec les réminiscences. Que ce soient les horreurs de la guerre ou la grandeur de la cour des Habsbourg cela n'était pas oublié malgré un certain silence de sa part concernant certains évènements.

D'une manière ou d'une autre il comptait offrir la fleur à celle qu'il attendait patiemment. Il avait passé la nuit dans un hôtel d'Innsbruck pour pouvoir se rendre tôt dans les montagnes alentour. Le matin même, il avait parcouru les monts à la recherche de la blanche étoile des sommets. Le vent frais des Alpes lui avait fait un bien incommensurable. Il adorait cet environnement au moins autant qu'il adorait Vienne. Ce que l'on savait peu c'est que sous ses airs d'aristocrate se cachait quelqu'un d'attaché aux traditions alpines. Rares étaient ceux à l'avoir déjà vu en lederhose  pourtant rien qu'en constatant les coutumes de ses régions se trouvant dans la grande chaîne de montagnes européenne on l'aurait facilement imaginé en vêtements traditionnels. Enfin à présent il était vêtu simplement, ayant laissé la riche étoffe de ses vieux habits pour un ensemble un peu plus solide. Le temps étant au beau fixe et surtout chaud, il ne portait donc pas de veste par dessus sa chemise.

Son sac n'était pas trop imposant pour un voyage de plusieurs jours mais cela était pour deux raisons. La première étant que physiquement il était incapable de transporter trop de poids et que par fierté sans doute il ne le déléguerait pas si facilement. Bien qu'il soit peu endurant, à la montagne et en randonnée il avait de quoi se défendre, mais sa force physique laissait malheureusement toujours à désirer. Ludwig avait beau être de sa famille, les deux germaniques n'étaient semblables qu'a la rigueur qu'ils s'imposaient. Pour tout ce qui était du reste on n'aurait pu s'aventurer à les comparer. Ce que l'on oubliait souvent c'est qu'ils n'avaient point le même age et que leurs territoires n'étaient pas de même nature. La seconde raison pour laquelle son sac était si peu imposant s'illustrait dans le fait que le germanique connaissait plusieurs endroits ou ils pourraient se ravitailler voire même passer la nuit. Son sens de l'orientation avait beau être légendaire dans son inexistence, il s'était équipé de quoi se diriger. Il fallait également dire qu'il avait déjà emprunté plusieurs fois cette randonnée et en avait profité pour se forcer à bien tout repérer.

Le quai s’était rempli sans qu'il s'en rende vraiment compte, seuls les bruits des voix purent le tirer de sa rêverie.  La promesse de la venue d'Hongrie faisait de lui un homme comblé, un homme qui pourrait déplacer des montagne sur une instruction de celle ci, donc il s'autorisait à pouvoir imaginer des projets d'avenir pour lui soumettre durant cette attente. Il tenterait peut être du la faire rire, il adorait ce rire qu'elle avait, si pur à ses oreilles. Ce rire réchauffait le cœur de la nation, ce cœur qui était réputé pour être fermé d'ordinaire. La santé de la hongroise et son bonheur était pour lui une préoccupation qu'il plaçait au dessus de tout, au dessus même de la musique. En voyant la foule s’amasser de plus en plus, son regard améthyste guetta l'engin qui ne manquerait pas de se signaler par la longue colonne de vapeur à son sommet.

Puis au final la locomotive précédant le train fit son apparition, rutilante, splendide à ce yeux car l'engin la suivant contenait ce qu'il connaissait de plus admirable. Il se leva, un certain sourire flottant sur ses lèvres, léger, mais amplement significatif. La foule se déversa comme un flot noir sur le quai lorsqu'enfin s'ouvrirent les portes. Des humains qui étaient trop pressés pour remarquer qu'une nation, sans doute la leur, attendait, planté la avec une stature digne, un port altier, l'air décalé d'un noble que l'on aurait mis au milieu de la plèbe mais qui loin de s'en offusquer les ignorait se contentant bien de simplement constater leur existence qui était à ses yeux si éphémère. Une seule personne sur ce quai dépassait la simple notion d'existence au yeux de Roderich. Elle était pour lui l'absolu, ce que son âme toute entière attendait pour être en paix.

Les iris couleur lavandes scrutaient cet amas derrière les verres de ses lunettes. Lunettes qu'il ne portait pas dans le but futile de la décoration, du moins si ce fut jadis le cas ce ne l'était plus aujourd'hui. L'autrichien était patient dans l'attente de l'être aimé bien qu'en cet instant ou tous défilaient un doute s'instilla en lui. Et si elle n'était pas venue ? Si elle avait eu un empêchement ? Il se ravisa rapidement. Mieux valait ne point y penser, attendre que le quai se vide totalement pour se faire une idée. Petit à petit, ce flot se fit aspirer par les portes de sortie comme si un courant l'y conduisait inexorablement. Puis elle apparut, dans la lumière du matin.

Roderich était comblé.

© Kanji

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