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 D'or et de sang ( EVENT)

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Autriche
Requiem ~ ♫
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MessageSujet: D'or et de sang ( EVENT)   24/7/2014, 22:21


D'or et de sang.

   
"Pays, arrêté à mi-chemin
entre la terre et les cieux,
aux voix d'eau et d'airain,
doux et dur, jeune et vieux,"
~ Rainer Maria Rilke.
Il fit ses premiers pas dans la grande salle largement éclairée de toute part. Une armée de serviteurs en livrée le saluaient à son passage. Serviteurs auxquels la nation n'adressa qu'un signe de main distrait. Peut être ne voulait ils pas voir tout ces humains qui ne le voyaient déjà plus comme une nation mais comme un haut noble comme on en voyait quelques fois dans les grandes capitales, dans les salons des précieuses... Noble oui, mais jamais humain. Jamais il ne pourrait perdre sa situation au nom de l'Empereur. Il était né en nation, il mourrait en nation ! La plupart des membres du personnel n'avaient été mobilisés que pour cette soirée, Roderich n'aimant pas d'ordinaire employer trop de monde.

La salle de bal se situait dans une grande propriété non loin de Klagenfurt en Carinthie sur les rives du Wörthersee. Sa situation exceptionnelle faisait que les fenêtres de la sale de bal donnaient sur le grand lac et qu'une fois ouvertes l'on pouvait accéder à un balcon permettant au moyen d'un escalier de descendre au niveau des rives du grand lac. L'autrichien se dirigea vers les baies vitrées et ordonna qu'on les ouvre pour laisser entrée la fraîcheur du soir avant l'arrivée des invités. La présence de tant de personnes créerait inévitablement une montée de la température qui risquait d’incommoder alors autant prendre toutes les précautions. Bien que cette soirée ait été initiée dans le but de fomenter un assassinat, le maître de maison n'en restait pas moins dans sa tâche d'hôte appliqué. Dans les salons adjacents, trônaient les buffets, manifestement couverts de nourriture coûteuse et d'alcools fins en quantité. Des vivres des quatre coins du monde préparées par des grands chefs de Vienne attiraient l’œil par l’apprêt qu'elle présentaient.

L'autrichien avait fait un travail titanesque pour coordonner la liste exacte des mets, des musiques et des danses, la décoration ainsi que le personnel, faire toutes les invitations une par un différente en fonction de l'allégeance des invités, préparer sa tenue, une stratégie d'action. Avec la situation actuelle qui ne le mettait pas au mieux de sa forme il avait cumulé un manque de sommeil qu'il avait rattrapé en cours de journée, se réveillant en début de soirée pour les derniers réglages inhérents à la fête. Les invités devaient arriver à 20h. Cela lui laissait encore peu de temps seul. Il savourait ce peu de temps il il pouvait encore rester neutre. Les probabilités d'échec demeuraient existantes. Après tout il ignorait encore de quoi était réellement capable cet empereur mais au moins à l'issue de cette soirée, qu'il échoue ou réussisse, il serait fixé. Le bénéfice du bal masqué était que les rebelles pouvaient se mêler à la foule sans crainte d'être repérés. Lui ferait en sorte d'être remarquable et remarqué. Après tout il était l'hôte de cette soirée il se devait de distraire ses invités, détourner l'attention des partisans de l'Empereur.

Roderich n'avait pas lésiné sur les moyens pour cette  réception. D'ordinaire il se montrait peu dépensier mais la il n'avait pas regardé l'argent investi dans cette entreprise. Evander restait un gros gibier, le ferrer demandait des moyens et une bonne implication. L'Empereur ne viendrait pas dans n'importe quelle réception il fallait que le faste soit au rendez vous. Il se trouvait qu'ici le cadre était magnifique, la nourriture paraissait de qualité de même que l'orchestre. Le noble espérait ne pas avoir fait toutes ces dépenses pour rien mais le probabilité d'échec restait élevée, car dépendant de trop de paramètres encore incertains. Il avait peut être été trop téméraire en s'y prenant si tôt mais bientôt si les mesures de l'Empire à l'égard des nations durcissaient, il n'aurait plus guère eu les moyens de cela. Toujours était il que si il avait à fuir tout était déjà prévu pour. Ces derniers jours il avait rassemblé un groupe de patriotes autrichiens prêts à mener une résistance active. Ce groupe n'avait pas de nom significatif contrairement aux Walkyries Widerstand de Berlin, car le but n'était pas de faire parler d'eux, bien au contraire. Assignés à des postes de sécurité autour de la salle et à Vienne, Roderich pouvait rapidement les solliciter et s'assurer qu'ils protègent ses lieux clef.

Un cheval était déjà prêt pour lui si il devait fuir. Certes son sens de l'orientation ne l'aiderait pas à  se repérer assez efficacement, mais les montagnes n'étaient pas loin et dans les montagnes il avait l'avantage du terrain. Enfin, pour le moment il préférait penser qu'il réussirait. Les rebelles seraient nombreux, assez pour que le ratio soit environ d'un cinquième sur plus de deux cent invités. Pour les invitations il avait envoyé de nombreux télégraphes encourageant les nations ou dignitaires à en parler autour d'eux et venir avec ceux qu'ils désiraient. Plus il y aurait de monde, mieux les rebelles se mélangeront à la foule.

Il sortit sa montre à gousset pour regarder l'heure. Quelques minutes encore. Aux alentour d'un quart d'heure avant le début de la fête. Roderich s'installa à un fauteuil et demanda à l'orchestre de jouer n'importe quoi qu'il puisse se détendre. Les musiciens entamèrent une valse de Strauss : le Beau Danube bleu, sachant que la vielle nation aimerait entendre la musique de l'un de ses compositeurs. Profitant de ce dernier instant de solitude relative il déposa ses lunettes dans leur étui qu'il rangea dans un meuble. Il ne pouvait pas porter le masque et les lunettes, ce serait ridicule. Sa tenue, de riche étoffe paraissait neuve, mais ce n'était qu'une idée, simplement il prenait tellement soin de ses affaires qu'elles étaient rarement abîmées. Certes sa conception de l'ordre était relative, mais pour ce qui était des vêtements il faisait toujours en sorte d'en acheter le moins possible. Sa tenue était de bleu et violet une couleur qui lui allait bien car s'assortissant avec ses iris. A son flanc prenait place une rapière d’apparat dans un fourreau ouvragé, plus la pour la décoration que pour s'en servir, car bien que fin bretteur, dégainer une telle lame serait immédiatement repéré. Ce serait à coup sur, le comble de l’indiscrétion. Il savait bien que la situation pouvait -et risquait- de dégénérer mais ne pouvant pas porter d'armes à feu trop visibles, il avait un poignard dissimulé dans la botte gauche.

La mélodie s'acheva et il se leva prêt à accueillir ses invités, son masque placé sur son visage. Même ainsi il était reconnaissable, mais après tout, en tant que bon chef d'orchestre, quoi de plus normal...


   
   

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Svitlana Kaminski
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MessageSujet: Re: D'or et de sang ( EVENT)   27/7/2014, 15:38

D'or et de sang

Event

And those who were seen dancing were thought to be insane by those who could not hear the music..
— Friedrich Nietzsche



Les cheveux tirés en arrière dans un chignon impeccablement exécuté piqué de quelques fleurs métalliques aux tons cuivrés et or, la conseillère impériale s’avança dans l’immense hall chatoyant, saluée au passage par les serveurs et cuisiniers affairés à préparer les derniers détails de la fête. Elle leur accorda tout au plus un simple regard distrait, ses yeux bleus glacés se promenant un instant sur le ballet rythmé qui s’apaisait peu à peu à mesure que l’heure d’arrivée des invités approchait.

Il flottait dans l’air un parfum de luxe, mêlant fumets de nourriture délicieusement préparée avec un savoir-faire sans égal et quelques notes boisées provenant des baies vitrées grandes ouvertes qui donnaient sur le lac en contrebas. Tandis que Svitlana s’avançait lentement, passant devant les multiples salons, ses talons claquant légèrement sur le parquet, elle posa une main sur l’un des murs et leva les yeux vers le plafond couverts de peintures toutes plus sublimes les unes que les autres.

L’endroit avait beau dégager un sentiment d’ancienne sérénité propre aux vieilles bâtisses historiques, elle n’en restait pas moins une agente spéciale de l’Empire, et se devait d’assurer une complète sécurité pour les alliés de celui-ci. Son regard vif se promenait sur chaque relief, chaque aspérité avec une suspicion et un doute propre à son caractère perfectionniste.

Svitlana devait s’assurer que rien ni personne ne pouvait attenter à la vie d’Evander Huxley. Tel était son but et sa raison d’être, tout comme elle se l’était promis lors de sa cérémonie d’investiture au poste de conseillère. Son rôle était défini et elle s’y cantonnerait jusqu’à la mort, ne s’autorisant sans doute un écart que lorsque l’Empereur, tout impulsif et puéril qu’il était, décidait une fois de plus de commettre un acte stupide et non réfléchi. Cependant, derrière ses apparences vaguement idiotes et enfantines, Evander était un génie et Svitlana le respectait.

Elle s’aventura sur le balcon quelques minutes, se laissant prendre à la vision presque féérique du paysage, et passa ses mains sur la rambarde, non sans un souhait discret de vérifier la présence d’une quelconque anomalie suspecte.

Svitlana avait une confiance peu développée envers le maître des lieux, la nation autrichienne. Son désintérêt, pour ne pas dire dégoût des nations jouait certainement en la défaveur de monsieur Edelstein, mais au-delà de ces pensées profondément ancrées dans l’esprit de la conseillère, il y avait un doute sur la véritable intention de l’aristocrate. Un doute qui fluctuait à mesure que Svitlana explorait la demeure.

Elle ferma les yeux. Qu’importe, elle se tenait prête à jouer son rôle de sentinelle, et si quelqu’un avait l’audace de s’en prendre à un impérialiste, sa dernière vision sera la lame tranchante de la conseillère lui tranchant la gorge.

Vêtue de sa robe d’apparat, sous laquelle se cachait un court poignard qui pourtant était aussi dangereux qu’un sabre entre ses mains, elle s’avança lentement vers l’entrée du manoir, le visage dénué d’expression.

Que la fête commence.

© Kaamee

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MessageSujet: Re: D'or et de sang ( EVENT)   28/7/2014, 20:05

D'Or et de Sang.

Event

Schizophrénie mode : ON
Type d'hallucination : Auditive-Visuelle-Tactille
Apparence de l'hallucination : Claus Von Stauffenberg s'adresse à lui en italique.



Connaissez-vous l’exaltation et le stress ressentis lorsque vous vous apprêtez à monter sur scène ? Ce mélange d’impatience et de tension qui excite le moindre de vos sens ? Je le ressentais plus fortement jour après jour. Et le bal va commencer dans quelques heures. Tout doit être impeccable. Si tout se passe selon notre plan, nous avons toutes nos chances. Cette soirée promet d’être amusante. Il n’y aurait eu que mets hors de prix, valses et autres stupidités de nobles, je n’y aurais jamais mis les pieds et serait resté travailler à la capitale. Chose qui aurait été bien plus intéressante que de supporter les courbettes d’autrui face à l’Empereur. J’ai beau tenir du cabot, je ne lècherais pas leur bottes sales. Je suis fidèle à ma nation et à elle uniquement. Même si je me bats pour notre survie, celle de toutes les nations et capitales, je le fais surtout pour l’Allemagne. Ma patrie avant tout. Nous nous sommes battus tant de fois pour la faire briller ou pour l’aider à se relever après ses défaites ou échecs. Si notre aigle s’est retrouvé à terre plus d’une fois, nous n’avons pas manqué un seul instant de désirer réparer ses ailes meurtries avant de le voir à nouveau s’envoler en déployant sa grandeur et majesté. Ce soir, je montrerai à l’Empereur que ce n’est pas parce que l’aigle est enchainé qu’il ne peut pas se servir de ses serres pour attaquer. Obéir est une des choses que je fais le mieux, tout comme un bon chien, un fidèle Berger Allemand. Mais rien ne m’empêche de mordre une main qui me dégoûte. Me caresser dans le sens du poil est inutile. La seule chose qui pourrait me pousser à obéir, ce serait des chocs électriques pour retomber dans cet état d’impuissance apprise que j’avais connu sous l’occupation de l’URSS. Tout de même, je me demande ce qu’avaient certains chercheurs à vouloir donner des chocs électriques à des chiens ou à mettre des rats dans un récipient d’eau sans qu’ils puissent en sortir. Y-a-t-il quelque chose de drôle dans le fait d’électrocuter un animal ou de le voir abandonner tout effort pour se laisser couler ? Je suis curieux désormais. Peut-être trouverais-je quelques cobayes ce soir. Qui sait ?

J’ajuste ma veste et l’époussette un peu. Je pense être prêt. Le plus difficile fut de trouver une tenue adaptée à un bal mais également à la préparation et l’accomplissement d’un acte criminel. D’autant plus qu’arriver en noir à un bal masqué n’aurait pas été la meilleure idée, il me fallait également un costume un minimum coloré. J’ai donc opté pour un bleu sombre. Tout mon costume n’est que triche et trompe l’œil. Si je vous donne l’impression de porter une chemise blanche assorti d’un veston rouge foncé, sachez que ce dernier est une partie intégrante de celle-là. Je l’ai moi-même cousu dessus afin de ne pas être gêné par un surplus de vêtements ne servant qu’à parader en public. Le jabot en dentelle n’est tenu sous mon col que par une pression prête à s’arracher lorsque je tirerais dessus pour m’en défaire tandis que ma croix de fer qui l’orne retombera simplement à sa place en tant que collier. J’ai caché mon ras du cou traditionnel sous mon col en le portant moins haut qu’à l’habitude. Je n’avais pas l’envie de démonter ma précieuse croix de son support pour un tel événement. Ma chemise porte également une autre subtilité : je l’ai choisi à manches courtes, chose qui ne se verra pas mais qui s’avèrera utile. En effet, je comptais attacher certains objets à mes bras, toutefois, les manches m’en auraient empêché l’accès. J’ai donc réglé le problème. Cependant, je me suis servi d’une partie de ces dernières. J’en ai coupé les extrémités et les ai cousues à l’intérieur de ma veste, de manière à en laisser voir une partie. Personnellement, je trouverais suspect un individu portant en apparence une chemise mais dont on ne verrait pas la moindre manche sortir de sa veste. La veste, venons-en, est d’un bleu sombre orné de jalon doré au niveau du col et des poignets. Des épaulettes de la même couleur ainsi qu’une fine cordelette la complète. Fermée avec soin devant et tombant au niveau des genoux. Pour le pantalon, j’en ai pris un blanc qui ne le restera certainement pas longtemps. Ma veste et mon pantalon n’ont pas subi de retouches particulières. Pour ce qui est des chaussures, il en va de même et j’ai décidé d’opter pour des bottes montantes jusque sous le genou. Et puisque nous allons à un bal masqué, il ne faut pas oublier le détail le plus important. J’ai, étonnement, opté pour celui d’un chien. Un loup en forme de chien. Restons ainsi chez les canidés. J’ai décidé de rester également dans les tons noirs et l’ai fait faire un métal. Je n’aime pas trop ses fioritures en tissus. Le masque remonte de chaque côté de mon crâne pour dessiner deux oreilles tandis que la partie du nez est légèrement allongé de façon  à laisser suggérer un museau. Le reste est fidèle aux apparences classiques des loups métalliques. Un dernier détail ? Une montre à gousset que j’ai glissé dans la poche de mon faux veston. J’ai bien évidemment conservé les bagues et piercings je porte quotidiennement.

Me voilà désormais habillé pour ce soir. Je n’ai plus qu’à m’équiper comme il se doit et à vérifier que tout sera prêt. Mes hommes comme mes armes. Que sa Majesté se prépare à danser ce soir. Je compte bien jouer les chefs d’orchestres et le voir valser avec la Mort sur une marche funèbre.

[♪♫ N'en déplaise
Aux courtisans qui baisent
Les pieds des hommes les mieux chaussés
Je me ris de leurs vies de punaises
Écrasées

Que se taisent
Futiles fadaises
Qui brillent en belle société
Je suis fort à mon aise
Dans les crimes de lèse
Majesté ♪♫]

Une fois que j’ai eu rejoint le groupe de personnes que j’avais mobilisé, un peu moins de vingt pour éviter d’attirer trop d’attention. Roderich, dans un échange de courrier, m’avait proposé d’éliminer l’Empereur en profitant de cette soirée et je ne comptais pas laisser filer l’occasion. J’avais reçu un plan des lieux et l’avais étudié sous un œil de véritable stratège militaire. J’avais également demander à obtenir les doubles de certaines clefs qui nous attendent cachées sur place ainsi qu’un programme des festivités afin de pouvoir connaitre le meilleur moment pour frapper. Il m’avait également parlé de la présence d’un second groupe de résistants qui je  l’espère, ne nuiront pas à notre opération. Même si j’ai confiance en mon plan, je sais que des variables aléatoires peuvent tout faire basculer.

Après une rapide inspection des tenues de mes troupes, nous nous équipons comme il se doit. Et nous ne manquerons pas d’accessoires, soyez-en assurez votre Altesse. Laissez-moi vous en donner un aperçu. Chacun d’entre nous possède une dague attaché la jambe de sa préférence, la droite pour ma part, par mesure de précaution. C’est aussi ce qui m’a décidé à opter pour des bottes. Sortir une dague à ce niveau est plus simple que de s’embêter avec un pantalon. Ma dague est une habituée des sales besognes, son passé est aussi souillé que le mien. Mais la devise qui l’orne ne cessera jamais de correspondre à mes idées. Mein Ehre heißt Treue. Mon honneur s’appelle fidélité.

Ajoutons à cela des armes un peu plus performantes. S’il y a une chose pour laquelle l’Allemagne a un bel héritage, c’est son passé militaire et son armement. Bien évidemment, arriver avec des panzers ne seraient pas discret. Nous en avons donc revu la taille et revisité certains modèles. Les joies de l’évolution en matière de recherches et en mécaniques nous ont été d’une grande aide. Entrer avec une arme à feu, même dissimulée, exige que personne ne la voie ou ne la sente en vous bousculant un peu. C’est pour cela que sous les manches de nos vestes, à l’intérieur de nos avant-bras et solidement tenu par des sangles,  se cache un petit pistolet n’ayant la capacité que d’un seul coup. Pour compenser ce manque d’arme et de munitions, nous avons décidé de redevenir de grands enfants avec quelques panzers version modèles réduits. Mes préférences vont sans la moindre hésitation aux traditionnels Panzers IV, classé chars moyens, ainsi qu’aux puissants Tiger I et Tiger II, classés chars lourds. J’aurais volontiers demandé des Maus mais ce fut impossible hélas. Nous nous contenterons donc de cela. Si le Panzer IV avait une bonne mobilité, ce n’était pas le cas des deux autres dont le blindage expliquait aussi la vitesse réduite. Trouver un moteur digne de ce nom pour des chars lourds n’est pas une chose aisée. Nos modèles réduits n’étant pas fait pour le champ de bataille, nous avons réduit le blindage et augmenté la puissance des moteurs ainsi que la solidité de leurs chenilles, car un panzer sans chenille n’est plus d’une très grande utilité et devient une cible facile. A la place de l’équipage, les obus de chaque canon dont certains ont reçu quelques modifications. Nous n’aurons pas que des obus explosifs ou perforants. Nous aurons peut-être besoin de fumigènes en cas de problème alors, nous en avons ajouté. Nous avons également créé des obus perforants contenant du poison.

On pourrait se demander pourquoi des panzers, n’est-ce pas ? La raison est que leur hauteur ne dépasse pas la cheville, ils restent donc discrets. Les bruits de moteur sera couvert par la musique, laissant ainsi le temps aux panzers de se placer selon le plan, guidés par leur programme. Nous les avons également programmés pour qu’ils puissent éviter les obstacles. Une partie des panzers ont été placés par les membres de la Walkyrie Widerstand la veille et nous emmenons les derniers avec nous ce soir. Certains membres auront pour consignes de passer par une autre entrée avec avant de les programmer et de les installer. Certains serviront à abattre des personnes importantes pour l’Empire tandis que d’autres sont là pour faciliter notre tâche ou notre fuite en cas d’échec.
Je parlais plus tôt du problème de chenilles assez fréquent, rendant les panzers presque inutiles. Nous avons donc, sous le tank, installé un système de poignée sur lequel il suffit de tirer afin de transformer le panzer en arme à feu. Il faudra simplement se méfier de la force de recul. Les obus empoisonnés ont d’ailleurs plus étaient conçu pour cette fonctionnalité quand bien même nous les utiliserons pour tuer certaines personnes à distance. Un obus performant classique, à moins de ne pas manquer son coup, pourrait ne pas faire autant de dégâts que nous le voudrions. Nous pourrons aussi nous servir des obus explosifs pour faire sauter une ou deux têtes si besoin. Mais ça serait moins propre.
J’ai également demandé la création de Leichttraktor qui serviront d’éclaireurs afin de savoir où se trouvent ou se dirigent différents individus. Ils nous permettront également de trouver un chemin libre en cas de fuite. Toutes ses informations nous seront retransmises automatiquement en temps réels. Nos masques ne nous serviront pas que d’accessoires. En effet, je condamne mon œil gauche à l’obscurité en installant dans l’orifice gauche un écran en forme d’œil clos ainsi qu’un écouteur près de l’oreille, toujours à l’intérieur du masque.

Je pense ainsi avoir fait le tour de notre préparation. J’ajouterais seulement un détail. Vous souvenez-vous de la montre à gousset ? Eh bien, elle aussi à sa petite particularité. Elle permet le contrôle à distance d’un certain nombre de tank, ceux pour lesquels elle est programmée uniquement, permettant ainsi de les éloigner de leur zone ou de les rapprocher de nous pour nous armer. J’ai à ma disposition quatre panzers et je peux passer de l’un à l’autre grâce à la molette permettant de régler l’heure. J’ai ainsi le contrôle de deux Panzers IV, chargés aux explosifs, un Tiger I et un Tiger II, chargés aux perforants empoisonnés.

Nos voilà donc prêts pour les petites réjouissances de ce soir et je souhaite à notre Empereur de l’être tout autant. Pour sa première opération, la Walkyrie Widerstand compte bien frapper un grand coup. Et si nous réussissons, ce sera notre première et dernière action. Je glisse le brassard de notre organisation dans ma poche pour plus tard avec un sourire.
Je redonne ensuite les indications concernant l’ordre d’arrivée et les positionnements une fois qu’ils seront sur place. Je tiens à tout ce que tout se passe comme prévu. Je refuse de voir notre chance s’échapper à cause d’une erreur de compréhension. Suite à cela, chaque groupe rejoint son véhicule et se met en route en respectant un certain intervalle de temps. Je suis le dernier à partir. J’ai une demi-heure d’attente alors j’en profite pour mettre un peu de musique. Après hésitation, j’opte pour un morceau de Fritz. Flute Concerto No.3 in C major. Je ferme les yeux et écoute avec attention les notes de flûte traversière qui me sont si familière et dont je n’arrive pas à me lasser depuis des siècles. Lui avait tout d’un grand roi. Pas comme cet imbécile d’empereur s’apprêtant à ruiner des siècles d’Histoire.

Une fois le temps écoulé, je mets le contact puis démarre. La pression est de plus en plus forte mais je parviens à conserver mon calme sans trop d’effort. Une voix attire alors mon attention côté passager. Une voix que j’ai côtoyé plus d’une fois au temps du Troisième Reich.  Celle du Colonel Claus Von Stauffenberg, acteur principal de l’Opération Walkyrie en juillet 1944 en Prusse-Orientale dans la Tanière du Loup. Son œil gauche, sa main droite ainsi que les quatrième et cinquième doigts de la droite sont manquant. Je me souviens aussi qu’il est atteint d’une surdité partielle. Les héros de l’Histoire sont souvent ceux qui portent le plus de cicatrices. Je ne sais pas si je dois prendre sa présence comme un signe d’échec à venir ou non.

« Alors tout est enfin prêt ? Vous pensez pouvoir l’arrêter ?
- Je le pense, ja. Réussir sera autre chose.
- Arrêter un tyran n’est pas une mince affaire. Ils ont souvent de la chance. Beaucoup trop de chance. Tu permets que je me joigne à vous ? Je veux voir ce dont est capable une organisation ayant repris le nom d’une de mes opérations avec à sa tête un des chiens fidèles de celui que je voulais abattre.
- S’il n’y a que ça pour vous faire plaisir Oberst Von Stauffenberg, vous êtes le bienvenu tant que vous ne nous dérangez pas. Qui sait, malgré vos handicaps, vous pourrez peut-être être l’œil et l’oreille qu’il me manquera ce soir à cause de ce masque. »

Il sourit et  acquiesce avant de s’installer à son aise sur le siège côté passager. Aucun de nous n’ajoute quoique ce soit jusqu’à ce que nous arrivions sur place. Je réajuste mon masque comme il se doit avant de descendre du véhicule. Stauffenberg m’imite et nous prenons la direction de l’entrée.

« Il est trop tard pour reculer maintenant.
- Ja, ja. Ich weiß. »

J’entre parfaitement calme après un dernier coup d’œil à Stauffenberg. Il est temps de faire un peu de repérage. L’Empereur ne doit pas être arrivé encore, qu’il prenne son temps et profite de ses dernières minutes de vies. Sa couronne ne va pas tarder à tomber au sol et je savourerai le bruit du métal s’écrasant au sol. Vous n’êtes pas digne de diriger le monde Evander, il faut vous faire à cette idée. La Walkyrie Widerstand compte bien réduire à néant vos idées et vos actes futurs. Une fois que nous serons débarrassés de vous, nous retrouverons le monde que nous avons connu par le passé et qui lui, malgré ses guerres et conflits, avait le mérite de pouvoir proclamer une diversité qui le rendait unique. Votre empire Evander peut se vanter d’une paix factice vide de diversité, le rendant ainsi d’un banal et d’en ennui sans égal. Vous savez très certainement que qui veut la paix prépare la guerre. J’espère que vous êtes prêt car voici le premier assaut. La fin de ce conflit arrivera avec la Mort. Soit la vôtre, soit celle des nations et de leur capitale. Je ne le cacherai pas. J’ai imaginé plus d’une façon de vous abattre ou de vous torturez. Il va falloir que je fasse hélas un choix. J’aimerais pouvoir opter pour une mort par anoxie mais je n’aurais hélas pas le temps et les moyens. Il en irait de même pour des mutilations ou autres. Je vais donc devoir me faire à l’idée de me contenter d’autre chose. Mais sachez que je compte bien vous mettre du plomb dans la tête, tant au sens figuré qu’au sens propre. Êtes-vous prêt Evander ?

[♪♫ Nul
N'est ici-bas
Maître des hommes
Prince des lois

Place, je passe
Je suis roi de mes rêves
Souverain des libertés
Osez, rendez grâce
A ce fou qui se lève ♪♫]


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Qui baigne ses mains dans le sang, les lavera dans les larmes.
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MessageSujet: Re: D'or et de sang ( EVENT)   25/8/2014, 23:14


   
   
D'or et de sang
   
   
    Feat Autriche / Svitlana Kaminski / Berlin / Angleterre / ?? (Libre)


   
Je me fixai dans le miroir de l'entrée, forçant sur ma vue autant que possible. Pas que j'ai des soucis particuliers de vue, mais le masque me gênait un peu, les fentes des yeux étant un peu trop ovales pour les miens.

Mon fesi tentait de prendre la fuite, pour une raison que j'ignorais, mais je n'étais pas de cet avis. Alors, il allait rester là où il était, oui ?!

- Anri ! L'appelai-je. Tu es bientôt prête ? L'avion ne va pas nous attendre indéfiniment !

La réponse me parvint, un peu atténuée par les différents obstacles et m'assurant qu'elle n'en avait plus pour longtemps.

Je ne pus m'empêcher de secouer la tête en souriant faiblement. Ah, les femmes ! Toujours à prendre son temps pour être la plus belle !

- En tout cas, j'espère que le résultat sera à la hauteur de mes attentes ! Repris-je.

Je passais le petit peigne en bois dans les pompons noirs qui parsemaient ma tenue, autant pour m'occuper que pour parachever ma tenue. Je le rangeai rapidement lorsque j'entendis les marches de l'escalier grincer doucement.

- Ah, voilà la plus belle ! Commençai-je en me tournant pour lui faire face.

Je me figeai en la voyant avant de lui sourire.

- Eh bien ! La tenue te va mieux qu'à certaines de mes natives ! Tu es superbe !

Je lui offris mon bras galamment avant de se diriger vers la porte de la brasserie belge où j'avais posé mes bagages depuis la veille. J'avais ainsi pu donner un coup de main à Anri en lui offrant mes deux bras et ainsi faire le service. Et autant vous dire que ce n'avait pas été de la tarte ! Et en échange, j'avais pu passer la nuit dans une des chambres de manière gratuite.

- Direction l'aéroport, avant qu'ils ne dépérissent sans jolies filles à voir !

Je me forçais à être guilleret, mais je sentais bien que ma voix pouvait me trahir à tout instant. Alors je pressai doucement les doigts de Anri dans ma main par intermittence.
L'avion en lui-même n'était qu'une formalité, et nous arrivâmes bien vite au pied du bâtiment immense où les festivités allaient se dérouler. La musique s'enroulait autour de nos corps, battant faiblement à nos oreilles.

- Prête à entrer dans l’arène ? Murmurai-je.

Je tentai de capter son regard à travers le masque doré, identique au mien à la différence de la couleur. Puis je poussai la porte, nous faisant entrer dans la salle de bal où quelques robes se trémoussaient déjà, accompagnés d'autres pantalons.

Autant vous dire que présentement dans ma tenue d'evzone, je me sentais à la sommité de la virilité. Mais ce que le commun des mortels (et autres nations) ignoraient, c'était sa teneur exacte. Les lames dans les chaussures qui pesaient trois kilos, le métal et les crampons sous la semelle en temps normal mais pas ce soir (pour qu'on m'entende à trois kilomètres à chaque valse, merci bien !), les manches amples de la chemise blanche qui me permettaient d'y camoufler foison d'armes blanches (les plus inaudibles et faciles à cacher). Donc, peut-être que je pouvais fonder avec Écosse le club des jupettes, mais je ne pouvais pas être plus armé que je l'étais présentement.

Et puis, c'était symbolique comme tenue. Après tout, le noir du gilet brodé représentait le deuil de l'esclavage et le blanc la pureté de l'amour pour la liberté. Ironique, n'est-ce pas ?

Je saluai notre hôte de la nuit, le remerciant de son invitation et le félicitant de l'apparent luxe. Je voyais Evander de l'autre côté. J'allais devoir le saluer... Peut-être ? Voyons comment la soirée se déroule...

Je reconnus une valse et me tournai de nouveau vers ma partenaire qui souriait presque pensivement. Portant sa main à mes lèvres, je la frôlai délicatement.

- Accepteriez-vous de danser avec moi, délicate nymphe ?

Voir Belgique porter une des tenues traditionnelles grecques gonflait mon cœur de fierté. C'était complètement stupide mais on avait son petit ego. Et qu'elle ait accepté la proposition de m'accompagner ne m'aidait pas vraiment à redescendre de cet espèce de nuage où je me trouvais depuis quelques jours.

Et à nous de valser, faisant voler fustanelle et robe, à nous de jouer la danse des masques où on n'est personne et tout le monde à la fin. Où rebelle et fidèle à l'Empereur allaient se mêler sans grande distinction. De toutes façons, je pense qu'aucun d'entre nous ne pourrait passer le portique de la douane sans le rendre fou.
   

   

   

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Danemark
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MessageSujet: Re: D'or et de sang ( EVENT)   27/8/2014, 21:13

D'or et de sang

Feat. beaucoup de monde (event)



Il y avait bien longtemps que Danemark ne s’était pas rendu à une réception du genre. Il était un habitué des bars conviviaux comme celui de Belgique, simples et agréables, où l’on va passer un bon moment entre amis, sans manières ni fioritures. Il était habitué à se laisser tomber sur un tabouret près du comptoir, son pantalon tâché d’un peu de farine et vaguement épousseté pour avoir l’air présentable, les manches de sa chemise retroussées depuis bien longtemps et son gilet montrant lui aussi quelques unes des difficultés dues à sa journée de travail à la pâtisserie qu’il tenait avec Copenhague. Il était habitué à parler fort, rire fort, sans grâce et politesse aucune - ou moindre, en présence de femmes, par exemple. Habitué au sourire d’Anri lorsqu’elle lui servait une énième choppe de bière, habitué à la mine renfrognée - enfin, encore plus que d’ordinaire - de Suède alors qu’il réparait les chaises, habitué à tout...sauf une réception classieuse.

Seulement, voilà ; l’endroit où se rendait Matthias était une réception classieuse et il lui faudrait se comporter en bon gentleman bien instruit - une facette de lui, certes existante, mais très peu usitée et qui lui demandait parfois de sacrés efforts.
Il avait d’abord failli refuser l’invitation mais après tout, Roderich restait un vieil ami, et il ne pourrait rien se passer de si terrible pour lui durant ce bal masqué - d’autant plus qu’un bon nombre de Nations, pro-Empire ou non, s’y rendaient également. Il n’était pas du genre à éviter les fêtes et encore moins à se mettre à l’écart. En un sens, c’était faire un bond dans le passé, à l’époque où il était vraiment le Roi de Scandinavie.

L’esprit un peu ailleurs, il avait donné sa réponse à l’invitation à la dernière minute et n’avait pas vraiment prévu une tenue pour la soirée. Il avait entendu dire que certains avaient commandé des vêtements à France ; lui avait préféré une sombre boutique aux prix cassés pour acheter son masque, et avait ressorti un vieux costume d’apparat - qu’il jugeait dater de la fin du XIXe siècle, ou quelque chose dans ces eaux-là - remis au goût du jour et qui semblait à présent flambant neuf. Le blond était loin d’être endetté, au contraire ; mais il était incapable de prédire ce qui pourrait bientôt se produire et si la situation l’exigeait, il lui faudrait peut-être prendre la fuite. En ce cas-là, mieux valait avoir tout son petit pactole pour pouvoir mettre les siens et sa personne en sécurité aisément.
Et depuis le discours de l’Empereur, la pâtisserie ne tournait plus aussi bien. Oh, l’écart était minime ; mais habitué à tenir son petit commerce avec Milla pour ce qui devait bien faire plus d’une dizaine d’année de son côté, il sentait bien que les humains - du moins ceux au courant de sa condition...particulière - évitaient de plus en plus la pâtisserie.

Guilleret - mais toujours légèrement sur le qui-vive, comme il s’y était habitué ces derniers temps, on ne savait pas vraiment d’où pourrait surgir le danger.
Matthias dévorait du regard les lieux de la réception et les invités. Tout débordait de luxe, faste et splendeur.
Lui-même espérait ne pas faire tâche dans cet environnement ; les cheveux pour une fois disciplinés et gominés en arrière, sauf pour quelques mèches désespérément rebelles, un loup de couleur grise et paré de quelques arabesques rouges et dorées masquait le yeux de son visage, ses yeux bleus rieurs vous scrutant par son intermédiaire. Sa tenue, assortie, était élégante sans être tape-à-l’oeil, et, Matthias, rendu méfiant par les événements récents, n’avait pas manqué cacher un petit poignard dans la manche de sa veste. On n’était jamais trop prudent, d’autant plus dans une réception où l’Empereur était présent.

Avec un sourire, il commença à se diriger vers le buffet, avant que la musique ne s’arrête. Gonflant les joues, il reprit contenance pour écouter le discours de leur hôte. Après tout, il avait décidé d’être un gentleman ce soir. Il espérait seulement que la tournure que prendraient les événements au cours de la soirée ne l’empêcherait pas de tenir sa promesse personnelle...

© Kaamee

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Dan vous sourira en #EF0048 (゚ヮ゚)中
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MessageSujet: Re: D'or et de sang ( EVENT)   8/9/2014, 11:07

D'or et de sang

Event libre


If gold rusts, what then can iron do?
— Geoffroy Chaucer



Berwald regardait l'immense bâtisse, parcourant les vieilles pierres de son regard de glace. Alors il était bien là. Il avait hésité à venir, si cela ne tenait qu'à lui, il aurait largement préféré rester chez lui plutôt que de se mettre dans cette situation impossible. Mais non, sa dignité avait mis un grand coup dans les dents de sa raison et il se préparait maintenant à entrer en scène aux côtés des autres nations.

Aussi pénible et lourde que pouvait parfois se révéler sa prothèse mécanisée, elle lui conférait un certain avantage indéniable : il était aisé d'y cacher une arme. Aucune personne ne s'y connaissant bien en ingénierie ne pouvait découvrir le couteau et le pistolet habilement masqués sous cet amas de ferraille aux reflets étincelants, spécialement nettoyés pour l'occasion. Suède préférait éviter d'avoir à s'en servir, mais il avait aussi un devoir de protection envers tout ses proches.

Oh, il ne doutait pas que Danemark, Norvège et Finlande pouvaient bien se débrouiller seuls. Il était loin le temps des haches de guerre et des épées souillées de sang, mais dans leurs veines coulait le feu de la guerre et la rage de la victoire, dans leurs esprits sonnait un chant de liberté qui ne pouvait être réfréné. Oui, Suède pouvait bien tenter de toutes ses forces de ne plus faire couler le sang, mais au fond de lui, il savait que la situation appelait à un conflit qui ne se règlerait pas par la parole.

Il tourna la tête et ne put s'empêcher d'admirer son partenaire, Finlande. Son coeur s'accéléra légèrement, et il se sentit l'espace d'un instant rajeuni de plusieurs centaines d'années, lorsqu'il n'avait si sa carrure adulte ni son semblant d'assurance. Si une personne au monde pouvait ôter toute capacité de résistance à l'ancien viking, il s'agissait bien de son voisin des terres de l'Est, au sourire si franc.

Suède avança lentement, passa les immenses portes du palais autrichien et admira les dorures si chatoyantes. Il y avait déjà du monde, majoritairement des austères conseillers et membres du gouvernement qui discutaient de sujets plus barbants les uns que les autres. Il aperçut plusieurs nations cependant, Grèce qui semblait pour une fois bien éveillé et intéressé par sa sublime partenaire Belgique, France et Angleterre bien assortis dans leurs habits riches, Berlin un peu éloigné des autres.

Mais surtout, Danemark et Norvège. Il accorda au premier un signe de tête qui lui transmettait plusieurs messages : je vais bien, oui j'ai prévu de quoi me défendre, je reste à proximité. Il détourna ensuite le regard et lâcha un soupir inaudible. Il ne savait pas quoi faire, et la peur lui tordait le ventre au point de l'empêcher de s'intéresser aux plats fumants pourtant redoutablement appétissant.

Il était prêt.


© Kaamee

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MessageSujet: Re: D'or et de sang ( EVENT)   10/9/2014, 17:06



D'or et de Sang

« There is no flag large enough to cover the shame of killing innocent people. »

En cette claire soirée d'été, dans l'allée menant au bâtiment dans lequel se déroulait le bal organisé par Autriche, on pouvait croiser une jeune femme. Elle était magnifique, ses formes étaient voluptueuses, et sa longue robe bleue ne faisait qu'accentuer cet impression. Ses longs cheveux rouges retombaient en cascades sur ses épaules. Et d'ailleurs, aussi étonnant que cela puisse paraître, la couleur de la robe et celle de ses cheveux ne juraient pas atrocement l'une avec l'autre, au contraire ! Elles semblaient même se marier l'un avec l'autre avec harmonie... Son visage était juste assez maquillé pour la rendre encore plus belle encore, sans en devenir vulgaire. Elle faisait facilement tourner toutes les têtes sur son chemin…

Mais qui était-elle, cette femme, au juste ?
Je vais tout vous dire.. Mais revenons-en au tout début, voulez-vous ?

Vendredi 24 juillet 2099
Quelque part dans les cieux, à bord de l'Andraste

Il était un peu moins de dix heures du matin, et Écosse se trouvait dans sa cabine. Cela faisait de nombreux jours maintenant que lui et son équipage sillonnait les cieux, sans rien avoir à se mettre sous la dent.  C'était certes relativement contraignant, mais cela permettait à tout le monde se reposer, même si l'ennui commençait à prendre place. Le dernier abordage avait été des plus compliqué, et même s'il avait été un succès, beaucoup des siens n'en étaient pas ressortis indemnes. Kenneth lui-même avait été blessé, mais comme pour presque tous, ce n'était rien d'insurmontable.
Ils se remettaient donc de cette épreuve tranquillement, navigant au gré du vent.
Et la nation était donc là, installée dans sa cabine. Il écoutait une radio grésillante, assis sur un fauteuil, les jambes croisées devant lui sur son bureau. Kenneth chantonnait cet air populaire qu'il avait fini par connaître par cœur à force de l'entendre. Ses doigts tapotaient en rythme l'accoudoir, et à le voir, là, aussi serein qu'il l'était, on aurait eu du mal à croire qu'il était en guerre. En guerre contre l'empire dont il faisait parti, et contre l'empereur qui était censé être son chef, son meneur.
Autant vous dire que, si Écosse n'avait pas été dans sa cabine, dans laquelle il tenait à garder un minimum de propreté, il aurait craché par terre.
Il détestait Evander de tout son être. Ce gamin qui se croyait tout permis…
Et Kenneth détestait encore plus les nations qui le suivait aveuglément. Quel était l'intérêt, quand c'est la mort assurée ?
Les pensées de l'écossais voguèrent ça et là jusqu'à qu'elles se posent sur Angleterre. Son frère. Il faisait parti de ceux s'étaient allié à Huxley. Dans le fond, ça ne l'étonnait pas le moins du monde. Ils avaient toujours été en conflits.
Toujours, même quand il n'y avait aucune raison à cela, et même après que l’Écosse ait rejoint le Royaume-Uni. Alors pourquoi ça aurait changé, même maintenant ? Jamais ils ne seraient capable de trouver un terrain d'entente… Mais il n'empêche que, pour dire les choses comme elles étaient, cela faisait drôlement chier Kenneth. Il fallait le reconnaître : Angleterre était fort et rusé, et ça aurait avantagé Écosse de ne pas avoir à se battre contre lui, mais pour une fois, à se côtés.
Et France aurait sûrement arrêté de faire l'idiot qui baisse l'échine pour les aider aussi.
A cette pensée, le capitaine fut pris d'un élan de rage et frappa le bureau en bois du talon de sa botte. Un gémissement de douleur s'échappa des lèvres de la nation. Il venait de se blesser à la cheville, et en plus de ça, la douleur n'arrangeait en rien sa colère.
Soudain, la musique s'arrêta. Le capitaine leva la tête, serrant sa cheville entre ses mains. Il soupira, et attrapa le verre d'eau qui était tout près. Ce n'était pas le moment que cette radio le lâche…
A peine eut-il pensé cela, qu'une voix qu'il reconnaîtrait entre mille se fit entendre...

« Habitants du monde, chers membres de l’Empire,
Ces dernières semaines ont été remplies d’événements, n’est-ce pas ? Des nations se sont pliées, pour le meilleur, aux nouvelles lois de l’Empire, et d’autres ont décidé de « faire bande à part ». Quel dommage.
Mais je ne suis pas ici pour informer ceux-là de ce qui les attend, oh non, ils le sauront bien assez tôt. Qui que vous soyez, si vous avez un quelconque contact avec les Rebelles, sachez que votre nom est déjà sur nos listes et que vous recevrez bientôt une visite de courtoisie à domicile de nos agents spéciaux.
Cessons de parler de ce sujet fâcheux et tournons-nous vers l’avenir ! L’avenir proche tout du moins, car j’organise avec le support de notre cher allié autrichien une grande soirée à laquelle je convie tous les représentants d’État et toutes les nations. Ce sera une réception somptueuse, je ne veux que le meilleur pour mes invités de marque.
Les dates et heure exactes vous seront communiquées personnellement par missive privée, ainsi que le lieu de la soirée. J’espère que vous vous joindrez à nous afin de célébrer la grandeur de l’Empire. Et, évidemment, ce sera une nouvelle occasion de discuter de vos décisions politiques autour d’un verre du meilleur vin français.
Je ne suis pas votre ennemi, je suis l’aube d’un monde meilleur, et la souffrance de quiconque m’est absolument insupportable.
Alors pensez donc à votre peuple, et venez signer votre affiliation à l’Empire autour d’un verre. Entre amis.
D’ici là, je vous souhaite une excellente continuation.
Gloire à l’Empire, et que justice soit faite. »


A l'entente de ces mots, Écosse recracha la totalité de l'eau qu'il était entrain de boire sur son pauvre bureau, qui décidément se faisait beaucoup maltraiter aujourd'hui. Il manqua de s'étouffer pendant de longues secondes, et réussit finalement à reprendre le contrôle de ses poumons.
Qu'est-ce que c'était que cette histoire ? Il avait bien reçu, il y a quelques semaines de cela, une lettre de la part de Autriche, l'invitant à une fête, mais il ne savait pas qu'il y aurait l'empereur. Kenneth n'avait pas pris la peine de répondre quand il avait reçu l'invitation. Il avait d'autres choses à faire que de se rendre à une espèce de petite sauterie ridicule avec des alliés de ce foutu connard. En plus il était incapable de savoir comment un membre de son équipage avait bien pu se retrouver avec ce bout de papier entre les mains, alors ça n'améliorait pas la chose.
Mais la nation avait subitement changé d'avis.
Finalement, il voulait y aller, à ce bal. Il voulait y aller, et tuer l'empereur, de ses propres mains.
Mais dans les conditions actuelles, ça aurait été beaucoup trop difficile… Il ne pourrait même pas poser un pied dans la salle qu'il serait encerclé. Il lui fallait se cacher, et être méconnaissable.

Cela allait être particulièrement compliqué.

« Mais rien n'est insurmontable ! »

Ecosse sourit, et se leva. Il ne savait pas ce qu'il allait faire, mais il savait déjà comment il allait s'y prendre. Il sortit de sa cabine, et appela son équipage.

« C'est fini de glander ! On change de cap, direction les Higlands ! »

Son ordre fut accueilli par des acclamation venues de tous. Personne ne savait ce que le capitaine avait en tête, mais avoir enfin quelque chose à faire était tout de même agréable…
D'ailleurs, personne n'osa faire remarquer au dit capitaine qui boitait étrangement…

Mercredi 5 août 2099
Écosse, Highlands, Château d'Armadale, propriété du clan MacDonald.

Tout était prêt. Écosse avait envoyé à Autriche sa réponse, positive. Il avait pris de le temps de lui expliquer le pourquoi du comment de sa future condition. Il avait repoussé au plus loin possible l'échéance, mais le bal était pour bientôt. 10 jours. Il lui restait dix jours. Dix jours s'habituer, dix jours pour s'y faire. Ça allait être très long. Fatiguant. Humiliant. TRES humiliant. Mais il n'avait pas le choix. S'il voulait avoir sa chance. Kenneth soupira, un long soupire déchirant. Il regarda le pentacle à ses pieds. Cela faisait tant d'années qu'il n'avait pas utilisé la magie de ses ancêtres.. Il espérait y arriver. Ne pas se louper. Il n'avait jamais lancé ce sort là… Du moins, pas sur lui-même. Et la dernière fois qu'il l'avait fait…. Il était jeune.  Très jeune.
Sa main commença à trembler.  Il avait l'impression d'avoir oublié comment on faisait…
Mais il ne devait pas se dégonfler. Il devait le faire. Pour son pays, il devait mettre sa fierté de coté. Pour sa vie, et celles des autres.
Kenneth s'avança alors jusqu'au centre du cercle. Il prit une grande inspiration, et ferma les yeux. Le cercle commença à s'illuminer.
Ecosse n'avait rien oublier.
La pièce se remplissait d'énergie magique. Oh, quelqu'un de normal n'aurait rien ressenti, mais pour Kenneth, sorcier depuis toujours, c'était quelque chose de normal. Il commença à réciter l'incantation, comme s'il n'avait jamais arrêté.
Cela lui prit quelques dizaines de secondes pour tout réciter, puis il tomba dans l'inconscience...

Samedi 15 août 2099
Autriche, salle de bal.

Et là, vous savez tout. Cette magnifique jeune femme qui parcourait d'un pas assuré l'allée n'était autre que Écosse… Personne d'autre que Autriche et son équipage n'était au courant, et ces derniers s'étaient bien foutu de lui.
Kenneth préparait déjà sa vengeance… Mais ce ne serait pas pour ce soir. Ce soir, ils avaient du travail.
Le pirate avait obtenu d'Autriche des invitations pour ceux capables de se tenir, les autres resteraient pour garder l'Andraste : Il aurait préféré faire tout cela seul, mais il n'avait pas d'autre choix, il savait très bien qu'il n'y arriverait jamais seul.
Alors il avançait, dans son corps de femme. Il avait décidé de venir seul : Il n'avait eut ni le temps, ni l'envie de chercher un cavalier. Déjà qu'il avait dû réapprendre comment se tenir, marcher et même respirer à cause de ces fichus corsets ! Maristela et Bretagne avaient dû s'y mettre à deux pour que -enfin !- il retienne tout.
Il soupira et s'arrêta pour mettre son masque : Il était simple mais élégant, sa couleur dominante était le bleu, et on pouvait y voir quelques touches de rouge.
Il était à présent temps de faire bonne figure.
Cette histoire le fatiguait déjà.
Il s'approcha des gardes devant l'entrée et tendit son invitation, sourire aux lèvres. Il ne tarda ensuite pas à entrer, et regarda tout autour d'elle : La salle était magnifique. Richement préparée et spacieuse, Autriche n'avait visiblement pas lésiner sur les moyens. Il regarda l'orchestre qui se trouvais d'un coté de la salle, ainsi que les multiples buffets.
Si ça n'avait pas été pour un si grande occasion, pensa-t-il, il se serait déjà jeté sur la nourriture.
Mais son estomac était noué. Le stress était grand, et cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas senti comme ça. Ses mains tremblaient, son cœur battait à vive allure dans sa poitrine.
Écosse prit le temps de respirer et reprit sa marche.
Dans la salle se trouvaient déjà quelques autres nations, éparpillées ça et là. Il reconnut facilement Autriche un peu plus loin. Svitlana Kaminski aussi.
L'empereur lui, ne semblait toujours pas être arrivé.
Ben voyons.
Il regarda attentivement toutes les personnes présentes. Il n'avait aucune idée de où aller, qui rejoindre. Le stress n'arrangeait rien…
Il décidé finalement de se retirer, et d'aller dans un coin tranquille : Il ne fallait pas qu'il attire l'attention après tout.
Ce soir elle serait Fenella MacAlpin jeune noble écossaise venue sur invitation pour -entre autre !- représenter son pays à la place de la véritable nation, et il vaudrait mieux que personne ne la reconnaisse...




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Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: D'or et de sang ( EVENT)   12/9/2014, 18:04

Que fais-je ici ?  
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Anri fixait son foulard en soupirant . Elle avait tellement pas envie d'aller à ce bal . Elle avait acceptée juste pour faire plaisir à Grèce . Et parce qu'elle lui en devait une , aussi . Il était venu l'aider dans l'après-midi , il fallait bien qu'elle lui rende un service aussi . Et ce service , ce serait de l'accompagner au bal masqué organisé par Autriche . Alors oui , elle était pas totalement enthousiaste à y aller . Elle et les bals , ça faisait clairement deux . Voire trois . Et puis , la dernière fois qu'elle s'était montré publiquement , herm , ça , c'était pas super bien passé . Mais , du courage , deux bières et des encouragements plus tard , Anri avait retrouvé un peu de sentiments positifs et était montée se changer .  

Pour l'occasion , elle portait un costume traditionnelle grec , pour aller de paire avec la tenue militaire porté par Héraclès . Il l'appelait , d'ailleurs . Genre , elle prenait trop de temps pour se préparer . Elle râla un peu . C'était que c'était pas facile à mettre , cette robe-là . Et puis , combien de couches elle portait , là ? Elle ne savait pas , elle n'avait pas compté . Elle avait la tête dans la nuage , c'était peut-être l'alcool , ou la fatigue , ou le fait qu'elle faisait tout à moitié à contrecœur . Elle haussa la voix et répondit à Héraclès :

" Ouais , j'ai bientôt fini , j'arrive ! Juste deux minutes , quoi !"

Elle se regarda dans la glace , en poussant un long soupir . Elle soupirait depuis le début de la journée . Elle aurait dû compter aussi le nombre de soupirs qu'elle avait poussée , ça aurait pu être drôle . Mais le résultat ne lui semblait pas trop mal . Elle prit le masque doré , et le mit en place .  Elle prit également le pistolet , chargé , et le glissa dans l'étui à sa cuisse . C'était juste une précaution .  Elle plissa les yeux . Elle voyait bizarrement . La forme des yeux du masque était assez spécial . Pour viser , ce ne serait pas pratique . Elle alla voir Héraclès qui m’apostropha d'un :

Ah, voilà la plus belle !


Il la fit rougir . Il avait un don pour faire des compliments qui flattaient au plus haut point . Et notre belge aimait très beaucoup les compliments . Elle fit la moue , tournant dans sa robe et le remercia .
Il la complimenta encore .


Eh bien ! La tenue te va mieux qu'à certaines de mes natives ! Tu es superbe !


Re-rougissement . Re-faisage de moue . Re-remerciement . Elle regarda Grèce . Son uniforme militaire était .. bizarre . Mais pourquoi pas . Ca faisait très latin , et puis , elle avait vu bien pire . Elle lui sourit . Elle se glissa à son bras . C'était parti . Elle se souhaita bon courage . Elle en aurait besoin . La présence du grec lui donnait déjà un peu de courage et les deux bières qu'elle s'était enfilée l''empêchait de réfléchir un peu trop . Heureusement , sinon la belge stresserait plus que déjà et elle serait un vrai zombie . C'est pas drôle , n'est-ce pas ? Plaignez le pauvre Grèce , là . Qui essayait de remonter le moral de la belge .

- Direction l'aéroport , avant qu'ils ne dépérissent sans jolies filles à voir .

Elle rit . Ce n'était peut-être pas de l'humour très réfléchi , mais ça avait le mérite de détendre l'atmosphère et Anri . Et savoir qu'il la trouvait jolie lui plaisait . Elle serra fort la main du grec et ne put une nouvelle fois que le remercier . Le voyage en avion plus tard , et un peu de marche , et ils étaient devant le bâtiment . Elle était stressée , et … envoya tout péter .

Sérieux , y'en avait marre , bordel de zut , elle était là pour faire la fête et s'amuser . De toute façon , le petit idiot d'Empereur savait déjà qu'elle l'aimait pas . Alors , il pouvait aller se faire voir , elle allait danser , et boire , et écraser des pieds , et discuter , et manger , et rire . Grèce lui chuchota :

Prête à entrer dans l'arène ?

Il semblait aussi stressée qu'elle quelques minutes auparavant . Elle lui sourit , essayant de le rassurer et hocha la tête vigoureusement . Oui , elle était prête , maintenant . Elle se fichait de tout , elle pouvait entrer dans cette grande salle et se mêler aux convives sans aucune gêne . Sa soirée ne serait pas gâchée par des préjugés et des chuchotages quelconques .

Ouais , je suis prête ! On va mettre le feu !

Grèce poussa la porte . Et on entra . La première impression qu'eut Belgique , c'est qu'il faisait chaud . Et qu'elle le supporterait pas longtemps , sûrement . Voyant Autriche , Grèce et elle allèrent le saluer . Quelques personnes dansaient déjà . Elle jeta alors un coup d'oeil au buffet , de loin . Ca avait l'air … grand , copieux et chic . Elle se promit d'aller y faire un tour plus tard . Parce que mine de rien , elle commençait à avoir faim aussi . Ca ferait chic , ça , si son ventre grognait en pleine danse . Rien que cette pensée la fit sourire bêtement . Elle fut tirée de ses pensées par un baise-main fait par Grèce .

Sérieux . Un baise-main . La belge , impressionnée , piqua un violent fard . C'était … une des choses qu'elle adorait , qu'elle trouvait très romantique . Et tout ça parce que il l'invitait à danser . Le grec avait des manières , on ne pouvait le nier . Elle accepta . Une petite danse pour bien commencer la soirée . Et pour se vider la tête également . Il n'y avait rien de mieux . Elle marcha jusqu'à la piste , positionna une de ses mains sur l'épaule du grec . Ils commencèrent à virevolter et à valser . Ses pensées s'évacuèrent . Par ici la sortie , mesdemoiselles . Elle se concentra sur la musique . Et en oublia jusqu'à son identité . Elle était juste une fille qui dansait . Elle se focalisait n'empêche sur ses pas . Si elle fermait les yeux , elle perdrait l'équilibre , et pire , aurait la nausée . Les bières avant de venir était une bonne et une mauvaise idée à la fois . Elle n'avait aucune envie de vomir sur le pauvre Héraclès . Quoique , ce serait un bon prétexte pour partir tôt . Mais on éviterait quand même .

Il faisait si chaud . Et cette robe était si peu pratique . Et elle avait faim . Chut . Ne pense à rien . Danse . C'est tout . Garde la tête vide et cette soirée se passera bien . Ne te soucies de rien . Fais confiance à Héraclès . Elle en oubliait presque l'arme attachée à sa cuisse . Presque .

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MessageSujet: Re: D'or et de sang ( EVENT)   17/9/2014, 23:44





D'or et de sang


Ft. All nations


"La valse d'un coup d'aile a détrôné la danse." - Alfred de Musset



D'une démarche affirmée, il entra dans la salle de bal au bras de son Némésis. Un monde fou se trouvait déjà à l'intérieur et plusieurs flux de personnes arrivaient encore. La salle était grande ; magnifique. Roderich faisait vraiment les choses en grand, Francis n'était pas déçu, loin de là même. Mais bon, il ne pouvait s'attendre qu'à ça avec la nation autrichienne.

La nostalgie des bals que le français organisait jadis lui revint alors en mémoire. Il avait toujours aimé les bals et encore plus les bals masqués, il pouvait faire la cour et s'amuser comme il le souhaitait, sans que personne ne le reconnaisse, loin de son statut de nation. Il se souvenait s'être une fois - et il en riait encore - déguisé en femme accompagné de Gilbert et Antonio qui eux-aussi s'étaient travestis. Autant dire qu'ils avaient fait fureur auprès de la gente masculine ! Sous leurs masques dissimulant la plus grande partie de leurs visages, leurs longues robes semblables à celles des plus grandes des marquises auxquelles ils avaient rembourrées les poitrines à l'aide de coton, leurs jeux d'acteurs ainsi que leurs voix faussement féminines, ils étaient tous les trois passés inaperçus. Ah, que de beaux souvenirs !

Sauf que cette fois-ci, c'était dans une ambiance beaucoup moins amusante et festive qu'il s'avança parmi la foule des invités. Francis s'accordait parfaitement avec son homologue anglais. Tous les deux resplendissaient ; le rouge et le bleu de leurs tenues respectives ressortaient vraiment des costumes des autres convives. Pour l'occasion, Francis s'était lui-même concocté une tenue digne de lui-même, c'est-à-dire "magnifique". Il portait un pantalon noir parfaitement coupé qu'il avait rentré dans des hautes bottes en cuir marron foncé. Son haut était une sorte de chemise aux manches amples centrée à la taille. Une jolie lavallière blanche lui donnait un air aristocratique. Mais le plus important dans cette tenue de soirée restait sans conteste sa longue et majestueuse veste bleu clair. De beaux motifs en volutes rendaient à ce manteau un charme ancien qui rappelait vaguement les bals d'autrefois. La coupe en queue de pie était quelque chose que Francis appréciait beaucoup en ce moment et il n'avait pas hésité à utiliser cette technique de couture sur son propre vêtement. En guise de bouton, il s'était servi de vieux engrenages d'horloge trouvé dans une vieille brocante, comme quoi tout pouvait être réutilisé. Pour cette soirée, le blond avait décidé de détacher ses cheveux. Il aimait particulièrement les montrer longs, ces cheveux, ces fils d'or comme il les appelait, faisait parti des choses dont il était le plus fier chez lui. Enfin, il avait opté pour un masque blanc nacré orné de quelques plumes qui laissait ressortir ses yeux divinement bleus. Il était beau et cela lui convenait parfaitement.

« Francis, je dois te remercier... c'était une bonne idée tout comme tes autres conseils de ce dernier mois. »

Arthur venait de parler. C'est vrai qu'en ce moment, il était souvent là pour lui...Mais c'était normal avec tout ce qui arrivait...

« C'est normal Arthur. »

Une belle musique s'élevait dans la salle. Oh, qu'est-ce que Francis avait envie de sortir son violon et de jouer un petit air. Voilà qu'il résonnait comme un autrichien !
De toute manière, le temps n'était pas à la musique, mais à la danse.
Il regarda à droite et à gauche, à la recherche d'une demoiselle (ou d'un damoiseau) à inviter puisque son partenaire avait filé vers la direction d'Autriche. Il ne lui en voulait pas, après tout il lui avait un peu forcé la main pour assister à ce bal. Ce bal à l'honneur de l'Empereur...D'ailleurs, où était-il ? C'était l'invité d'honneur...

Soudain, le sourire qu'avait pris Francis disparut. Combien il y avait-il de personnes dans cette salle ? Était-ce tous des partisans de l'Empereur...?
Il fronça les sourcils. Il ne savait pas ce qu'Autriche pensait du discours d'Evander, il lui semblait avoir entendu qu'il était neutre...Pas de raison de s'inquiéter n'est-ce pas ? Néanmoins, Francis palpa doucement de sa main l'arme à feu qui se trouvait caché sous son manteau bleu...

Une chevelure rousse passa soudainement devant lui, comme un flash, un rêve d'une demi-seconde. Son regard ne la quitta pas des yeux. Il ne l'avait jamais vu, pourtant...Elle ne semblait pas humaine. Qu'elle était belle !
Mais qui était donc cette femme ?

Francis ne perdit pas de temps et s'en alla le découvrir...


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Dernière édition par France le 15/10/2014, 15:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: D'or et de sang ( EVENT)   13/10/2014, 20:40







 ♦ D'or et de Sang  ♦
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De tout son long et svelte corps, il s'étira en poussant ses bras vers le haut jusqu'à un craquement d'os bien distinct. Certaines mèches de ses cheveux chocolat en bataille tombaient sur ses yeux verts que la sombre lumière des couloirs éclairaient faiblement. Une voix féminine, tremblante de gêne, lui bégaya quelque mots, faisant détourner son regard sur la jeune femme dont les cheveux blonds dorés cachant le visage rougi. Elle avait à demi-enfilé sa robe de travail, habit d'un noir corbeau, où seul le tablier blanc à la dentelle brodée avec soin apportait une petite touche de fantaisie et dont le corset mettait chaleureusement les formes de ses propriétaires en valeur. La cachait maladroitement ses seins nus de son corset détendu, visiblement dans le besoin d'une aide généreuse. Un sourire illumina le visage du bel hispanique ce qui fit rougir de plus belle la petite bonne de maison. Il pivota alors sur lui-même, un bras s'enroulant ensuite autour de la taille de la jeune femme pour ensuite mieux la ramener vers lui, en un langoureux murmure:

-Rapproche-toi, guapa et laisse Antonio s'en charger si tu le veux bien...~

Elle frissonnait sous le souffle de l'homme à qui elle avait dédié son corps l'histoire d'un instant et détourna le regard vers les mains de la nation qui entourait son ventre, un léger sourire mélancolique accroché à ses pâles lèvres. Pourquoi mélancolique?Mais tout cela était une autre histoire, voyons~ Souvenez-vous juste que ce n'est pas la première fois que les deux amants s'échangent passion. Et elle, savait que ça serait la dernière. Elle hoqueta de surprise quand il eut à forcer sur les cordes pour bien resserrer son corset et fit un solide noeud. L'humaine resta droite comme un piquet, n'osant se retourner pour croiser le regard envoûtant de son partenaire. A cause de ce qu'ils avaient pu commettre, elle pourrait facilement se faire virer si son patron ou sa gouvernante savait, elle le concevait pertinemment mais elle ne s'en souciait plus vraiment puisque personne ne les avait jamais vu et personne n'en avait rien su alors pourquoi aujourd'hui?Elle était certainement niaise de penser ça mais telle était sa pensée. Elle savait que la nation ne reviendrait pas de toute façon. Il lui avait dit dès le début qu'un jour il arrêterait leur relation pour quelconque raison. Il n'avait même pas eu besoin de se justifier, elle le savait depuis le début et tout ça avait été arrangé d'une façon éphémère. Ils n'étaient définitivement plus amants. 
Antonio remit son col correctement et fit volte-face en direction de la salle de réception. Le cliquetis de ses talons résonnaient dans les couloirs, le bruit s'éloignant de plus en plus de la servante. Même pas un adieu, il s'en allait simplement là où son devoir l'appelait alors que des perles d'eau s'écoulaient sur les délicates joues de la jeune femme. 

Le fort éclairage du salon aménagé l'aveugla presque mais son indéniable sourire ne s'enleva pas pour autant de son visage aux traits légèrement déformés en une grimace de gêne occasionné, un de ses yeux fermés, l'autre entre-ouvert. Au bout de quelques instants et surtout grâce à la magnifique odeur que dégageait les buffets disposés un peu partout à travers la salle. Si il y avait des tapas avec de la tomate, il allait bénir à jamais le créateur de ses merveilles. Il oubliait presque le fait qu'il avait été invité aimablement par Autriche lui-même et qu'il se devait de représenter son pays, ou en tout cas ce qu'avait été l'Espagne. En y réfléchissant un peu plus, il ne connaissait pas vraiment la raison de pourquoi était-il ici. Roderich l'avait invité, ce qu'il l'avait plutôt impressionné, et par respect et politesse il était venu. Mais c'est tout. 

Observant toutes les personnes présentes ici, d'un air perdu, il avait l'esprit ailleurs. Il resta simplement droit sur ses deux prothèses, pensif. Il attendait de voir la suite des évènements sans grande conviction. 


Dernière édition par Espagne le 17/12/2014, 12:05, édité 6 fois
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Leah A. Huxley
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MessageSujet: Re: D'or et de sang ( EVENT)   14/10/2014, 18:31





















 D'or et de sang
"A lonely speaker in a conversation, her words are swimming through his ears again..."





Leah connaissait son rôle par coeur.
Cela devait faire plus d’une demi-heure qu’elle se récitait mentalement tous les codes de l’étiquette à laquelle elle était soumise, histoire d’échapper à ce sentiment d’appréhension qui lui tordait le ventre.

Elle n’était pas spécialement introvertie, mais se rendre à des réceptions lui avait toujours plus ou moins pesé.
Non, rectification.
Le masque qu’elle portait durant ces soirées lui pesait.
Ce soir-là encore, chez l’Autrichien, il lui faudrait être la princesse parfaite qu’on attendait qu’elle soit. Et elle serait parfaite.
Comme d’habitude.

Leah pouvait se féliciter de ses talents d’actrice. Elle ne comptait plus le nombre de fois où elle s’était retenue de gifler son interlocuteur suite à une remarque - volontairement - désobligeante, notamment à l’égard d’Evander.
Mais non, elle restait toujours souriante, glissant çà et là quelques touches de sarcasme mielleux quand la rancoeur et l’agacement oppressaient sa poitrine. Elle se savait supérieure à ces quelques jaloux, après tout. Qu’étaient ces gens pour elle, à part quelques étrangers brassant de l’air ? La seule question qui était d’actualité quant à ces personnes, c’était de savoir si elles étaient alliées à son frère et l’Empire ou non. Le reste lui importait peu.

Si dans l’ensemble et dans ses paroles, Leah restait humble, elle n’en restait pas moins la Princesse de l’Empire, bien instruite, talentueuse et charmante, et surtout bien au fait de tout cela.
La nature l’avait ainsi faite, et ce soir, elle serait parfaite au bras de l’Empereur.
La jeune femme avait bien entendu mis un point d’honneur à être resplendissante. N’était-ce pas, en un sens, montrer la supériorité de l’Empire, que d’être mieux apprêtée que les autres ?

Son jupon, plutôt volumineux et long, était de couleur lavande, et un corset noir de jais enserrait sa taille. Une chemise à jabot, noire également, venait recouvrir son cou gracile et ses manches étaient resserrées au niveau du poignet. Ses cheveux blonds étaient retenus à l’arrière de son crâne par une pince et bouclés pour l’occasion, une anglaise seule laissée libre sur son épaule. Quelques perles aux reflets mauves étaient glissées par endroits dans sa chevelure.
Son masque, lavande lui aussi, était monté sur un bâtonnet, lui permettant de le mettre et l’enlever à sa guise. C’était aussi, jugeait-elle, plus féminin et distingué, tout comme ses mains gantées de dentelle noire.

Elle l’aurait juré sur tous les saints ; tout dans cette réception ne serait qu’apparences. C’était un bal masqué, après tout. Un défilé d’Arlequins en tous genres.

Leah soupira ; ce sentiment d’insécurité ne voulait pas la lâcher. Elle avait un très mauvais pressentiment quant à cette soirée, et elle songea l’espace d’un instant à simuler la maladie pour rentrer sagement au palais.

Elle se gifla mentalement. Svitlana était elle aussi présente ; et connaissant cette femme à la poigne de fer, son frère était protégé. Bien plus qu’il n’en avait besoin, c’était certain. L’ukrainienne était bien plus efficace et redoutable à elle seule qu’une armée entière.
Du moins, c’est ce que la jeune femme espérait.
Cette idée déclencha chez elle un frisson. Elle resterait tout de même prudente, comme le lui suggérait son estomac à travers ses multiples galipettes. Avoir complètement confiance serait absolument idiot, avec le recul.

Elle inspira profondément pour se calmer, le corset lui paraissait à présent bien trop serré pour sa petite personne.
Son visage se fit plus serein, ainsi que ses pensées.
Elle allait passer une bonne soirée, entretenir les gens sur un sujet de conversation puis un autre, manger des mets certainement délicieux, boire un peu aussi, mais pas trop, ça ne serait pas correct, et puis elle allait danser, danser, danser jusqu'à ce que la tête lui tourne et que le vertige soit comparable à l'ivresse et que cette peur qui lui serre les entrailles disparaisse.
Cela lui paraissait être un bon programme pour les heures à venir.

Elle sourit doucement à son frère, à ses côtés, murmurant un timide “Shall we go ?” à son égard alors qu’elle passait son bras sous le sien pour faire leur entrée.

Gloire à l’Empire, et que justice soit faite…



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Encore merci à Sue pour l'avatar et la signature~
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Evander A. Huxley
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MessageSujet: Re: D'or et de sang ( EVENT)   8/12/2014, 15:25






D'or et de Sang
feat All ♥





Evander avançait d'un pas tranquille dans l'allée menant au bâtiment qu'avait choisi la nation autrichienne. Comme tous le savaient, c'était là que se tiendrait le bal de ce soir.
Un soupir s'échappa des lèvres fines de l'empereur à cette pensée. Ça le fatiguait déjà, et il n'avait qu'une hâte, que cette soirée se termine.. Alors qu'elle n'avait toujours pas commencé.
Il n'avait jamais eu la moindre envie d'organiser une telle « fête ». Il n'avait jamais aimé ça : Ces espèces de réceptions où l'image compte plus que le reste, où il faut sourire à des personnes que l'on déteste, tout ça pour qu'au final, on ne fasse que cracher dans son dos.
Tout ces déballages de faux et de mensonges le rendait malade, et bien qu'il savait que ça avait son utilité, le rouquin considérait que ce n'était qu'une perte de temps. Cela avait toujours été le cas d'ailleurs : Déjà lorsqu'on l'avait fait sortir de la rue, des bas-fonds de la société, de là où il était né, et qu'on lui avait fait découvrir cette vie de petit prince, où tout n'était que du faux, il avait été accablé par l'horreur.

-Eeew..., un frisson lui parcouru la colonne vertébrale. Il n'aurait su dire laquelle de ces deux manières de vivre était la plus écœurante :
Celle où l'on est réduit à l'état d'animal, de pauvre déchet. Celle où l'on se bat pour survivre malgré l'horreur du quotidien. Faire parti de ceux qu'on déteste, ceux qu'on ignore, ceux dont on a honte, ceux qu'on ne veut pas aider, car on ne veut pas qu'ils soient vus. N'être rien d'autre qu'un être qui gêne, et qui entache ce si beau monde, ce monde si parfait...
Ou bien, faire parti de l'autre catégorie. Les gens bien, les gens riches. Ceux qui travaillent, ceux qui sont beaux, qui correspondent aux critères de base, et qui ne réfléchissent pas plus loin. Ceux qu'on aime bien, qu'on voit malgré nos œillères, ceux qu'on accepte. Ceux qui vivent sur un paquet de mensonges, ceux qui mentent même à leur proches, par peur de ne pas être accepté, pour ne pas se faire rejeter. On va même jusqu'à s'inventer une vie, une autre, puis une troisième encore. Tout est bon pour rentrer dans le moule d'une société pourrie, car après tout, si on n'y arrive pas, on est recalé, on est caché, on est une honte, on nous déteste.

Et ça, ça le dégoûtait. Oui, cette société le dégoûtait ! Pourquoi les gens ne voulaient-ils pas voir qu'il voulait la changer ? Était-ce un mal de travailler de manière à ce que tous soient acceptés ? Que tous puissent vivre comme ils le méritaient ? Ce n'était pas un travail facile, et Evander le concevait : il ne serait jamais capable de le faire seul, et encore après sa mort, il faudra continuer à refaçonner ce monde... C'était pour le meilleur. Beaucoup ne comprenaient pas aujourd'hui, mais ça viendrait, un jour ou l'autre. Il fallait être patient.

Evander soupira encore. Ce n'était pas le moment de se tourner les pouces... Il fallait que ce soir qu'il fasse la fête. Il fallait qu'il montre l'exemple.

Il tourna la tête, et posa les yeux sur Leah.
Elle était vraiment le parfait exemple du deuxième cas : Elle était belle et intelligente, elle souriait sans mal aux personnes qu'elle ne pouvait pas supporter, leur mentait sans le moindre remord, et chacune de ses paroles pouvaient être aussi dangereuses et mortelles que le venin d'un serpent. Alors que lui... Il était le parfait exemple de la première catégorie. Né dans la rue, on le regardait encore et toujours de haut malgré son statut. Il n'avait pas d'autre choix que de continuer à se battre, il le savait bien : Au moindre relâchement, beaucoup n'hésiteront pas à causer sa fin.
Après tout, lui n'était-il pas, comme les autres de son espèce, ceux issus de la rue, qu'un animal, qu'un déchet, celui dont on a honte et qu'on aimerait oublier ? Celui qui n'aurait jamais dû devenir prince, qui n'aurait jamais dû accéder au trône, et encore moins devenir empereur, celui qui devrait disparaître le plus tôt possible.
Evander serra les dents. Il ne leur laisserait jamais leur chance, jamais ! Il était l'empereur, l'homme le plus important, et le plus puissant de cette société pourrie jusqu'à la moelle. Et jamais les autres n'auraient sa peau.

-Shall we go ?

Ce trois mots, à peine murmurés par sa sœur firent sortirent Evander de ses pensées. Le rouquin la regarda pendant quelques secondes, comme perdu. Il en avait presque oublié où il était. Il lui fallut un moment pour revenir sur Terre et retrouver le sourire
Un sourire faux, comme tout les autres, nul-doute que sa sœur saurait le voir : Il venait de mettre son masque, mais pas celui du bal non. C'était celui qu'il portait tous les jours, un sourire factice, ainsi qu'un regard joyeux... Un masque parfait, et seuls ceux qui le connaissaient vraiment sauraient voir.
Peut être n'était-il dans le fond pas si différent de la première catégorie...

-Oui, allons-y.

Il attrapa son masque, celui qu'il devait porté pour le bal et le mit. Il était accordé avec toute sa tenue, en noir avec de très légères touches dorées.
Il ne portait pas ce soir son cache-oeil comme il en avait l'habitude, son masque ayant été conçu pour cacher l'orifice vide.
Pas de faute de goût quelconque, Evander devait avouer qu'il ne s'était pas cassé la tête : Sa tenue était simple, mais pas moins classe.
Il était beau pour cette soirée, et ça le fatiguait.
L'empereur retint de nouveau un soupir, et entra dans le bâtiment. Il souriait comme il en était forcé, tout en saluant les personnes sur son chemin. Il ne s'attarda cependant pas, ni ne prit le temps de regarder la pièce, et d'en admirer les détails : Svitlana l'avait déjà scrutée dans les moindres détails, il n'y avait donc pas d'inquiétude à avoir.
Evander ne tarda pas à arriver à la hauteur de l'autrichien, et salua leur hôte de ce soir :

-Bonsoir Autriche.

Son code de conduite, qu'il connaissait par cœur, le lui dictait, alors il serait un homme exemplaire ce soir.

-May I ?

Plus qu'une question, c'était un ordre. L'empereur ne comptait pas attendre la réponse de la nation pour commencer à s'exprimer. Alors il se tourna vers les invités, remarquant ainsi que toute leur attention était déjà portée sur lui. Cela signifiait qu'il n'allait même pas pouvoir taper sur un verre avec une cuillère pour faire comprendre aux gens présents qu'il voulait parler.
Quel dommage.

-Mesdames et messieurs ! Nation ou non... Tout d'abord, bonsoir, il sourit, et marqua une courte pause. Si nous sommes ce soir réunis, ce n'est pas pour encore se faire la guerre, se battre, ou bien encore s'entretuer... C'est pour la paix ! Ne pensez-vous pas, vous aussi, que ce conflit n'a que trop duré ? Sachez, mes amis, que j'espère sincèrement que ce soir, vous et moi, nous trouverons un compromis pour y mettre fin.

Des mots, des mots, uniquement des mots. Creux pour Evander, sans le moindre intérêt. Jamais il n'y aurait de « compromis », même pas la peine de rêver.

-Mais nous en parlerons plus tard, voulez-vous ? Cette soirée est une fête, c'est un bal mis en place afin de pouvoir mettre nos différents de coté, et nous amuser ! Alors, je tiens à vous souhaiter une bonne soirée, mes amis. Nous reviendrons sur des sujets plus sérieux une autre fois.

Et sur ces mots, Evander salua une dernière fois ce que l'on pourrait appeler « son public », et quitta cette espèce de scène improvisée. Il alla rejoindre Svitlana qui se tenait un peu plus loin, et se détendit à mesure que les regards le quittaient, et que la fête commençait.
Il soupira. Ce fut léger, imperceptible, mais cela arriva. Il reprit rapidement contenance, et finit par demander, l'air de rien :

-Avant que je ne doive y aller avec Leah, dis-moi, as-tu vu quoi que ce soit de suspect ?

Il se doutait de ce que Svitlana allait dire : Si il y avait eut un problème, quel qu'il soit, jamais il n'aurait mis les pieds dans cette salle.
Une fois sa réponse obtenue, il irait, sans un mot de plus pour sa conseillère, danser, comme il se devait de le faire, manger, boire -mais pas trop-, il discuterait avec des gens qu'il déteste, leur sourirait comme s'il les appréciait, allant d'un sujet creux à un autre, jusqu'à changer d'interlocuteur.. Et ce, jusqu'à-ce qu'il puisse repartir...
Il ne devait pas s'inquiéter, la boule de stresse qui grandissait dans son estomac n'avait pas lieu d'être... Cette soirée se passerait bien, Svitlana y veillait...

Evander tentait tant bien que mal de s'en persuadé. Si seulement il avait su ce que le destin lui réservait...


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MessageSujet: Re: D'or et de sang ( EVENT)   15/12/2014, 16:54

Spoiler:
 


D'or et de sang.

   
"Pays, arrêté à mi-chemin
entre la terre et les cieux,
aux voix d'eau et d'airain,
doux et dur, jeune et vieux,"
~ Rainer Maria Rilke.
La valse résonnait harmonieusement dans la salle, et tandis que l'orchestre faisait part de sa maestria, chaque invité prenait place, jouait son rôle dans cette pièce grandiose. Chaque acteur, à son insu, suivait les injonctions muettes du discret metteur en scène qu'était Roderich. Guère différement des pièces sur un plateaux d'échecs,  rebelles comme partisants de l'Empire prenaient place, se jaugeant, tous si chargés de ressentiment et de determination qu'il ne faudrait qu'une étincelle pour allumer le brasier. Une étincelle que l'autrichien saurait faire jaillir au moment oppotun à n'en point douter. Celui ci, parcourait la grande salle de sa residence d'été, s'imprégnant de cette atmosphère rieuse de fête,  ces mondanités subtiles, ce remous d'élégance et de noblesse à laquelle chacun s'astreignait tant bien que mal.

Autriche allait et venait, à l'aise, dans son élément, faisant éloges sur la toilette des femmes mettant en valeurs leurs formes de créatures de désir, et sur l'agilité intellectuelle des hommes qui se sentait obligés d'aborder ici sujets de sciences, de philosophie ou d'art. Les seins serrés dans leurs corsages, a peine dissimulées par leur robe de mousseline, les demoiselles cherchaient à attirer l'attention de l'hôte qui, plus par galanterie que par désir quelconque, répondait à leurs sollicitations muettes par des oeillades flatteuses. L'abondance et la richesse étaient les parfums dominant ici. Ils mettaient à mal certains de ses homologues nations n'ayant point comme lui le gout du luxe, du calme et de la volupté.

Puis, comme un seul être, un hydre chamarré, tout ses regards se tournèrent comme un seul vers l'entrée. Ces êtres disparates qui peuplaient la salle, en cet instant ne formaient qu'une unique conscience, puis, d'abord ténue, la rumeur des conversations revint. Sans attendre, Autriche alla au devant de son principal invité, la cause de tout, avec une feinte et très bien maitrisée apparente joie de le reçevoir. Roderich était faux, il l'avait presque toujours été, il avait porté l'hypocrisie au rang d'art, celui de savoir mentir avec sincérité. Les plus perspicaces n'auraient su voir que paré de cette noblesse pervertie il en portait autant les tares que la respectabilité. Il était l'allégorie même de cette fatuité dominatrice, camouflée sous flatteries et faux semblants. Lorsqu'il salua l'Empereur ce fut avec une déférence imitée à la perfection. Politesse et courtoisie, il s'arrêta même pour deposer un délicat baisemain sur la peau de nacre de sa jeune soeur. Pour lui même, en son for intérieur il se riait de cet Empereur, moins qu'un parvenu, son sang n'étant aucunement bleuit par la grâce de sa naissance. Cela se voyait. Il y'avait encore en lui quelque chose d'incertain qui aux yeux d'Autriche ne lui faisait aucunement mériter le titre d'Empereur. Des empereurs, l'enfant du Danube en avait cotoyé de nombreux et s'ennorgeuillissait d'avoir été la patrie de la glorieuse dynastie Habsbourg. Mais cet homme qui jouait au dirigeant avec ses petits discours était loin d'avoir la carrure et la prestance d'un Habsbourg. Ni gloire, ni honneur. C'était proprement risible.

Lorsque celui ci eut terminé de s'adresser aux invités par des formules des plus usuelles et dépourvues d'interêt la soirée reprit de plus belle. Il était temps d'agir. Quel dommage qu'aujourd'hui les souverains fussent tous immunisés au poison ! L'autrichien alla trouver son second, mélée dans la foule sous la fausse identitée d'un héritier d'une riche famille de l'aristocratie de Salsbourg. Le jeune homme fut discrètenent chargé de faire fermer toutes les issues, faire poster des tireurs et prevenir les autres rebelles. Johannes était un homme de confiance, chef d'un mouvement insurgé avant que la nation ne décide d'organiser la rebellion. Des mouvements nationalites et des soulevements populaires il y en avait eut et ils s'étaient intensifiés au cours du temps. Autriche prit place en retrait pour observer quelle serait l'ampleur de ce qu'il avait déclenché, proche d'un point de retraite au cas ou il serait contraint de fuir. Tout allait se jouer dans les prochaine minutes, les ordres étaient données, la pièce était écrite, il ne restait plus qu'a la jouer...


   
   

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MessageSujet: Re: D'or et de sang ( EVENT)   17/12/2014, 15:12

D'or et de sang

Event

Don’t go around saying the world owes you a living. The world owes you nothing. It was here first.
— Mark Twain



Svitlana observait le ballet incessant des invités et des serveurs, se mouvant à travers la foule avec des mouvements félins et mesurés. En apparence elle semblait apaisée, calme, détendue, mais pourtant elle se tenait prête à bondir et à refermer ses crocs sur celui qui aurait l'audace de menacer son territoire. Elle sentait que cela arriverait. Son échine était parcourue de frissons qui roulaient comme ces vagues menaçantes qui précédaient la tempête.

Elle écoutait l'Empereur d'une oreille distraite ; tous ces mots n'étaient que des façades bien pensantes pour nourrir les esprits faibles et égarés d'une population désespérée. Comme il était confortable de se complaire dans les codes de la société, comme il était satisfaisant d'entrer dans ce carcan de métal qui redressait le corps et l'esprit. Oh non, Svitlana n'avait pas toujours eu ce genre de pensées.

Mais lorsque tout devient trop dur, lorsqu'être soi-même est un fardeau au lieu d'une bannière flottant fièrement au-dessous d'un ciel d'orage, alors se pousser à être ce que l'on attend de nous était un soulagement intense. Elle n'avait plus à s'en faire, plus de réflexions et de méditations inutiles : elle suivrait l'Empereur, dût-elle en mourir.

Elle toisait la masse grouillante avec un dédain certain. Regardez-les, comme ils sont beaux, comme ils sont sages. Svitlana savait pertinemment que sous l'apparente colonie d'insectes inoffensifs se cachait une horrible bête, une hydre dont les têtes coupées repoussent encore et toujours. C'était une maladie difficilement curable, la rébellion. Lorsqu'un idiot commence à réfléchir, d'autres le suivent, au lieu d'occuper leur esprit à servir leur monde.

Une vague réminiscence lui remontait en tête ; elle était avec son père, et il lui disait, de sa voix chaleureuse, avec son lourd accent qui pesait sur les syllabes et faisant chanter les mots : "Ce monde tout entier n'existe que par toi." Et c'était vrai. Un monde n'existe pas sans des âmes prêtes à se sacrifier pour le protéger.

Un monde parfait n'existait pas, mais on avait le droit, peut-être, d'essayer.

Ramenée à la réalité par un nouveau frisson, elle porta instinctivement sa main à son poignard, puis balaya ses environs d'un regard rapide. Ses yeux bleu de givre se posèrent sur l'Empereur. Un doute lui saisit l'esprit comme un étau.

Il va se passer quelque chose.

© Kaamee

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Berlin
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MessageSujet: Re: D'or et de sang ( EVENT)   18/12/2014, 18:24

D'Or et de Sang.

Event

Schizophrénie mode : ON
Type d'hallucination : Auditive-Visuelle-Tactille
Apparence de l'hallucination : Claus Von Stauffenberg s'adresse à lui en italique.



Les invités arrivent les uns après les autres. C’est un défilé qui s’organise doucement. Les nobles se pavanent car ils ne savent rien faire d’autres. Je trouve ça regrettable pour eux. Enfin, tout le monde ne peut pas être capable de réfléchir. Se serait bien trop dur pour eux. L’apparence s’achète, l’intelligence non. Je retiens un sourire nerveux en écoutant avec attention ce que les hommes de mon organisation me transmettent. Les différents chars étaient définitivement en place et il n’y avait plus qu’à attendre l’arrivée du protagoniste principal. Un frisson parcourt mon dos et je contiens un sourire. J’ai hâte de passer à l’action, j’en tremblerais presque d’impatience. Mais je dois me maitriser parfaitement pour ne pas attirer l’attention. Si des regards méfiants se tournent sur moi, je ne pourrais plus rien faire. La surveillance est certainement très importante ce soir et il ne faut sous-estimer personne. Les masques ne sont pas là que pour faire le beau ce soir. Ils sont surtout là pour dissimuler les véritables intentions de tous. Je tourne mon regard sur Stauffenberg qui semble être tout aussi méfiant que moi. Au fond de moi, quelque chose me poussait à devoir faire attention. Comme si une petite voix me disait qu’au moindre faux pas, tout serait fini et ce, aussi infime soit-il. Les ennemis sont partout et il faut rester méfiant. Ma confiance n’ira même pas aux autres nations qui pourraient être complices de l’Empereur. Il n’y a que mes collègues qui comptent. Enfin, dans la mesure où l’un d’entre eux ne soit pas un traitre, chose dont je doute.

Et vous voilà enfin Evander. Le pion principal arrive en scène après s’être longuement fait attendre. Etait-il en train de prendre les paris sur le nombre de personne qui attenterait à sa vue ce soir ? Ce serait amusant. Mais en cas de défaite de  se part, il ne sera plus là pour voir le résultat. Et c’est bien ce que beaucoup souhaite ici. Au diable les interdits, il est tellement excitant d’enfreindre les lois. Surtout lorsque cela permet de se débarrasser de parasites.
Je détourne mon attention de l’Empereur pour faire mine de m’intéresser au banquet. Je n’ai pas faim bien sûr mais l’un de mes panzers IV H attend gentiment caché dessous. N’ayant pas d’arme sur moi, je préfère réduire la distance entre mon arme à feu et moi-même en cas de problème. Les hommes de la Walkyrie sont tendus, je l’entends et le sens lorsqu’ils parlent. J’espère juste qu’ils ne le montrent pas. S’ils attirent l’attention sur eux, il faudra avorter l’opération. Bien évidemment, une retraite éventuelle a été étudiée après une étude soigneuse du plan des lieux. Et si nous on découvre nos identités, nous rentrerons tout de même à la capitale. Mais pas dans celle connue de tous. Rares sont les personnes à connaitre l’existence du réseau souterrain qui se trouve sous la ville et que nous avons commencé à aménager pour en faire l’un des QG de la Walkyrie Widerstand. Nous y avons largement de quoi cacher des hommes, du matériel et j’en passe. Il faudrait presque remercier Hitler d’avoir eu de telles ambitions mais il est hélas pour lui hors de question de lui faire cet hommage. Il a trop desservi notre pays pour mériter cela. Je retiens un rire nerveux à l’idée que la Résistance recourt à des souterrains conçus par un dictateur pour planifier ses actes sur un autre. Douce ironie.

[♪♫ Fast as the wind, the invasion has begun
Shaking the ground with the force of thousand guns
First into line of fire, first in to hostile land
Tanks leading the way, leading the way♪♫]


Je tente de rester calme et de réfléchir aux meilleurs agencements de nos forces en fonction de la position d’Evander qui s’avance pour faire son discours que je me fatigue à peine à écouter. Je ne veux pas me laisser salir par son hypocrisie. Je commence à demander le positionnement des chars et l’orientation des canons. Ils seront plusieurs par zone à cibler compte tenu de la distance obligatoire à mettre avec la cible pour éviter qu’il ne se fasse repérer. Je commence à regretter de ne pas avoir prévu de pièces d’artillerie. N’étant pas étudiés pour la première ligne mais le combat à distance, elles auraient pu nous être utiles. Je retiens un rire nerveux. La Grosse Bertha et le Mortier Karl auraient été un bon couple de danse mais hélas, ils ne sont pas connus pour leur discrétion. Il aurait fallu jouer sur des pièces plus petites et mobiles. Je m’en veux de ne pas y avoir songé plus tôt mais il faudra faire avec. Je donne les cibles à mon équipe : l’œil valide d’Evander, son crâne ou l’une de ses articulations en favorisant soit les épaules soit les genoux pour les tirs à l’explosif et le cœur autant pour l’explosif que le perforant. Puis je me résigne et demande à ce que l’on vise également au perforant son crâne. Les différents panzers se mettent en place rapidement et je positionne également les miens. Mon Tiger I est concentré sur la tête de l’Empereur, le Tiger II sur sa poitrine et mon second Panzer IV H également sur sa tête. Les autres sont impatients de tirer mais il faut attendre. Je refuse de l’attaquer pendant son discours. J’ai mes principes et il ne semble pas convenir à tous. Je les soupçonne de croire que je suis sur le point de ne rien faire et d’abandonner l’opération. Mais c’est faux.

« Tu devrais te méfier lorsque tu prends ton temps, tu peux laisser passer des occasions qui ne seront pas prêtes de se reproduire.
- Je le sais Oberst Von Stauffenberg. Mais je ne veux rien laisser au hasard. Se précipiter serait tout aussi stupide. »

Le discours se termine et l’Empereur quitte la scène tandis que le bal retrouve son animation. Et c’est cela que j’attendais. Le problème du discours était que le silence était trop important pour permettre un coup de feu et dans l’immobilité totale, un geste aurait pu vite trahir. Certes, le mouvement de la foule et d’Evander compliquerait la tâche des panzers cependant, il est plus facile de fuir au sein d’une foule dansante que d’une assemblée se laissant volontiers asperger par les mensonges de son souverain. J’ordonne que chaque panzer conserve bien la cible qui lui a été attribué. Mon regard se détourne de la cible lorsque celui que je suppose être le second d’Autriche vint vers moi pour m’avertir du début des opérations. Je me contente d’acquiescer simplement en retenant un sourire moqueur. Autriche pense-t-il réellement que j’attendrais gentiment son approbation pour passer à l’action ? Quel idiot. Il avait peut-être organisé la soirée mais n’aurait pas la moindre influence sur les faits et gestes de la Walkyrie Widerstand. La seule chose que je guette patiemment, c’est l’occasion parfaite. Je dois admettre une chose  cependant, la Walkyrie Widerstand a en grande partie était créée pour tuer Evander, si nous réussissions ce soir, nous marquerons l’Histoire mais nous signerons également les premiers pas vers la dissolution de cette organisation. Enfin, les règles du jeu sont ainsi et nous n’y changerons rien.

[♪♫Charging the lines with a force of a furious storm
Fast as the lightning phantom's swarm
200 miles at nightfall taken within a day
Thus earning their name, earning their fame♪♫]

L’impatience ne cesse de se faire sentir de plus en plus parmi mes troupes. Je n’ai rien contre une bonne vieille Blitzkrieg mais à la différence du passé, nous ne pouvons pas dévoiler la position de notre puissance de feu et la faire avancer. Surtout qu’il nous manquerait également le soutien aérien et que nous sommes loin de rivaliser avec la 7ème division de blindés de l’époque. Mais ils vont bientôt obtenir ce qu’ils désirent. Evander s’est d’abord rapproché de Svitlana et c’est alors que je décide de modifier mes plans et je demande qu’un tiers des forces de feu soit orientées sur elle. Si nous ne parvenons pas à toucher Evander mais que nous pouvons la blesser voir pire, elle ne pourra pas lui venir en aide. Je cherche la sœur de l’Empereur du regard avant de décréter de la laisser tranquille. Elle ne vaut pas la peine de disperser davantage nos forces. Deux cibles suffiront amplement. Les voyants calmes tous les deux, je décide de débuter l’opération.

« Feuer Fr- »

Je m’interromps dans mon ordre, provoquant la frustration des membres de l’organisation. Evander a bougé et nous ne pouvons pas nous permettre le moindre faux pas. Nos panzers ne seront pas assez précis pour toucher une cible mobile. Je veux être certain de son immobilité.
Mes hommes n’ont pas tardé à repositionner les canons de leur panzer sur leur cible. Je leur donne pour consigne d’essayer d’éviter les invités cependant, j’ajoute que dans une guerre, il y a souvent des dommages collatéraux nécessaires. Pas de protestations et ils se remettent tous à guetter mes ordres. Je respire calmement afin de rester maitre de moi-même et m’assurer ainsi une réflexion posée et logique. J’ignore pour combien de temps Evander va rester immobile mais il va falloir profiter de la situation. Je ne demande aucune modification des cibles concernant l’Empereur mais en ce qui concerne cette chère Svitlana, je décide de concentrer les forces de feu de manière à l’immobiliser mais pas la tuer. Je préfèrerais la voir impuissante au sol avec des articulations explosées que morte. Je voudrais qu’elle puisse profiter de la vision de son Empereur s’effondrant au milieu de la salle si l’occasion se présente. Je demande à ce qu’on vise ses hanches et épaules en maudissant la robe qui dissimulait l’articulation de ses genoux. J’ajuste mes propres canons et rapproche mon Panzer IV H destiné à me servir de pistolet au besoin. A l’instant où je donnerais mes ordres, tout s’enchainera très vite. Nos panzers sont prêts à répandre des explosions et du poison et je ne souhaite à personne de se mettre sur le chemin de leurs obus. Nouvelle respiration puis je laisse enfin échapper :

« Feuer frei. »

L’instant suivant, plusieurs détonations retentissent. Je reste de marbre en songeant à la suite. Si personne n’était touché, l’ordre avait déjà été donné. Chaque membre récupéré un ou deux panzers et s’en serviraient sous sa forme de pistolet pour en faciliter l’utilisation. Nous n’en laisserions que quelques-uns sous leur forme initiale au cas où. Mon regard cherche Evander parmi la foule qui s’agite et je retiens l’envie de me mordre la lèvre en le voyant en vie et à peine érafler. Sa joue avait été coupée, un peu de sang saignait mais rien de grave. Probablement un obus perforant. Un obus explosif semblait avoir atteint un de ses bras aux vues des brûlures des vêtements et de la chair qui ressortait dessous. Encore une fois, rien de bien grave. Une de ses épaules semblait avoir connu le même sort. Pour le reste de son corps, je ne peux en dire plus à partir de là où je suis. L’agitation de la foule est trop importante. Je recherche Svitlana du regard mais sans parvenir à la trouver. Où diable était-elle passée elle aussi ? Je jette un regard à Stauffenberg mais il n’a pas l’air d’en savoir plus. Je reste calme et fait mine, comme le reste de la foule de chercher les tireurs. Sauf que contrairement à tous ses idiots qui s’agitent lamentablement, je sais où se trouve chaque origine de coup de feu. La première rafle de tir étant en échec, nous passons aussitôt à la suivante. Chacun récupère son panzer et l’arme comme un pistolet sauf moi. Je préfère attendre avant de sortir mon Panzer IV H de sa cachète. Sait-on jamais. Tout va très vite. C’est un véritable champ de bataille et une fois que tout le monde est prêt je finis par lâcher :

« Panzer Vor. »


[♪♫They are the Panzer Elite
Born to compete
Never retreat
(Ghost Division)
Living or dead
Always ahead
Fed by your dread♪♫]





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Qui baigne ses mains dans le sang, les lavera dans les larmes.
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MessageSujet: Re: D'or et de sang ( EVENT)   29/12/2014, 17:59


   
   
D'or et de sang
   
   
    Feat Autriche, Svitlana Kaminski, Berlin, Danemark, Suède, Écosse, Belgique, France, Espagne, Leah A. Huxley, Evander A. Huxley.


   
La tête près de celle de Anri, je savourais chaque note l'une après l'autre, enivré par l'odeur douce de son parfum, parvenant à mon nez à chaque mouvement de sa douce chevelure.

Les yeux fixés aux siens à travers les fentes de nos deux masques, j'étais un peu ailleurs et partout à la fois, dans un monde de danse et de masques. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et notre danse dut s'achever.

M'éloignant d'elle, mais ne lâchant pas sa main, je la guidai jusqu'à l'attroupement formé par les invités et d'où ressortait la chevelure à la couleur vive de ce damné tyran. Un Empereur ? Mais bien sûr...

Parmi toutes les nations composant les invités, nombreux furent ceux qui connurent Empereurs et tyrans. Au même titre que rois et présidents. Tiens, ça rimait...

Secouant légèrement la tête au point que ma pommette fut frôlé par le pompon accroché à mon fesi. Je préférai, par ailleurs, me concentrer sur lui que sur la figure « d'autorité » qui venait d'ouvrir la bouche.

Oh, j'écoutais le discours, cela va sans dire ! Après tout, toute information est bonne à prendre, pourvu qu'on sache quoi en faire ensuite...

Enfin, discours... Grand mot pour des termes si creux. Ça parle de paix en voulant la guerre. Et je vois bien dans son œil le mépris qu'il nous porte. Faudrait être aveugle pour ne pas le voir.

Je resserrai ma prise sur Belgique, lui souriant pour la rassurer. Bien sûr que j'avais peur. J'avais juré fidélité à l'Empereur, mais pas pour moi. Et je voyais se profiler le jour où je devrais faire preuve de cette fidélité.

Alors, lorsque les derniers mots quittèrent sa bouche, je me crispai, une étrange sensation me prenant tout entier. Le danger était là, tapis parmi nous.

Je le savais, il va sans dire. Mais là, il était imminent.

Lorsque les premières détonations firent vibrer l'air, j'eus le réflexe de plonger vers le sol, embarquant avec moi ma cavalière et la protégeant de mon corps.

Ce serait le moment idéal pour faire jaillir une de mes lames hors de ma manche et ainsi viser la chevelure flamboyante, mais je n'étais pas seul. J'avais mon peuple derrière moi, j'avais une couverture à tenir.

Par contre, si on était plusieurs à le cribler de nos... « attentions », je ne dirais pas.

Soyons francs, quelque soit l'issue de cette soirée, nous en payerons le prix. Tous ensemble car impossible de déterminer l'ennemi, ou seulement certains alors que les « fidèles » auraient tout tentés pour protéger Éventreur.

Alea jacta est.
   

   

   

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MessageSujet: Re: D'or et de sang ( EVENT)   23/2/2015, 21:19

D'or et de sang

Feat. beaucoup de monde~



Un long frisson traversa Danemark de part en part au son des détonations, et le temps sembla désagréablement s'étirer tout en étant bien trop court pour agir à partir de cet instant.
Son premier réflexe fut de chercher désespérément du regard le suédois, son seul repère fiable pour le moment.

Son coeur battait la chamade. Peur, anxiété et surprise se mêlaient à une certaine excitation et à l'adrénaline. Ce soir, il lui faudrait faire des choix, et vite, et pas des moindres.
Son choix, il l'avait un peu déjà fait en arrivant, en repérant une très belle hache accrochée à l'un des murs de la belle salle.
Il se précipita vers la hache pour s'en saisir, et son masque tomba lamentablement au sol. Une goutte de sueur roula le long de son front tandis que son cerveau tentait d'assimiler toutes les informations.

"Je suis à une réception organisée par Autriche et l'Empereur..."

Ses doigts se refermèrent sur le manche de l'arme.

"...qui est en fait un attentat visant l'Empereur..."

Son regard accrocha enfin celui de Berwald, et en quelques pas rapides, il le rejoignit.

"...Par mes couilles, ça va être génial."

Il lança un grand sourire au suédois. Cet état de panique lui rappelait vaguement les raids Vikings et l'idée d'un combat ne lui déplaisait pas tant ; en revanche, celle de personnes lui étant chères blessées ne l'inspirait pas trop, aussi il resterait plutôt prudent.
Enfin, il tenterait.

Il devenait incontrôlable dans la fureur du combat - du moins était-ce le cas à l'époque. Il avait plutôt de la chance jusque là ; le tranchant de la hache n'était pas trop émoussé, bien qu'elle soit, en apparence, uniquement vouée à la décoration de la pièce.
Il soupçonnait cependant que les armes étaient bel et bien faites pour le combat à la base et n'avaient pas été placées là par hasard. Il haussa les épaules. Il s'en fichait.

L'Empereur en lui-même n'était pas tellement à craindre - ne parlons pas de la brindille qui lui servait de sœur - aussi le danois cherchait la louve de l'Empire, la conseillère, Svitlana Kaminski, qui, elle, représentait un danger.
Sa réputation d'escrimeuse hors-pair n'était plus à faire et il déglutit difficilement en songeant à la froideur avec laquelle elle était capable d'agir.
Cette femme cumulait tout, songea-t-il. La vivacité d'esprit mais aussi celle de l'épée lorsqu'elle combattait ; une langue aussi acérée que sa lame lorsqu'elle parlait ; et pour ne pas gâcher, la regarder n'arrachait pas les yeux.

Matthias passa sa langue sur ses lèvres sèches, comme un prédateur guettant sa proie et fit tournoyer son arme quelques instants en l'air, histoire de vérifier s'il n'avait pas trop perdu la main.
Il savait bien que non, mais il ne pouvait pas se permettre de faillir, ce soir.
Oh, qu'il était excité d'enfin pouvoir agir pour la Rébellion. Les masques d'hypocrisie et de complots tombaient enfin - c'était le cas de le dire. Faire dans la dentelle n'avait jamais été son fort et un bon vieil attentat l'arrangeait bien.
Il n'y a pas lieu de mentir dans un combat. On ne peut pas faire semblait d'aider. On ne peut pas faire semblant de mourir.

Le danois ne savait pas vraiment sur qui il pourrait compter, aussi, ses priorités étaient de rester en vie, garder Berwald en vie et éventuellement faire sa fête à Kaminski - et pas forcément dans cet ordre.

Avec un sourire carnassier qui paraissait mal venu dans une situation pareille, il s'adressa à l'autre nordique :

- Lorsqu'ils parlaient de viande goûteuse, je ne pensais pas qu'ils tenteraient de réduire Huxley en bouillie. Remarque, ça me va. T'es prêt ? Ça va ?


© Kaamee


[[Je m'excuse platement pour le délai de réponse, vraiment QAQ]]

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MessageSujet: Re: D'or et de sang ( EVENT)   24/2/2015, 18:19

D'or et de sang

Event


Where the battle rages, there the loyalty of the soldier is proved.
— Martin Luther


- Lorsqu'ils parlaient de viande goûteuse, je ne pensais pas qu'ils tenteraient de réduire Huxley en bouillie. Remarque, ça me va. T'es prêt ? Ça va ?

Berwald avait eu du mal à assimiler tout ce qui venait de se passer, à vrai dire. Il avait bien prévu quelques artifices au cas où la situation tournerait mal mais il n'imaginait pas... Qu'elle tournerait aussi mal. Il tentait désespérément de calmer les battements frénétiques de son cœur, mais le fait d'être à proximité de Danemark le rassurait déjà. Cela faisait des années que les deux n'avaient pas combattu l'un aux côtés de l'autre, mais il y avait quelque chose de rassurant dans cette présence, comme une vieille réminiscence nostalgique qui refait surface.

- Je crois, grogna Berwald tout en extirpant adroitement le couteau aiguisé caché dans sa prothèse mécanisé.

Il avait toujours été plus adroit avec les épées qu'avec les haches. Pour lui la précision du coup était plus importante que les dommages. Ce qui n'était pas le cas de Danemark. Il ne pouvait cependant nier que le Danois était une véritable teigne en combat, comme pouvaient en témoigner les cicatrices qui lui barraient le torse.

Berwald se rendit compte qu'il n'avait jamais combattu avec sa prothèse et s'inquiéta de savoir s'il allait être aussi adroit que lorsqu'il était en pleine possession de ses deux bras. À priori tout était huilé et réglé comme il le fallait, cependant elle n'avait jamais été poussée jusqu'à une utilisation aussi extrême.

Il n'y avait qu'un moyen de savoir, tester.

Son regard se tourna vers Danemark ; il s'inquiéta en voyant son sourire. Un Danois souriant avant un combat n'était jamais bon signe. En suivant son regard, il aperçut la conseillère de l'Empereur qui maniait son épée avec une grâce et une efficacité troublantes. Matthias ne se rendait probablement pas compte que c'était un adversaire extrêmement dangereux pour lui ; il n'y voyait qu'un combat excitant.

Il voulut le mettre en garde mais il savait que cela n'aurait servi à rien. À l'heure qu'il était, Danemark était déjà bien trop électrisé par la perspective du combat.

- Matthias il faut que j'évacue les civils. Tu fais ce que tu veux mais je t'en supplie, ne m'oblige pas à ramasser tes boyaux un par un.

Sur cet avertissement, Berwald s'en retourna et courut pour aider les blessés à se relever et à quitter le champ de bataille, l'anxiété lui tordant le ventre.

© Kaamee

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Merci Alyna ♥ :
 
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MessageSujet: Re: D'or et de sang ( EVENT)   

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